ETUDES SUR LA MALADIE DES VERS À SOIE MOYEN PRATIQUE ASSURÉ DE LA... Louis Pasteur m UlgiEQd [.■/(_. ÉTUDES MALAniEDES VERSASOIE, .viiii:s i'iî.iin,n"! \-M 1^1- liiiis éle- rer l'élude^d^' limtes ijoeslioiis qui si' rattaeliaii'iil à cettf épizootie persistante, tant au point de vue de lu pathologie qu'à celui de l'hygiène. • La grande autorité scientifique de H. Dumas, sa parfaite Digilizefl ûy Googic PHÉFACE. Il connaisKanee do riniluslrii; rfi; lu soii;, princip;!! revenu do son pays natal, lui valurent l'honneur il'êtn' TorgHao tîii Sénat dans ccUu iniporlanle ullaii-e. C'est au moment où il rétligcait le Rapport qu'il devait lire à l'émincnte assemblée, que M. Dumae m'entretint pour la première fois du fléau qui désolait le midi de la France, et qu'il m'engagea à me livrer résolument à de nouvelles recherches eo vue de te conjurer, s'il était pos- sible. I Yolre proposition, écrivis-jc à mon illustre confrère, me jette dans une grande perplexité; elle est assurément trËs-Uatleuse pour moi, son but fort ék-vé, mais oombien elle m'inquiëteet m'embarrasse 1 Considoro/.. je vous ji[i.>, que je n'aî jamais touché à un ver à siiie. Si j'avais une partie de yos connaissances sur le sujet, je n'hésiterais pas : il est peut-fitre dans le cadre de mes études présentas. Toulerois, le souvenir de vos bontés me lùsserait des regrets amers si je refusais votre pressante invitation. Disposez de moi. • M. Dumas me répondit le 17 mai i863 ; < Je mets un pris extrême à voir votre attention fixée eut la question qui intéresse mon pauvre pays; la misère dépasse tout ce que vous pouvez imaginer, t Je quittai Paris le 6 juin r865. me rcmlanl à Alais. dans le département du Oard, le plus iinporiaiit do mus nos dépurtenii.'uls pour la culture du mûrier, et celui où la maladif sévissait avec la plus crutlle intensité. La récolte avait ôlo di'pluiMble. uiie des plus mauvaises que l'on eût j;im;iis vui'S, Liialgro l'appoint d'exoellenles graines arrivées du Japon. Les édueatluns venaient d'être terminées. On put néaniimins ai'i-n iniliijner une qui touchait a sa lin et qui était située à un kilomètre de la ville. Je m'installai auprès de la petite magnanerie, mo familiarisant do mon mieux avec la nature de la maladie par d'incessantes obser- vations. Je rendis compte de celles^^i & l'Académie des -■jlll iK6b. X. Mes cludes des année ibsi'c|iirii[<'s II mil rii' <|ii<' Ir (lu velop peinent de prc I II j I r dé 1 I I 1 I I I I p I I ^ 1 I j 1 i 1 [ bi 1 I , I , ■Il iillnr m,x s;illlù, ji' MJls liniirux -Ir Irv ;,\„i|. ,.„|,v 1 1 1 i I P 1 I 1 I J 1 L-ui-eire moins d vclai que ceux que ] awins pu iiik iiiIm reclierclius poursuivies dans le chump tlt^ l;< sck^mui n, J ! s. f d p niq 11 (Il pl I 1 il q I I I 1 q I I i ppl I ! M 1 1 is le salutaire exemple des longs eiïurls dan Digilizea By Google ÉTUDES MALADE DES VERS A SOIE. INTRODUCTION. ClUniHE PBEHIER. dans un travail couronnâ par rAiuidi;iiiic du Gard : n Le voya- geur ^ui aurait parcouru, il j a unu quiiuwînc d'années, les inon- tBgnci do CévcuDci, ut qui reviendrait actudlenient but ses paa, serait ftonnë et virement alUi'lé dra diangcmcnts de toute na- ture qid ïO ïont opcrcï en si di: triii|is dons ci-tw l'oiilréi'. agiles et robustes biîser le ri^i . iL'tu}ilir ;ivui; .si's débris des jiiurs pénUiIcniciil préparée, et élever ainsi, jusqucs au sommet des mnnts, des gradins éciielonnés plantés en milriera. Ces hommes, Digilized by Googic a . MALADIE DES VERS A SOIE. malfin' Ic'S rmiglirs (l'un rildi' travail, l'iairnt alors rnntcllls et fois railicuï, «uiit rnaiiiti'tianl iiionii'S et ti iïti's ; là où rc'guait l'abondance ont luccédc la g£nc cl le malaiie (ij. d Ce tableau est plaxàt ailàiblî qu'exagéré. Le leinp» o'a faît que l'asMmbrir, et la misère en la mËme dani tous nos déparicmcnu sdricicolus. Jetons un rapide coup i'aal tur l'importance de le séricicul- ture dans notre pajs. La culturi! du mûrier et I'rlùv<: du vor i soie corntiicncL'rcnt aiiï Mii'.'t Jan= h l'nn.i.ir,., ].■ ™i,.tat cI'Aviijiioi. fl l<-l.niir!ii.J,.r, U'i i-.is J.' l'i..i.Lv, iiut..iiii.i.^i.t llw.illV ,.i I/mi. \1V, si l.iun aeoundM par Olivitr St-rrus et par CJoIIhtI, piirouragL-renl puitsamment cette indu*lric^ tuai* c'est seulement dans notre lièclo qu'elle a réalisé cto grands progrès. On peut évaluer à tODOOO kilogrammci seulement la réciillc cocons au temps deLouUXlV. Eu i^SSjla France produisait dOy,i .iuulhIIi -ui fînixi hdd dr kilogrammes. « La réïolutiiin arrita d'abord uca c'iaii. Li a arls ilr [u\<; lurent proscrits; les saies tombÏTcnt n un vil prii:.La ciiltutc ilos niùriurs fut alianJunntV .kus un (-rand nmuhrc de lo. alii.'s; on .'<»sa ,1'en planter du tiouvoanx IMals, dis qu'a la voix du premier Consul el fuus la protc^etion de sa puissante volonté, la sérénité put re- naître, on se ri'niit à l'ocuvte de toutes parts... En 1808, Cbaplal porte à .1 ou tidiiuooo de kilogrammes le poids de la récolle des cocons, que les malheurs de la révolution avaient réduite i 3 000000 environ; l'invcntiou du métier à la Jacquard donna une nouvelle impulsion i la fàbncatîon, et quand la paix survînt, laln ta R«b[« igiienlt du TIe>b, dlMCUnr de l'ÉuUiutmMil d'Mucatloi» pM- eoca deSiinl-BIppolTt* (CikI)| NanlpaUIaF, iWi. Digilizedliy Google . quand loua les paya ac 1 Europe sp rclrouïcrcnl CD prc- lui' ne plus lutiiT. cviw fois, que d nnelligciici.-, il'aclivUÛ (li's cliiili'i'S uflii ii'ls qiu piTinuiiTOni uejugpr dus progrès isirii! siTii:iniii' iiji]s ^ivriv : iis s:>im l einiiis :i la quan- Le prix mojea tlu kilogrammu de covom, en i833, a été de 5 francs environ. La culture du mûrier, 4 dqnc produit, dani cette année, un revenu de iSooooooadc francs. M. Dumas, dans son Rapport au Sénat, évalue à 1 100 uoo 000 de froncs la production do la soie dans le tnmidc connu, La France enlii- dour dans co cliiHVe jiour plus d'un dis ïi'nif (q). Si la progi'cssion que nous vi^uuns de signaloi- dans la preiuicre moitié de ce siàclc eût commué, et tout y aidait sous un règne qui ■a su donner un si grand essor ans diverses brancbes de l'industrie e, on pourrait évaluer aujourd'hui la production annuelle ioie l'n France à plus de So 000 000 ilc kilograniuics et son ;i à 300 000UOO de franco; rar le [irix de G francs le kilo- planlations de milrier, alimentées par des pépinières chaque jour plus nombreuses, que toute cette prospérité a disparu devant un i MALADIE DES VERS A SOIE. Aprvs la nicollo de i8iï3, la plus abondante du siècle, la pro- durtiiui s'est abaissée, En tl5i, i :ii Jaddc» liilograninira. En i855, i igBooooa • En 1856, i ;5ooooo a et progressiviiment, En 1861, i, 6500000 kilogramniM. En iBOj, à Goooooo » ce qui «ausa une perte de loooouooo de francs pour la aculv anuée i865 (■). § II. — Amama.1 de ti xaudte; ttt^ hivac^es. ~h I'humsitiox. La récollG iS^K nvnll l'U' IiT>-sMll~f'Éil-;;iitU'. iiat Lii'ulior.wiil, surprise, à la nkoltudc itLjp, que dans licaucoup de localités une IouIg de chambras avaient (x). En i8So, les mimes Taits se manifestèrent, les celiees furent iiièuic plus multipliés que l'année [in'mli'iili', et en lUai ili- i^liosi's iiisolili: s'uli'iiclii ii ili's IocmIiii-s sait pmgn^sAivùiiuiiL phili'it qu'elle no diminuait, i:t I nniiéi.' ainsi que je l'ai rajipelé |>rik-iklemiuRnl, est citée |>our sa rériiltu eKceptionncUe , qui atteignit le cliilfrc de 26000000 de kilo- (1) Rippnrldii H. lu ioidId do CuaUinin un Séiut; ») jnillot ig6S. /Vrl. Il, (]} L«idiiaUun1« plu i(<:l>lr4>, iDuldi nconniimpi que U neolM ds iB^B Il m irti-ibondiiiu, inment qae, dét* dani l« umtut iB45, iBIfl, iSfl, on ta plaïonul du fpaad naiBliT«d«lEiH«c^d«* ehambr^H, Hmu l'idn d« la vltribaor k uns miladli! ipMala na le priacnull k paruana. Il aai lr«i.pn>lHli1« qiis U Digilized by Coo^li. INTHODUCTION. '1 gramiucs de cocom'. On s'expliquera aisément, ]>ar les détails dans lesquels je vais entrer, cette apparente conlradictioD d'une augmentation dans les récoltes, au fur et à mesure que ré^HzootÎB se ddveloppaii. Les écWs ,].■ I fi.i,, sliniuKTrill ]..■ cnriiin.Tn' di;s s.-aijirs, c|"i, tien des soiui^ucjts. Cniniiii; la n'i iiho ai.iii rit' Irùs-boNiic' oii Loin- hardie, quelqui-s iK-goi^iants allèrunl ai'lietcr di's yraincs dans ce pays pour alimontLT les t-diiialioiis di: iSjo (i)î rci graines l'étant bien comportrrB, on eut reronrs do plus ou plus aux sentences d'Italie et à celles de quelques autres localités sériel' colcs. Ces semences étrangères finirent par dominer telicmcnl, en i8S3, qu'on en obtint une récolte rcmarquablenient abon- dante. Mais ce qui accusait l'existence du lléau et son cvtlrnsïon, c'étaient les éeliccs de plus en plti'i rii>ni1m'ii\ dm li !- rdiu.'.iLi'iirs qui cherchaient h élever, mimni; autrcl^iis, .■îiir uni- ri lii lli' plus ou moins grande, la graine- îssui- lU- mmiis ]>nifliiii. d;ins uds iU'-- oudi's rai l's iriipoi tées, diiniiaii'nl lieu aii\ pins c rnols mcVoniptca. In qunlJlé d» cncons île li LombarJic n Mui iWs l>\uniic», f I Imunnl Enn> iluiil.' Muiqiis en (iviniii rniHimiepi mimi qos l«i;r»liiM indi(jcn». (i) D« ftLtft du mAna ordre uaant produits ûmt cet derniers lempi mu TiDlIueiiu da enlvagei crotHanti dos fnfma dn Jopop, cNm-bHlLra que loi rd- collai ont M an ■nQmiDlaiit depuîi iBflfi, bien que la Mon n'eût pia diminnA d'talenilUt. En an hirdl Hirirlailiesr de la Drdnc. H. Berlendler, nppiina En ISSS, SB épnan de noDiean Ih gralnos da «Ile pnnenUE* aur ane tcliails DB peu plat BTiBd^ plu k l'inillallio de l> Socitlé d'AnlliuUlisn ia etti^. mCiaei ieiaeBai. qu'il inliret» enilaii de la part dn Tilcnnn. Ln Muealcun lo BHil, dam lei lan^ iSCd, 18G7 et Mi, nia reuln da négodinli bmntali al lu- lleaa l'occupèrent da rimporULtlan ea Earope des gnlnes du Japon, yieiit ces MALADIE DES TBRS A SOIE. Tul a l'tJ un premier caractcre d« fléau, carartorc qui s'nst maintenu jusqu'à nos jours. Ku ii-smiii^, ilaus Irs pii'niiùrts années où soiissalt tu l''rauce l'.'pizootie des vers i, soiu, il était aiiez facile d'obluiiir d. s ivmlli's, la condkloii iHirliuns. Les graines préparées en i8j5 avec les éduca- tions les mieux réussies du nord de l'Italie, graines qui furent introduites dans notre Midi en grande qiuntité, amenèrent une véritable cataslroplie. Le mal fut si grand, que les cocons,. itee. Tmiidli qiH k prodacllon uuls psor lu Fnn« en na l'cit cleiéA qu'à 4000000 d> UksnnuiBi, cillo da iBSSi RIeliit iSjoooi» ULoipiiiiinoi, II, pour iSjooooo UlognmaiH. L> «ilMIqgo dreuie jiir l'Ailml- oltlnllaB tt'ttl pu iBEsn nnnns pour l'iniiio 1868, tnm il cil pntmbJa qu'sllo oiniuinm u mOai k «lUii f», tt bdI douto qu'il y isn uns prognuMn non- da • Franc] le kilogramme en ]855, se vendirent 8 l'i'Jitius vu i3j6, et que U récolte totale tomba de 19800000 kilograiimiiis .i 7 jooooo. L'Espagnu, de son c6li, L'proui ait les mîmes malheurs. Pendant deux années seulement on avait pu y pratiquer des graînagcs pro- L'embarras élaît CKtrfmc. 11 fallut chcrcbcr ailleurs les élémenta de moins ch^tives récoltes. Des nifgociauts se rendirent dans les lies de l'Archipel, en Grèce et en Turqnie. On tira surtout d'Ân-' drinople des graines excellentes, qui pallièrent un moment les soulTranecs; mais, en i85^i86o, les mâmcs faits qui s'élaicnt pro- duits en Lombanlie et en Espagne se renouvtdèri'nt en Turtjuie. La maladie décima les cbambrées des environs d'Andrinople en [860. Les tnarchands degraine, atimnlés par le gain d'un lommtrce de plus en plus lueratifct sans contrùlc, portèrent plii.^ luiti dans le Levant leurs reconnaîssann's et leurs ai liats. La Syi ic, ]ps pro- vinees du Caucase, la Vaiacliit ci la .Moldavie lurent explorées à toutes les conlnies soiicicolcs de l'Europe et une partie de celles de l'Asie ne pouvaient plus produire que des semences infectées ; & l'extrême Orient, le Japon seul restait encore sain (i). h roMIganeB de M. FmtaliaDt chef da l'iu* da IFDe(daMlHCéWIBH). BJO Aegrnuliiii. it&t f tnpDrtHiiHidgcntHi I Gral» d'Andriflople donnut ds boiu r^MlLtli. I Gnlnea d'AndriiopIa et ds Houb. empluar Jaiqu'u 1S64. R M M.\ni!; mif w-w^ \ soie;. pnicbûmcnt dans sa marcliu les opvraliuns du commerce des graines. 3 III. — ApHurcci» BXriuEUHBa ut u HtUkBw, temps de proipéritc de cette industrie, le nombre des ^cliccs ihaît rdatîvetneut resirnnt, et, le plus ordinairement, ea pouvait leur attribuer uni: causu procliaîiin : mauvais hivernage de In graine (i); ou » li'ur lu-gligi'iicf. Aussi, r'i-iait une luauvaise note de ne paï rriissir sa eliaiiibri'i.'. Jl y avait dans cvs i^poques fortundes da (i) fwV k » luj» U HoU dg M. DucUui, 1.11, p.3iS. Digilizedby Google Digilizefl By Google IMTRODUCTIOS. il Los symptAmL-s du mal lïtaiciit iniiUijilcs l't (:1iiiii^c.'niits, ;'i li' voiishI.tit. lin imiîin. dans ses apparcncrs r\Ei'rlouiis. yui'lquu- li.ir li'uiu- foule d'ceufs stcrilcs ou par uui; morlalilù runaidiTabli: ici vers dans les premiers Jqui's de leur uaissance. D'autres fois, le plus souTcnt nuiiue, l'cclosion éitât cxccllcnle et complète et les vers a^iîraient jusqu'à la première mue. Mais eullu-ci so Faisait mal; un grand nombre de vers, prenant peu de courant eusemblu toutes les phases de cctu: première iuul-, ainsi que In montre la planclie ci-jaïn(e, l'éducation commençait i pré- senter une inégalité sensible qui s'accusait de plus en plus à dia- - l'ara II èlcineni à ces Bympl6mcs, il était facile de constater une juiii'talilL' plus ou moins sensible. Les vers qui meurent dant les pri'iniers âges se dossèdirnt, se mricut (;t sc' i riufoiulmtaux déliris 50 lonvainere des pelles qu'éprouvait sa clianibrée. Un des meil- leurs signes dn lion étal de santé des vers est dans la place qu'ils occupent sur les tables. EUlc doit s'accrollro en quelque sorte quo- tidienne ment. Il faut que les ver.1 foisonnent, pour ainsi dire, comme si chaque jour leur nombre devenait plus grand. Sous l'in- fluence de la lerrihle iiialailie, au ei.iilraiiv, [es lablcs se reeou- le lier!, le qi'iai l ou moins encore,'*de la surfaee uéeessaire à uuè (.^ucation .saine d'égale importanee. Le mal se présentait quelquefois dans dci conditions sinon plus fatales, du moins plus cruelles, car les déceptions succédaient à des espérances prolongées. La chambrée avait oflcrt une très- bonne marche jusqu'à la. troisième et même jusqu'à la quatrième Digilizedby Google 10 MALADIE DES VEHS A SOIE. bientùt après la sorlîi; ilc la qualriùme mue, dûs celte (époque iDÉDie, on coiaiui.'nçiil à vraiudrc un insuccès : les vers sorunt de la qualrièinc mue ont mit' ti'lnte naturel lemcnt jaunâtre, qui disparait peu o jh-'u les jours suivants. Or il arrivait que des ver» en grand immbiT ci>iisr i ïiiieni ckiu: coulenr de rouille aans Slon- chir, comme c'est la r<"j.i<' lorsijit'ils sont sains. Ces vers rouillés prenaient bien à i lia(]ii^> repas un ]icu dp nnurritum, mais bîenlât Ifs uilU-s, ilcpu^s eell,' };r<-ssive[ncnt de meurtrissures noires irrégulièrement dlssriiiini'i's sur la tète, sur les anneaux, sur les famaet pattes, sur l'éperon, (là et la, d'autre part, on apercevait des vert morts; en soulevant la litière, on en trouvait en grand nombre. On pressent aisément ce que pouvait ftre la récolte du» ces. tristes circonstances. Une once de graine de aS gramincs fournis- sait R peine j5, io, 5 kilogrammes ite cocons et même moins, la avant de mettre la bruyère. Le lecteur aura peine à coiupi'ciidri: que les deux planches suivantes représentent deux àlocalions de vers exiciemeiit du même igc,nés le m£ms ]our,en mime nomlirc, nourris de la même fruillc. Tels sont quelques-uns des eircts de cette redoulabli- lualaTlii'. lemeril îes vcr.s avaient l'u la m.irclic la plus regulièi-r durant toutes leurs mues, y eoiu[jris la i[ualrièuie, mais en outre la sortie de celte dernière, considérée à juste titre conime la plus critique, s'était faite dans les meilleures conditions, <'t les vers approcbaicnt de la montre i la bruyère, en donnant il l'élcvciir les espérances les miens fond^. Tout k coup, particiilièrement vert l'époque de 1* grande fraiit, on pouvait s'apercevoir que les □IgiUzsd Dy Google INIRODCCIION. It vers, su lii-u ilu s'eiiiiiafei- de la fi'iiillp avec voracité dis qu'elle ruit j,-t,'.i. sui- 1.-^ lûbics, SI- pi omiTiDiunt Iûni;al5'ia.i.mc.il sur elle dn iiki i jours .K'k iir liua l'ctal du i.ii ^us, knsqiiu leur apptlil est le ]iUis exnhc, ils ne prenm-iit pas la peiiiu île clianger de place pour rechercher loit une poïilion plus commodo, soit une feuille pliu il leur goAt : dent quelque aitiiaticni qu'ils se tronvent, cou- cliés sur le dos, gênés par leurs voisins ou par la liliêrc, con- trini iK's sur la feuille ou recouverts par elle, vims'tes myui s'en du lu yagi: suivante ne donne qu'une image aHailjlie de ru curieux spectacle. C'est alors ijue, dans la magnanerie, on entend le bruit des mandibidcs sîmider le Lruit de la pluie qu'un orage abat sur Ica arbres. C'est alors aussi que la joie est au cceur des inagnana- relles. Le temps de la moisson est proche, la bmjèic va se eoutiir de soie aux couleurs d'or on d'argent. Mai» ai vos vers hésitent à s'emparer de la feuille, «'ils paraissent vouldr se mettre plus & l'aise, ou chercher une feuillu mieux à leur foiivcnancc, sojez dans la plus vîi-u inquEOtud.'. C'est lu si(;ue d'un aO'siblisseniciit d'aulant plus poignante que les vers auruut uonseric ju5i[u'B la fin un ai bel aspect qu'il faudra les toucher pour être aisnrâ qu'ils sont réellement immobiles ^ MUtt vie. On dirait la mort par apo- plexie chez l'espèce humaine. Telles ont été les formes diverses sous lesquelles ont péri les thambruesdu vers à suie dupuis lïngt ans. Je démontrerai qu'elles se rapportent à dru\ maladies liistiiictes et non à une seule ou i plus de deux, u™iiiie on l'.iïiiil cru par erreur jusqu'en 1867, époque à laquelle j'ai mis en lumière les faits dont je parle. Les apparences morbides que j'ai décrites un dernier liuu corruspon- dunt à une maladie qui a toujours fait dus ravages dans les éduca- tions de vers k soie et qui est connue depuis longtemps sous le nom de maladie des moTli-btanct ou des morU-flaU (maladie des (fqict dans quelques localités). Toutes Ici autres formes du mal □ igilized by CoOgle H MALADIE DES VERS A SOIE. dunt j'ai parlé se rappurtc-nl, au ccintraire, à une autre maladie r()pu tl l'Asie n la suili: du coiuniurce îles glainus et dout les prc- luieis elli li di^saslreux ont l uinmemi; h être reioan|iii;s en 1849. Elle iH>rto les noms Ac pébrine ov dogo/lins, ou encore de maladie des corpMCulll. Je dirai hieiitôl If. si'uii de ees expressioiii. On l'n appelée quelquefois maladie des peliit et otrophit, mots qui rappellent nn de ses s^inplôuii'a le j>liis 1 iraeiéristiquc, c'c*t-à- souree de tous le!^ inallieurs de l.n sérieièullur.- depuis Elles ont frappé indistinctement la grande majorité des éducateurs dans tous les pays sérteicoles do- l'Europe et d'une grande partie do l'Asie. Il faut avoir assisté à ces désastres pour comprendre leur étendue et les misères qui i n sont la eonséqucui'e. Ajifè; avoir donné son temps et s.n pcini' smi rliir hrlail (1), drpeii^ê s.i feuille, payé ses ouvriers, le nrillieuri'iix éducateur ne reeueilli: que des cadavres rn putrélaeiioii, .Tiidis, l'époque de la réeolle des cocoHs était un temps de féte it dnllé(;risse. ÎMalgtv la fatigue des derniers jours de l'éiluealii>n, mi i'appétil des vers ne peut Ùtrc satisfait (]u'au priï li'iiu irai ail qui ne ((inuait de repos ni le jour, pagnes, sur les arbres où se faisait la i iieillette de la feuille, près des tables où le précieux inseetc, le corps rempli de soie, montait avec prestesse sui' la bruyère pour y construire sa prison dorée. Un seul trait dira la place qu'occupait dans la vie des population! la rccdtc du précieux textile ; les payements de l'année entîire, tous les règlements d'alTaires araient lieu qiudqucs jours aprèa (0 Eiprtulan d'OliTler ia S«i». Digilized by Google oigiiijBti ft» Google INTRODUCTION. 13 plus aujourd'hui qu'on aouïeiiir. Kclfliiii's, ont à peine culcndu (Kirler de la tenililc épiiooiic Lorsqu'on 1S67, aprùs diK-huil auni^s de «oulFranci's, un députi- ilii Gord diTunuda à inleiiieller \f (iiJim'rnrmniit sur le-» im'siirTS qu'il avait pHiiTS pour essayer de conilinlti i' li' irial, uni' jiartii' de la Cliamlin^ tonnnissait ai inijiarfaileoirul la silualimi, qu'elle nr- eueillit presque avec dis suuriri'S les ulj»'rialiiiii'i qui lui liimit préspiiléps, ullcïdoléanei'sdi! riiciuiiralili' dépiili: m' priivwpiiTPHl que des marques (l'iurrûlulilé quand il éi alua à plua de deux milliards les pertes que le fléau avait déjà fait suLir à notre seul pa3's(i). Telle était pourlaiil la vérité. L'universelle igiioranre de u MALADIE DES VERS A SOIE. CC9 faits, en dehors des contrées que l'upiuiotic a ruinées, s'cx- gliquc pcut-élre par celtu circonsum^- liitn Jtgni: du pilié, que les populations de ces contrées n'ont ce^5é de muiilrer dans leur malheur cette résignadon héroïque que doivent îiispii er les cala- inilt's dont les causes paraissent érliapper i toute préioyance hu- iii.iîirr .Siii'i[i(,^i :]iLli' iIi''|Ui r[ iiii iils niïiraiiqui cultivent le mùriiir, 11(11 i nL jilu-ii iLi . il (iil rcHc 1 «hure compose toute la richesse. Li iii - lj,iliLi.iri[-, ^■^ll^ j.cii.ii. -.i- liisier, rcuoiiïcllent chaque an- née U'iii's clliiris et leui'S ede ttooigoer stux ïnié- INTRODUCTION. CHAPITRE IL tuintisa niBinn m u hilub. 9 I. — Du TURKS A lA stmrACt CE u puir des vebi haudu. — HisraMaul. J'ai voulu dépL'indre, dans \es pnges qui préccdcnt, les aspccb riiuliiplcs sriiis Icfijuds si' iiréspnii^ut Its éducadons lorsqu'on vient à jvti'r un iiiiip d'wil crt'iiscniblc sur les chambrëGS où lo mal moins uombi'cuscs, plus ou iiioius ai-i'usi'i's. Li's racvs vcuucs de laLaïubanlif, <]<■ tSjo à pragnumni ■ M adrcwé «n 1SS7 ■ni CouIeH 6m ont 16 UALADIE DBS VERS A SOIE, devait s'aider de la loupe pour les bien voir; l'autre les montrait plus ancicnnei et plus développées, recouDaissablcs à l'oeil nu, si peu qu'ra examinât le ver avec quelque attention. Enfin, la 6gure ci-doàous rcpriisentc un annt^au taché, au grossissement de six fois en diamO-tru. Pour ci: Ji.'s>iri un a clioisi un ver olFrant àc.ux. Kirics de laulii-s. F<'s unes h bords iraucliés et ncu, les autres ayant une auri'iili.'. Les preniicn.'S sont iles taches de blessures, — j'en parlerai ailleurs, — Its .iiures ïuntius vraies taches, celles qui sont propres a la maladie et qui peuvent servir à en constater rciistcacc, sinon toujours, du moins dans beaucoup de circon- stances. Les aunkiles dont il s'agit sont, en général, de teinte jan- nàtrc; il faut recourir à la lou[ic pour les bien luir. Ce caractère des taclies, cjuii Ifs praiicMiMis aiaii'nt uLsiTïé pres- que dès le début de ta maladif, fut élevé par M. de. Qu.ilrcfai'cs à la liauteur d'une étudr scieiilLlK|i qui la rend.'iil inliiiiment plus redoutable que dans iim siLu.itiiiii a Or il me fut prompicment démontré que tous ii's vers pré- sentaient une particularité étrangère à l'ailcction qui, BU premier abord, semblait acide les avoir frappés. Leur peau était marquée IB MALADIE DES VERS A SOIE. de taches noires d'une nature «pëciale. Bientôt je m'aperçus qu'un grand nombre d'entre euit périssaient sans pr^iiter d'autres mieux porlanls en apparence, principalement cliei loua ceuv qui avaieiil franclii la première moitié du cinquième ige el allaient faire leur cocon, je retrouvai ces mêmes stigmates. Il m'arriva plusieurs fois de passer des heures entières dans les chambrée* dont tous les vers étalent magnifiques cl promettaient la plus bi'lli' réccillF, sans en trouver un seul complètement exempt de ce signe étrange et néfaste. Il est vrai que j'appelais la lou[)e au sc- alors qu'elle iVn croy.iit eompli-leinent à l'abri. l'Ius triixl ik î au- topsies cent fois ré[ii'lécs me nmiitrèreut i elli' inf lue t.ii lu' ut croire avoir sous les yeux une aifcclion gangreneuse, viciant l'organisme jusque dans SCS plus intimes proFondi^urs, tout en piiHlnisanl parfois des [ihénoménf's que l'on r.ipporie d'ordinaire au racbitisme. L.' sjmptôine cai-attéristiquc île rcLti; ani'i'rion .'St la tarlic que je nom nouveau, je l'ai baptisée de celui ilepibrïne, qui, en langage du Midi, sigtiiiie maladie du poivre, j> La marche de cette maladie est d'ailleurs lente, et sa ternii~ naison non moins exceptionnelle que ses autres sjmplâmcs. Lo ver pébriné languit et s'éteint insensiblement. Il meurt, pour ainsi (tire, peu i peu; son agonie est tranquille, mais très-longue. Penai va résister pendant deux ou trois jours; j'en ai vu qui. °0 MALADIE DBS TEHS A SOIE. jiïui rs mi picjiiiVs lir mille maniirts, ne raisaknt plus le moindre rfssi'iiilili iit alors assi-i il des musi'ai'Jiiis ijuc ii'auiaînil pas en- vahis lus cfHoreaccDCCS caracttïrisliques. Là même ■(! Irouve l'ci- plîcatiun du mIcdcc gardâ par les auteura aur U pùbrinc ; ils l'oot tous conlônduc avec la museardinc, parce que ces maladictont i:a eoinmun un signe gui les sépare de toutes les auli cs, savoir : la moniilication dc:s eadaïres. Pourtant, l'inspi'ctïuii miiTOSeopiquc ne permet pas de les eonfondre. Jamais le ver jK'briné ne présente rien d'analogue :iu\ llUineiKs du iliiiinpignoii, vérilahle cause de maladie bien dislincle, unkersdie, ranilaitic. lii iJeiiinii'ut à celle-ci solde pcuveiil se rattai:lier des pliéiioinèues de uit^rnc nature, l'éjH' démic et riiéràlild, qui caracléiisent parlant et hn^tmrt le mal actuel. Cctui-cî, considéré dans son enscinUe, n'est donc pas simple, comme on l'avait cru d'abord ; il se compose de deux clé- miints: l'uu fiindamcntal ; l'^iulti', puLir ainsi ilii i', ^in essuire. Le prcmicr,lapcbriiic,cnvaliiL vu loialiir ]vs i liniiii>i i r.~. allhililil les vers bien longtemps aianl de . i-I I. ■^ pr.'rii.-iinse ;i suliir, bides, quelles qii'elU s snii'iit. Le sc^coiid l'ît le résultat de l'acUoD de ei's causes ca varie; avee elles. Ainsi eumpris, le lléau s'expli- que, cl ses caprices apparents ne sont plus que des eonséquences très-logiques de sa nature. Les phénomjtncs les plus frappants, ceux que l'on constate aisément i l'cdl nu, appaniennont sut maladies infrrrufTMftt, qui viennent se greOcr sur la pébiine; mais ces malndifs, di^pendtutt d'une foule de couditÛMU diverses, sont liicn rnri'iiifni les mfimes dans des lieux dilTércnta, ou d'une (i ) On >oii que Je ne resitin pu ti pdbtlDe iDnna aH nuldio Bi-^lt. l'tl m raa iTcuïilll dei linwipignn tormOi, d'oi il rtalu qu'elle tilitill dlBi lei tbinbrta In miaa uama Ueo mut VUmt àt choM uloel. SnleneBl dta psnll Digilized by Google année à l'autre dans Is m£tiic localité. Chacune viuiit mûler son cort^ de symptAmes proprai k ceux quî caractérisent la pébrîne, tout en restant identique sous d'autres. » TrII.'s soi.t, .lu -iuji-t Li.Iu's que moiitrfut h-s mts nlleinls iiinii savfnt toitfrùi e. D'une part, irs tissus dts vui s malad.-s ne m'ont pas oObrt les ^mptânics dont parle M. do Quatre- fages, et quant aux maladiu inttrcurTcnlei, elle* n'existent pas, scion moi. On ne voit pas pltis d'exemples de jounitM ou do graiserU qu'on n'cii a jamais tus, pcntêtrc même beaiicoup moins. La Bivicardint est devenue très-rare. Les Uttt etaira ou laectlet sont une exception qu'on a peine à rencontrer. Les arpiani m'ont touJoDrs parti être des vers atteints de pébrinc qui lie libmrliissi'iit pas après In qualrièmi! mni'. Unit seule ma- ladie, fcHn des morts-ilats [tripes, passis,.,.], est associée à la pébriiu;, luaïssaus relation nécessaire avec celte- dernière, ce dont je ne veux d'autre preuve en ce moment que le fait bien avété aujourd'hui de l'absence complèle de la maladie des mons-flals dans dc« localités où sévit la pébrinc au plus haut d^ré. Je mon- trerai, d'antre part, que les taclies de la peau des vers malades ne r,^,lci,lcs'nu s^jct drs lach.'s ct^dc'la valeur de ce caractère (lirai bientôt les motifs. Les obsiTialious de M. de Qiialrefagcs n'ont pas moins niulu il'importauls services, et le nom He pétrrilu, donné par lui pour la première fois h l'une des formes du mal régnant, mérite d'être coaicrvé, parce qu'il est relatif i un caractère extérieur propre à frapper les jcnz mémo lea moins exercé). MALADIE DES VEIIS A SOIE. g n. — Des «wmscDLEB iuns L'mkmmn au nuMou du vkrs hiladej, — HUTOSKDE. Pfiiilani que ri's rpchcîrclius s'DCtompliasfliiînt cii Franci', Its vers maladfs , ils avaient vu qu'iiui^ j>ruductîun uiiurinalc U'ur «tait associifo le plus souvcnl. Elle vl.iit foi iiiLi' i]r, yrlht corpus- cules, brillants, ovales, très-nettcniciit délljnitL'S, ilmit les dimen- sions suivant le grand axe ne s'Élevaii^ni ^iiin- iju'j'i ii iiu 3 mil- lièmes de niillimèlre environ. Les jilanclics ci-joiiili's rcjirijsnilriii .(es jHu liniii Ar la ^hiiid.- de la soie dans un ypT sain i^t ilans un ici lu'>.-tliar}ti' iL' la duction anormale dont il s'agil. Lus grandies cellules, d'asjx.'cl peDtagonal, qui, dans ce dernier ver, entourent le canal où ac réunit la soie encore visqueuse que ces edlulcj s6;rétent, sont remplies dfs corpiiseuliL's ovales au point (l'en ttre hj'perlropliiées . Liii sijiii' 11' ili'iiii qui ruine aujoui'd'iiui la séi'ii:ii:iilturi' ii'avail [.a* CIKOVf (H..: signalé, des diverses maladii^s dont soulFraienl lus .Muralio.is d,' vers suie, la plus grave, sans conlredit, Aait la iiiiiseanline. On savait, depuis l'anni^c 1833, par les reelicrclics priVlM'ï du |irnli'^si;ur Itasiî, de Lodi, confirmées par les cxpé- lii iK iv- d Wiidouin. que cette maladie devait être rapportée audé- vi-liippeiui'iii, dans le vcT OU dans la cbrytalidc, d'un parasite vé- gétal, désigné sous le nom de Bolrylù baiitana, par Iioinmage a celui qui, le premier, l'avait décrit et en avait fait cunuailrc les funotcs cflcls. Tous les efforts des pratideuB et des savants étaient parUrulièremcnt dirigés vers une counaissancc plus approfondie de cette moîsisBurG,eldei moyens de pr^onir set ravages dans les chambrées ; car, sans Être héréditaire, la muscardinc était aussi Dlgiiizfld Google ûlgitooa b/ Google INTRODUCTION. Ï3 redoutable que si elle eût eu ce caractère. Elle le propigeait, d'uiufe en année, duu une mËme magnanerie, par les iporei du paraiite, leaqudiei portée» par les tcqU on. par lei objets quî en étaimt recouverts, allaient, en outre, lemer au loiDlBcoiitaf;ion dans les cducatious du voisinage. El, .84y, M. Gm;,i»-M,'.,,.wllL., cUorgé ,l..]>iii. .iiu.l,,,,,.. a„- in'ts, par le Ministère de l'A giicui turc, dïtudcs sùrii ii oh s, publia ]'ui>5tml>Ie du svs obsenatiojis sur la maUdiL- dont il s'agit. Je vais résumer son travail en empi'untant les termes oii^uics de l'au- teur. Ce n'est pas que les consi^uencrs des observations de ce naturaliste, toucliant la rauscnrdiuc cl les autres maladies du ver i «oie, oQreQt aujouid'hui le moindre inl«rit : elles ne méritent d'être citées que parce qu'ellas ont fait mention, pour la première * fms, de la présence elies le ver à soie, des corpuicula dont j'ai à tracer l'hialoiro. ^ i, Ji- suis arrivé, dit M. Guérin-M.^iiriiUc i-u .Kjg. iui.'UX dîne, véritable fléau des magnaneries, qui fait perdii: annuelle- ment plus do 3o millions à notre a^cultnrc. » Cette année, mes recherches sur les ven i soie, on santé et en maladie, m'ont conduit è l'observation de faits cxtriniemcnt curieu:s, sous les points àv \ iiv srii iilillipu' vi :i!;ri<'(il('. .Ti; erois devi-iiir les raciui's du B'ilrylis batsiana, de ee ^i-^i-la] inlérieur qui constitue la maladie cnnuue sous le nom de muscardiiii (i). » Étudié à l'aide du uiicroseojie et iiniiii^iatemeiit après Sa sortie du corps, le sang des vers à soie en bonne sanlc se compose (0 ifKAt arltimltéinAtwiiialtiatHmlîtinurlxcKiilioàilm imimi In (nufirjinn'Mi Jn ilimiMi vimli ia glctulti de a laag ta nuf'nwnri Ja vigilal f H unaitmt la mmardinr, pir M. Orim-Xlnniu {M/tuira il U SuUU J-JgriailItmUrnm, l'iirlt, t. V.iBjs). ii MAi-ADiK i*KS vi;ns a fou-:. d'uu liquide a]bummcu\, ti iiii^iiuiciil, tt Iik hIom' .'si In iloi- vcm donner Je la soie lilan.'lir, m. U'iiu l.r.ni jnuiic ilné s'ils doivL-iiI doniiur de la soi.: jauiiL', dans Inju,'! il y ii un..' ini,.™- bralilir quaiitllù du gluliulrs prtïijuir spltt-t iqui:», un pi'ii iiir^au'i, mais dunt li's plus gras diïpasscnt à poiiie, dans leur plus grand diaiRctre, i cealièmc de millimètre. » Ces globules, qui semblent doués d'une rie individuelle, se dëvirloppcnt et se produisent conlînuvllemcnt pendant la vie de IWmal. » Voilà ce (jue de; Donibrfusrs saiyiii'cs. |ji .ili<|ii.'r'> ii ik s Il Liiritju'iin til r lin 'i.iii^ à drs à soir .iliàiiilîs par diverses gras, passis, e tc.), on voit qni- Ii; niinibrr ilts globuirs di: i f sang estd'autanl plus ilimîuu(.-qiuJ<.'ii:i-u.:t plus pri'S do inoui ii*. Alors l'albumine est remplie il'tiiio graudu qu.iriliti: ilo pulils cuipus- LublablusTcun^ quL'l'on voit par transpareii<:o dans Irs globnl,-s encore intacts, et ils n'oilrunt aucuae apparcoce de cils vibratilci ni d'autres organes exlifrietirs de locomolion. Us sont doués d'un mouvement trc»-rif et qui semble volontaire, car il y en a qui s'urivieui, qui reprennent leur mouvement, et quand ih viennent à 111 tiiiitlitr d'autres, ils s'éloignent en tournoyant et en ic prc- si'iit.iiil, soit de côt^, avec leur forme ovale, suit par un bout, ee qui les l'ait paraître ronds. H est évident que les mouvements dont ces corpuscules sont doues difliirent totalement du mouvement brownien, que j'ai observé avec grand soin, et comparati\cment, dans plusieurs substances végirlalcs et minérales en diEsolulîon. Cette matiiro, probablement vivante, qui donne la vie auy glo- bules du sang, ces corptuctdet élémentaires lont évidemment les même* que ceux qu'on aperçoit à traven la membrane transpa- INTBODUCTION. 36 rente ilcs globules normaux, car j'oi eu occasion de les en voir sortir I! \m: parait encore cviilcnt qui; ces granules sont les éléments (le nouveauv sli''"'''--^ saiii;tiiiis, quand Ils suiil produits qucftt de quelques rondilioiis esieiilielles quaml l'aiiiiual d^iiis signer suus le nuiii A'hémalozafdes. B J'ai obscn é les Ikcmatoioïdcs dans le sang de divers insccics h Vétal de larve et h l'état parfait ; il luIlGsait de les laisser MuT- frir quelque temps de la faim ponr provoquer l'apparidon do ces leur corps, avec la fine jHiïnU; d'une épingle, quelques spiirules du botrjUs muscardiniquo, les phënom^os ont lieu tont autrement. D Longtemps avaul la mort du ver k sine, mais ions que son état maladif aoit indiqué par des signes extérieurs, on trouve dans son sang quelques hémalozoldcs, qui deviennent d'Iicure en heure plus nombreux, et auxquels le mêlent des petits corps niviculaircs, d'abord très-courts, et que nous verrons bientôt devenir les lhallus on racines du botrjUs muscardinique. M C'est à celte période de la maladie qu'il m'a été permis du voir, et cela plusieurs fois, car je n'en voulais d'aborâ pas croire mes jeux, le moment où pluaicnrs Ae» corpuscules animés se transforment en végétaux. B n semblerait, d'après cette curîeose abaerration, que, dan» letcaidemuscardînc, les petits corpuscules animés peuvent croître, conserve reiicorc queiqiietcmpsicursmouvcnicnts, cns'allongcant jusqu'à ce qu'ils soieut convertis en tliallus. Ils roulent sur i'u\- ra^nics, cliangent de direction sur place, se rapproebi nl ou s'é- loignent entre eux, comme le font les animalcules .iperiiiatiqucs. B Quant aux globules normaux qui restent en repos, ils mon- trent, dans leiu- intérieur, des corpuscules complètement sem- blables A ceux qui se trouvent libres. Je ne doute pas qu'ils ne stnents prêts i sordr. Digilizefl ûy Googic se UALADIE SES VEHS A SOIE. M Aîniî, si ce fait se conGrme, on pourrait idmettrc que eei corpusculci animas sont des globnics élâmcntairci doués de vie, qui abandonncut Ici globules du sang poui' les reproduire. Dans l'étal pathologique du ver, ils meurent et se ddcomposcnt dans certains cas, ce qui cuiistitui; les maladies qui amènent la liqué- farliou des vers (arpians, luoetlcs, muiit, etc.), ou se métamor- pluiiciit m rudiments i.'yiHaux, dont k' diiïoloppciuonl amène la pénétrai ion di; lilauiuuts dans loiis les organes, ce qui produit le durcissciuent, l'alisorpliuii du^ liquider, et tous les pliénomènea de la miucardine. Dai^s te cas, il s'ajoute ù ee travail une mmbi- naison dlimiquei des eristanï cubiques, surmonlcl, Mirdcuxface* parallèles, de pyi-nniîdts , .11 u,.-i,r\ s.]. dr (mis pcul-Êlrc odoplc 11.1 iu.liiiU rid.'i^, [(ili su |,i,'M-iiW i'uimm: la plus simple, d'une mullltuite incrovablc d'infusoircs uagcant dans ce » lies naturelistes n'ont pas cru co phénomène iîgae d'an in- térêt spécial Cependant il a récemment acquis plus d'impor- tance en servant de base à une théorie sur la fonnalioa do la » M. GuL-i'iii -M'-nc ville, qui en est l'auteur, a observé de ces eorpusfulcs, en iip|iari'iiee dimés de mouvement, dans le sang du ver à soie, cl il ..-liesile pas ù 1rs rcwmiaitrc pour de vrais ani- mal (■„l,..s. qu'il a app,.|és hànclozuidis. il leiait p.nrvenu lU- plus sang, mais se produisent réellement dans l'iulérieur de ses glo- bules; a° leur présence s'eM pas aenlenient en élniite relation avec quelques maladies des vers, et principalement avec la mns- {■) CmIc pmiUn phMH du Innll iuliea liiite uppoicr qua Ih niIiinlbtM, laDgliiii|ii nuit la Hinidra dt M. Gutebi-HéiM'tlU, caiiiiiilimiaiil, fnat la pln- parl, la pHUa cal]» «laiiiHli c« •»•■! ■ nppwU, piF erraur, la pmnlin orl- gliw du bittrjlii da U muacudlnti ranii H. Fillppl n'Indiigiin pu In noUlk de caUa oplidon, al, an ce qui ma aonurne, Ja lai ignon. H.GuérLn maievlilff doue dDTOir aue eoiuldérd, Jnaqu^A pnuva du eamnlrc, comma ^fv^ti b pnnier, fip^ré at décrit loB aorpHKulei dont uoua pulani. S8 MALADIE DES VBBS A SOIE. cardine, msia chicim de ces anîmaculei se convertit peu & peu GD ihallus da botrjtis. D Quant au mouvement de ces jii'tlis i'iii'|>~, tm-i qui; M. Guérin-Méncïillc Toudrait y iroiivii uni' liilï.Trm [■ .inr celui qu'on appelle moléculaire, ou Arnu-'iifi, ot ijm' |>i'i''i'iiLi'iit quelques subitBUCCS végétales et minérales, dinuri'iin- liv|>i>tli<:- tiquequi ramène en outre k attribuer à ces corpiismlr.s la ii,i[iii i> des étrca animés et la voloaté. Le mouvcDicnt brownien ne si: prdiGUle pas toujours sous des apparences identiques, et M. Gui> rin pourra fadlcnicnt obseryer quelle parfaite ressemblance il y a, par exemple, enlro le mouvement de ses lii^matnïol'des, et ce- lui que présenlenl, en bien des cas, les granules de pigment sortis ,!« leurs ,vlliil,-s.'i). „ de relevi r, B.Ces pn'lendus lieuialiwlndes, dit M. Hiippi, w: se rrli- contrcmt pas cM'Iuiiveiuenl dans li: sati^, il y en a au i iitilrairi! beaucoup plus dans les tissus de la larve et du papillon : seule- ment, c'est un produit morbide cbci la larve, et un produit nor- mal tl eoiulaiU ctn k papilbn. .» •c En [lisséijuant un ver malade de jaunisip, il m'est arrive une fois i.> !.■ ovales transparents, doues de mouvement. Depuis lors, j'ai pu r^pdlcr la m£mc obscrvBlion toutes le* foii que je découvrais les mêmes taches blaBches opaquM sur les tissus des vers malades. » Cea faits sont tr£s-cxacts, excepté toutefois celui qui concerne UBilbls qn* la mouieiiionl brownliin, •( [L m nB'°">li!c V poilirl^uremcnt k N. Fillppi, oa unH wilipairlHdMsiiiir, ds non» de ctr/mmuUi tih-anu sa «aVIuui. Ca j^tbèlei cacmptiBdaDt II l'iimur dg H. Gii, d'un ■onmiMnl pTDprt Au ttt paitti eo^it >l dahsiit étn ■bandonofai- Digilized by Google VdllTIO^ l)K IIUNUK Ul L/l SOIE VEIIS SON KXTUKMITK AMÉltlRI'iiE riANS l'N vKii THES niHPusri'i.Ei'x Digni^Efl tiy Google INTRODOCTIOM. îû Ja pn'sciicc conslantu rt normale dus corpuscules cliei lo jiapil- cu, 101111111:011 lo verra iJiius la siiili; (it tel Ouiragr, une influence considéra bli! sur Its a|r|ilk'3ticiiis pntuipiivs ijui' l'on iiniivail dé- duire de la connaissauco dra corpusi^ulus di s m i-s à suit. Partagéi: par les naiuralUus îialims, l'opiniuii riTutuV û,- M. Filippi a retardé pcut-(tre de plu.sii iirs aiiiiilcs li' ntunii.'iiL où rîndnstrie sûridrolc a iHl- iiiÎsk ru [>iissi isir>ti du |irni i'dr jiralit[iic Lc^ f iii'pustulrs duiil jr^ \irris du p^iih i- riiioiit olni'ri l's jiar M. Lcydig cil 1BÔ3 dans un autre genre d'iuseelis, lescoccuidc làcOEllcaillc (i}. L'cmincnt pruTcssoui' do Tuliinjjun u'avail pai connaissance des travaux de MM. Gu^rîn-Mrnevillc et Pilippi. Aussi ne laît-il aucune mention dans ce [ircniicr Mémoiredela présence de ces petits corps dans les vers à soie} ecs'csl que plus tard, on 1 Sjy et ou 1 S6u, ijue M. Lei^dig constata l'identité des corpuscules qu'il avait remontrés ehcz les coccus, avec ceux que MM. Guériu cl Filippi avaient observés dans le ver à soie, et sur lesquels diverses pulilîoatîous réooutes vonaieat d'appeler de nou- veau rallentioti des naturalistes {•>), Postérieurement à l'année i8j3, M. Leydig découvrit ces mËmcs corpuscules el d'autres analogues cliei diverses espèces d'insectes, par CKompIa dana les araignées et mime ebei les écrc- L'înlér£t particulier des travaux de M. Lefdig n'est pas ecuIg- ment d'avoir rccoimu l'cHÎstence des corpuscules du ver à soie dans d'antres espèces d'animaux damestiqucs ou sanvagcs, mais principalement d'avinr considéré ces petits corps comme un para- .V; iSiJ), ^ ' , C«iiLu, UiKisgraptia JiHom^et drl Gr/is; Hilin, iSïS. LuBTtl Fut, Jlmmain ét la Sttiiti Al maBraliiui de Zurich; i85t. Unn, De la mal-dit d» Vintcu dt ta niiy Barlln, iKt. 30 MALADIE DES VEitS A SOIE, siti; 411 "il fallait mppcn.T ;. un g(]nrc a'orç.iHÏsmw tréi-nouvcaun. et forlMiisuliiTs. cm;i>ar h-an .Mulirrt n 1841, soiis Ip nom do psoruf/iennlt, ri ih- ii-- .unir r;iTiL;,'s iunni k^î fîjjtœs légûlali's. Sur ci's liiicrs poiiils, .M. Lcvdis ii's ;ai]iais vai-ïo dans les piiLIi- calîans iju'il a faites k eu sujet de J 833 jusqu'à ce Jour. On doit à M. Balbiani d'avoir fait conniUre le premier en France le* opinion» du uvaDl allemand [i). M. Leydig n'a point donné de preuves plausibles de sa ma- nière de voir: c'est par une vue de res|iril, rcpiisatil 5ur l'en- ■emblo de ses oonnaissami.^ irlaliie.s au pai-.i.^ili'cin' liaus les espèces dn genre psorospnniiir i t dri ^cin r-^ mr.id'. ijii ii a ttii conduit à réunir ans parasites de (■[ lté lutui-e li's em piiseulei des coccilJeldes vers à suie (1), En ir que M. ( loiJalia publia à Milan en i856 (3). Voici ce qu'on lit dans cet Ouvrage à la (1) Cômpia rtudmdeVAcadiiiiii diiScItBcti, I. LXIII (37 loilt iSaS). (9) faJr din> l« Datommtt, 1. Il, qiiMriin,. p^k, f. loi et Hiir-, dim* nmtti ia puhlIeilliHii da M.tejdiB. U) L'ofilnton qne]'dmtil(l,H njelda mMla pnpn de H.ConulEi. h IroHTs Digilizedby Google INTRODUCTION'. 31 page 36] sous le tilre Hydropiiii du papillon, nom i\iic ([iirlcjuca personnes dotinaîcnt aïan à la maladie do ver ii soie : i< 11 y a environ deux ans que parut aussi cIkv. iiulis (-ello ma- ladie, connue eu France depuis longtemps déjà, et qui frappe non plut la larve, mais l'insecie à l'état adulte, de sorte qu'elle dimintie asies notablement le rendement en graines, et rend, en outre, ineertaine la quilité de cdle qu'on obtient de ces papil- lons. Cette maladie se prcsenlc sous de» apparcneca diverses, et d'inteiisilc ïncliijuciil k's lii Rrea du ma!. Je mcllrai ces dcgri-s en rapport avec la ca|iacité reprodiiflrici-. Le preniiiT di gré i;st ci lui où les symptftnics sont lo moins accusi-s : les papillons s'ac- dans le deuxii^me, la reuiellc s'accouple mais ne pund pas ; dans le troisième, elle ne s'.ieeouple pas. I,e jiapilluii liydrupïque sort grosseur et au poids lif. son corps, pciit-flrc aussi à plus de fai- blesse tluY, l'anim.-il. .\vaiit toiil jfi diiis dire ipie d'cxci IlL'iils co- Hac h fanello y soit pins' slijeUc ijue le iiùle. L-^ibdomeii < sl très-volumineux i les anneaux sont tendus et Rontiés, et les es- paces intcrannulaires sont variqueux et remplis par lu liquide interne, c'est-à-dire le sang et le fluide nutritirqui semblent cxtrê- memeat abondants et gonflent toutes les parties. Outre ce symp- tôme, lo corps en oflre un autre assez Tiaible, c'est la coloration en gris de plomb, quelquefiMS Btseï forte, soit de parties de l'ab- domen, deux, trois on quatre anneaux par exemple, soit aussi de >. L'^li.Hi-Iaiii-c du liquide ii.lernc c.^t (cil... .|U<' IfS .lilc. en 31 UALADIB DES VERS A SOIE. oITrent entre leurs (puiUtts. Ces organes délicats restent toujoars ridi^s commo ,ni iimmrnt -]<• la fori;.; du <:Ki- IViiill.'l, drs n.i ^^.li.-.s, ™n- tieDuent une ou jilusieurs gouttes de sang, ^'oa fait courir entre los feuillets de l'aile, en pressant dessus. Quelciuefois un feuillet crève, et une gouttelette vient sortir à la surface de l'aile, où elle 3 le temps de séeLer, le papillon étant engourdi si l'on n'y touche pal. En ce cas leioig brunit d'abord en te dcsséchuit, et i la lin il se traïuforme eu nue maiïète noire et visqueuse conunn K Le lang du papillon, vu au microscope, est trii-riche en cor- puiculet vihrtUtU, et noircit quelquefois, pas toujours, sur le verre qtd le porte. Le papillon ainsi malade se remue peu-, le màle seul offre quelquefois de ragilit4!, el recherche la femelle; eelle.^, à une pà-ïodc avancée de Iq maladie, ne se pr£te pas à l'ecconplG- ment, bien qn'on ne voie aucun défaut organique dam Ic» parUei gcnitalcB cïterucs. Si la femelle arrive a pondre, elle pond peu, tnïs-lenlcment, et k de longs intervalles. Elle meurt prématuré- ment en laissant un cadavre reconnaiuablc à la longueur de l'ab- domen, encore plein d'oculs et pvriforme. Je n'ai pas d'observa- tions sur ce que donnent les œufs ayant une telle origine, ni sur 1.-S raii=rs im,l.,il>l,>s d'une l,-]],: maladie. Celle- aff^-tioii qui encore plus complexe que celle du ver-, il est donc plus difficile d'en trouver lea eauscs. De plus, nous avons observé cette mala- die dans notre pa^s depuis trop pen de tempa, pour pouvoir dis- siper lea ténibres qui voilent cette difficile question. Fusons dci vœuï pour qu'on n'ait pas l'oeeasion d'en faire l'étude, et que la léricicullure n'ait pas i compter un fléau de plus. ■ Dans celte description fidile de la maladie on voit qne M. Cor- nalia signale en passant la Tait de la présence abondante des cor- pas cul ci de Guérin et de Hlippi dans le sang des papillons ma- lades. Le savant naturaliste ne dît pas que c'est là un aïgnc de la [NTHODUCriUN, M glMlIlt l'iMTCUr de l'illjipi 5lir lil l)l-L -l l]i r i i.ll-l .lllli' 11! ■ I rinill-.[ ull>S dans li's papillnu* av;iiiri-. <'ii .i;;r, in i m ■ i n -m m- ^ l'idoo d'une relation L'ii m: ic (Lui [himuil' ci [ii.ii.jiiii- n-ii,inu; i ■. Kiianuioins il straii injuste uc in^ pus iiiinii iiiT cjiic», par la phrase que j'ai lonlignuc a dusscia dans la cilation pnicudcDtc, M. Comalia a évcîllii ncltcmciit la puusuc de reclicn^cr ii le cor- puscule u'éLiil p,ns un sigiio du mal. Crllr,,,,;,,;..,, ., ,l,:,r1n|,p,V i.Ir,^-;.-,,,..,,!,-,.! n:ii' Ld.Crl fiçali-in ].alKi.l..;.i,pu. di, .:,m|.ii« ulr, cir, eu < i; cpii mucern^Ia Ion, ils aiaii'ut cii- ]ii L-iLyi.-s, c^oiuiui; on l'npu ïiii |- jircnklcimncnt, par II' Lrak-ail de l''îlipj)i, dunt ils i(;iii)raieul, ju erois, ruxislciicc. Eu iSjy l'Iiistoirede notre parasiU: s'cnrli-liitd'uuu dûcouvcrlc (le la jiliis grmide iiiipiii'tance sdulltiliquc ni [irati[|ue. C'esl au ])' (.),ii,in, dr Vti.i..m; .,u\.n eu .-si ivd.'s altl,'. 11 i ni'.uiuut, In pn- ,-il.-aL>-.: ,'„.- ,|„i ., .r- .In. ,11, ].,. |]' L.'li.Tl à cuiistaU'i' leur priiseiict; dans lus (euTs malades : n Kuus avons trouvé quelqucTois', dit-il, do cea corpuaculca à la surracu des '•nt Inpipllloiii qtliappr H Ulni d» NlnsIrM Ja c Digilizedby Google 3t MALADIE DES VEfiS A SOIE. œuk. Cela n'est pas surprenant, car ils cxisicnt dnus l'oviductc. si IcD' Vittadini n'eût iiniiiiui i[in' J.i |ii iipi>i'tliii'li;iiL IVrliisioii clrs onifs. H. Osimo, ijimn iiit <:<- iVil, .liijlt ]irih|>iiM' il'i'xnmîniT Icj graves ciTOUis. Li' inijuji: siiiaut l'iiiil mii- .uitru iik'i; li;i t juiti-, altcntivc des faits ; n Je crois, écrivit-il en i8Sg, qu'il serait .sage d'examiner noD-^eulcmcnt les tcufs après la ponte, comme je l'ai piDiKisii cil 1 85^, mais aussi tout d'abord quelques ctirjrsa- llilrs (i). Il (^'tli' \iic' jiiilÎL'ieusi: aui nll pu coiuluiru h une mi!- cliiTi'li.'s l\l[^'l]t (oiiiiiii'iitées duus ('l'UiMliieetlmi eu i8Ii3ctcn 1864 par le priifesscur Cautoni, mais ses tentatives incamplclcs et mal dirii;ées le llrcnt jusscr i cùté de la vêritt! sans l'aperce- voir, ju(;< 'tue til qui' le savant pRifesscur a partit lui-mâmc en 1867 LeD'Osim". Jijil miiiiilI'. ,i aiiiunc «îprcuvc la vue: spécula- tive que je vieu< ilr i h-r, rt (ju'il avait éuisc cn tSSg, laissa uaturcllcmeut p.isn'r .■.mus < i ili(pii; les résultats avaurés par le IC Cantoni : c'est que, dans les sdcriees cxjH'rimenlales, la vê- liui ne pcutèlrcdis^nguéo do l'erreur taiil qu'nii n'a pns i-tabli des principcsccrtaînspar une obsurvatinti ri[;i)Hn'use des fait-.. (n) Xmu uniramBtA lirldciiluirt, I. I, p-dSi L;oii, 18117. Digidzed û/Coogli: INTRODUCTION. 35 CHAPITRE m. Paimi le» tentatives les plus icricuscs qui aient 6tÉ faites en vue de porter remède à la crise svricicole, la recherche de moyens propres à distingner la bonne graine de la mauraisc tient la pre- mière plaee. L'imporlancc de ces études, dans le cas où elles auraient élè couronnées de sOccès, no pourait échapper â per- sonne. Cliaque année, depuis l'origine du fléau, dans tous les pajs sériiucolcs, on avait vu des graines réussir à mcrvdlle à c6té d'autres qui échouaient totalement, bien que la feuille et les modes li 'éducation eussent été les niéiiies pour ces diverses sortes proprrs roiiv^icrc l ûducatfur di; rimpartaiiir .hi ch.iK d,- la graii>i>, que oli.ique amiré iimuriait IVfts.ii d.' .iiii.uvii.\ iiii.j, ,!,, soi-disant infaillibles, pour distinguer les bomirs si-Hii iirrs di'S On expérîmcnta, en 1860 et 1861, le proeédu Knulliiiniin, do Berlin, qui totisistaît à jeter une pincée de la yiaiiio /l (■prumiT dans do l'eau ™ ébullilioii. Suivant l'inveuL ur, l:i ^.ail..^ étrdl bonue qiiniid elle pii'ii.iil uni- Iriiilr lil.is Ihiii r ;i|iièi (|iielqui-s naieiit rouges, jaunes ou bruns, A la niènir époque, M. nlitiliut, •éiiciculleur éclairé du déparletuentdelaDrùtnc, proposa d'isoler chaque couple des papillons producteurs de la graine dans des 3S MALADIE DBS VERS A SOIE, cellule^!- tlislincti's, ft du suivre les changnniciiU priigrcsiifa dc la ciioli.'iir ilps (lufi dvt (liversci ponlcs les jours suivants. Loj biiiKii-.'- [iridtr-. .'■taiciit i-tllM dont les (tufs imvaicntcn une sc- mnitii: iiik- t'-irili: ci Mifri'C en possanl par dus nnani-csquc l'au- ' Divurscs pcrsunucs proposèrent l'axanicn des moucLctorcs qu'on observe à la surface des nnils. M. dc Plagniol, d'apria rc caracl^, cîlablissaiL cnlrc les grainirs diverses caléganus ; les pi)lïgoiiaIi's, les poIvROnales ir régulières, les iiiixti's, ]rs riinfusi;! n,ilps L-Uinil 1rs vl ,1,; pins ni .nlimVs ô'.ii.'surc qu'elles sVInig.iaI.-iU :) i\l\e riait inégalement réticuli-e et plus ou moins couverte de tacluis obscures (i). MM. d'Arbalestirr et Hu^n avaient recours au plus ou moins d'opacité di's leuls quand on les faisait traverser par la lumière rciiccs prctendiie.s enlie lei piùL ^|irL'ilii|iii's île ];i ^[-mIiil' saine et de la graine malade, sciiit tinnbi's dans l'uiibli le plus absnhi. Apgdicables, à la rigueur, dans quelques cas limites, l'usage en devenait impassible dans le plus grand iioinbrcdcs circonstances, parce que les principes sur lesquels îb s'appnjBÎciil étaient vagues, confus ou erronés, Des nombreuses méthodes imaginvis pour diilînguer la bonne graine de la mauvaise, deuic seulement ont surv&^u : l'éprcuvo par éducations précoces et l'étude des uoufs au microscope. Ocllt»- ci est née dc l'observation rapjidde au Cliapitre précèdent de la prcscnco possible dans les œufs des eorpiu)!uU$, improprement appelés eorputeuttt viinuus. Cette méthode, pi'écicuse h divers (i) jlaa di riiHlitut hmiarJi iSSg. Digilized by Google INTRODUCTION. 37 cganls, <;)l lout à llionncur di!s naturalistes italiens, MM, Osimo, Viuatidii .'l Cornaiia. 1.,^ lo i„iis iH.ly. !.■ n- Cu il. \ iltii.li,,; 1,11 I l.i.ilmi lombard .< T'mliL liaoolo^tir' iruimiial Jcnl que: iv.f. i<:r3 à ii>ii: «iTc.nui du la maladii^ actiidlo porlrnt dans loiir saiiy < t li-iii'i dii ers or- ganes une ijuantiii- prodigii iise de ees erirjimeiiles iiiirrosi;0[tiques avales, oseilbnLs, que GiK'i'in-MéocviJk- apiielk- bimatazofdet. Ici prenant [iiiur de >rais ilifusDÏros; qne I.eliei t a rro èlii; des indi' viilus d'une algue unieellulalre, qu'il a miminée PaahiitapKgtou ornlum; que uiiii, eolin, je suis iJoric'à prendre [lourdes produïu de quelque tlat de dé|iéri*"'riieiii di' l'iiidiildu qui les porte, Car iilers moments de leur vie, et een jiapillims meurent [lar suite d'une phaao régruiiivc pui-cuiciit naturelle u Les bacologucE ne s'accordunt pu sur l'existence constante do cea corpiucuics doua lia nn malades d'atrophie; en trouve- t-on aussi dans les œufs que font les papillons aHeelus de la inJttuc maladie ? LeUert dit qu'il n'y en a jniuiiis trouvé, quelque rcelier- lons frappés par cette maladie [ ■>.) I.I.P.Î5»). «iuant bien plu abomliBU, en ^nvrai. Il pliDchs d-j^nl«, qui repnjAvnit l« ci »rla, diBi une ponn irèi-MirpuieiitniH. 38 MALADIE DES VERS A SOIE. 1} Cl'Ib posij, lu liut de ce Mémoire eat d'expoier let deraien n!sullat3 de mes expdriGncei, par IcsqncUe* il est démontré que rt!tltcmcnt on rcucuntrc ces corpuscules, non-seulement dans les œufs des papillons malades, mais encore dans les petits, vers A peine sortis de ces œufs ; cl leur présence nitlout daDS ces der- - niers peut fonnur un c»H!llcat critérium pour distinguer U graine provenant de papillons malades de la graine des papillons » Mes premières recherches sur ce sujet, ne furent pas lieu- remcs, Dans le cours do l'nnniîc, je soumis au raici-oscojic un nombre très-grand d'ieufs olilcnus de divers coiijilrs dr pilions iDdubitablemcnt afTect^s de la maladie actuelle, et je ne pus voir dans les innombrables granules du jaune aucun corps ressem- blant aux corpuBenlcs pour la forma on les dimensions. Ce ne fut -qu'aux premiers jours de février de celte année qii'ci de nouveau de pareilles graines, je pus apercevoir ces corps et m'assnrcr qu'il y en a aussi dans les ccui » Étant asmrd. par mes expériences, de la près corpuscules dans les teufs malades ou It^sus de papillr jon du degré de leur 1 du nombre de cor- Ics oeufs dénués de avaient leur < roque niegalcmcui ponctuée ci i infection, ou. te det aelics obscures, i propori: pusculcs qu 1 ,plus corpuscules i le pouciuatiou régulière. » J'aHve 1 ri h s 1 aucune des taches suntii ecoiide partie de mes rei Il do 5o diamètres, semblent évidcmmci >n ou du groupement do* mailles du réseï Digilized by Google ÏNTnODDCTION. 39 coque dans les premiers juars île l'inculialiaii. Ces (aclies rasti' qiient dans les bonnes giainc.;, oniiinic- un l'n vu, et dans erlle.t que les corpuscules n'oiii |)^i> nn.ilik i lli s n'^sulli'iil iluin-, ;i mou avis, d'une distribuli.m i, i rciill,- 1 r -\<,U,]r.s prim.iirrs dnjauno, brisi^s el entrant .i:m, ],-m- .111 :iti!,teii<7iI [i.ii-lc dévi- loppt-menl aiioj inal dos oorpiiscidcs ; de là «'siiUe la n'iitidalioii susdili'; II' ivscaii i\si au rrmiraîro ri'giilii'i' i t niiili)rira> ilaiis la grain s ai 110 ou pure di' rorpiis. uli-s, H.ll résulte de lues rccliiTclios sui' les ^rnliirs, à l'i-pmjuu où romnience le di-veloppemenl du germe^ que les corpuscules, une lots apparus dans l'ii^ul, auginentrTon' aussi ' eu SDuiUf: de corptuculii, cl à un degré tel, qu'on peut soupcouiicr que l'inrectipn du jaune lire aon origine du gunne lni-m6mo; en d'aulres termes,, que le germe est prïmonlialemcut înfectt!, et porl'- en lui-mênie ces tor[iu5tules tout ciiiunHi les vers adultes, tous L M'rr^ hitr.U-. nrMM l.'iii p:is dr I n'ul' : l<'^ plu>< uiaLides^ et que l.<'aucou[j. à jMjiiu' surlis, ini:urent. u 11 résulte de l.i que la présence des corpuscules dans les vers à peine nés olTrc une telle évidence des choies, qu'on puut la prendre poiir criicrinia de l'infection des graines, do préfiirepce à l'examen de ces graines non encore écloses. iIéius Irni^ rrdiiTi hi'j. hiir l,n Imiili- il. ]:t |;i ,iïni' ; qu'ils loiimelleat d l'inciihalion, en fi'rrier uu innri, une pclife quanlili dt la grainr à essayer j quits allendent t'éc/osion des vers pour loumelire ceux-ci à l'examen. On en prend un ou davantage, mort ou virant, peu importe; on l'écrase, avec une goutte d'eau ilis^llée, sur un verre Digilizedby Google tO MALADIE DES VERS A SOIE. Ira vers qui n'oiit [ms jiu ïrirlir ilu l'aiil. Inutile ik' Jire que cr luoycn udrira il'aulant plus Ac sécurilû qu'on ['xamincra plus de Tcrs, et avec un >oîn plus grand. » Ces corplIsnJra étant un indiee assuré de l'élat do llépiiril- srmcnt de l'individn qu! les consent, les vers qui aoiit dam ce eas iéi leur naissance ne jKiiirront certainement vivre jnsqn'à la formation du cocon. Et, hii;n que l'aliiencc de corpuscules dans les H'i's R p'inr iii's nc' puisse être regardée imnime un signe cer- tain n de cette métliode. Comme loiit i c qui c'~t 111 ili- vx 1 r.il. l Ut- a i-n ment, ou demandent ii sdu nnpUii ih-s sn iii i ^ qii i llr iir [ii 111 rendre; plus souvent encore ils l'appliqueul mal, i n ^i' pbii/iiil hors des conditions qu! ont £\É indiquées par IMM. \ iLt.iiliiil fi Comalia. L'examen de la graine doit se faire au mois d'avril, à l'i-iinqui- de l'éclosioD, ou sur un éelianlJllon soumis k mic incubation pn> (il K. J«.T, Ja-rutl d'Àgtiabm frmiqBr peor Ir mUi it la fraiiKiTaulDUH, iSGo. UruisT agricali da Wii, 1. 1, p. pghlli i Hcinl]Hlller H. F. Ci- □ igilized by GoOgle INTRODUCTION. il lie l:i iit|-tli..il.' i st Mllvi.' [inr ln^s-])«ii ilr |Ls(mm's. Un p.'iu sYn graiiit, ii iiVsl ]ias ncressairi' d'aUPiiilrT; la nmltiplicadon visible ilia rorjiusi iilcs dans tous les cMiibrynns (juï pi^iivpiit on monlTcri l'iîclosion. Mais quand une graino n'est pas rorpusculcusc avant ion încubatiDn, il faut sp (janli'r t\ dan> un <'i li:mtilli>n de la graine. Si l'examen des einquaiiti' irid'^ nu pi llT^s mts l'elos a dnnuû doux, cinq, dix, . . . , sujois forpusc ulnn\, on dit que la graiue étudiée est eorpusculcusc à ^, ii>, no, pour luu. Ce n'est jamais que forcés par la nécessité que MM. Vittadini et Cornalia ont borne leurs examens à dix ou quinw tcuk pour poner un jngamcnt sur nne graine. a Pour pouvoir juger de la bonté d'une graine, dit M. Cornalia, il convient d'examiner le plu.i f;rand nombre possible de vers ou rail prédire si ccate graine conlicnl un ciiupiiijmi', ou un quart, OU une moitié de vers malades, lelon la proportion des vers et des Digilizedby Google Digilizefl Dy Google ûigiUzee by Google INTRODUCTION. iH duso), crllc de Samt-IIi|ipoIyl<>-.lil-Forl ((l.ir.lj, rrlh- ,lr {;,ii,i;, s Aux divers procddà qno nom tchoiu de puwr en rcruc, oa peut adresser les inSmcs reproc]ics. Ils sonl loin d'ttrc sArs dans leurs indications. Toutefois leur ulilEtô est iueoiiloslalili; dans beaucoup de eiri-onsln 111 es, et i Vn rst assiv. |)cmr riu cjiu'.if;'"! I i'''"- caleur à ne pas négliger d'en faire usage. Mais, seraient-ils c>\eul- et défeetucux ; car leur objet étanl de servir à dislitigtUT h IjoiiiU! graine de la mauvaise, tous pn'supjiosciit ijue la graine n'i.'.ir i t que, mauvaise aussi bien que bonne, clic a été faite. Là est le vice radical de loutcs cei miîtbodci, parce qu'une graine faite est tou- jours clcv^c. Trouver le moyen de confectionner de la graine saine dans totu les pays producteurs de la soie, sans ëlrc contraint d'en faire de ta mauvaise, ïoiU le problème qu'il U\\..iv M. ITnii i Mnii s sV\- nicrs la n.'al.idi!; r^l /a ]milaIjh i ]■ h-u\- sauh coniiaiicc dans une boiiiii; graine cl diius unr .■..lu.aLl,,,, aulant ,„...ibl. vmsîno s ,.o,„liu„n. n.lu- L<' ^nulir m, Oi-m!. ir|).nu[ii .sur li's >i'r!^ 1i>v<'s sans plus iti^ siiiivs. Les ruiiiigatioiis gaxcusos una lii-u i un marché Mhre dont ].: souïouir inc^rilo ù'iu-i: tonscrvi', comme prouve do l'in- ticril ipic (ii>iiVL'rni:iiiciit Irançais a pris a la terrible crises que traverse la srricictJturc. u Dans le courant de l'année i863, M. Onesti, do Viccncc, til proposer au Gouvernement français l'adut d'un procédé- destiné, selon lui, i combattre nvcc cerlitude lapébrme. Malgré des doutes qui ni: si: siinl i[iie tni[i justifiés, et pour ne négliger aucune occa- sion pissililc (l'alti-iiiier l'n qm'Iqiin chose les diisostres dont souf- dans le ets seuleineiit où l'ellicar il.; dn p.oiédé sv.iah reeoinuie, à snllidler une Indemnité de Soooou fraiics en fateiir du .'^éri.:i- cultc;ur italien. Des CKjiérk'nces curent lieu dans douze déparle- DienUi. A l'uuanimlté, une Commission centrale constituée près du Ministère do l'Agriculturo ponc rccndllir et juger les résultats obtenus déclara Iciirocédéabsolunicnt ïneificaGC [a), n Malgré tant d'essais infructucns, chacune de ces dcmièrcs année ^ ^1 été marquée par l'annonec de quelques spécilîqucs nou- veaux, l'iiriiii roiiv qui ont Ic plus occupé l'opînion publique dans nos dépaj Li iiir'iiis séricîcoles, il faut citer la créosote et le \l. ILMianiii, professeur ii ia Faculté de M.Vlecine de Mont- (l1 «.Rtnic, Mlnillred* l'A|jrlcu1tiini, nippDrlii1'Einp«r»r(Wrt. II, p. tS). — On Irsunra i3tni \t Ueiiagrr tgriceli ia iliJi cl ilaiH la OuRiEB dg M. ds QualrofoGA dlfer* BapjwrU hir ï'anplol du Hafra fli du ptadroD. Il m'A pvu Digilized by Google pidlior, conseilla l'emploi de fumigations ili; tiiiosuli; avfc uuc IcMi! iiisisiaiiri' et une si grande aliuiulanci; d'ai'(;iiiii<-iil5 , tuus lonilés, il ost ^rai , siii- des idées préconçues, que les provisions ài: tiate su lifta mu, faites par lus pliarmaeies du Midi, en augnieii- lêrcnt le pris. Maïs deux aimées apris ecs publicationa spë- cielttes, il n'était plus c]ucslion du laineux spécifique. M. le D' Brouzct, niédeciu distingué de ta ville de IVlDies,-fit, tlii son rûlê, l'aiiramee éj;.ilenieiil ini]i prématurée du nitrate par une Cuinmissîoii do la Sitiété d'Agritullui o du Gard. L'en- goueiiH'iit pour i:n drogues prit du telles proportions liaiis le Cianl el dans la Drùiue, en l8G; et eu iSGS, i[Ue j'aurais été blàn.é de DC pas me livrer à des expériences précistïs puur m' assurer de leurs efléls. Couune on devait »'y attendre, les rëeultats de mes observations forent négatifs. En voici le re'suiné : Sur les remidei au nilrale d'argenl el à la crraiule, pour guérir /es maladies des vers à snic i . — M. le i)' Itrou/.et, de .Ni mes, a Je n'ai pu rcprockiire tes l'aiia, à quelque doie (]Ui: j'aie eiiiplr>yé ,„.,,bnl .. , iulil* |,r.p„., li m, rfl,: !„.il ,,„i,ri,. |',., 1, ni™ d-irgoa, ,œ .mv.il plu. 1„ g™,.i.«™™,l ii.l.id Ji, v. r. Au.,i liniïsait-clle, au lioutile qucdques jriurs, par le sangler en quelque sorte, de façon à le faire périr, ou, du moins, a hâter sa mort. Lorsqee les taclic» de pébrinc ont disparu, n'a-t-on pas con- fondu la quatrième mue avec reflet du spécifiqucP On sait qu'A la (0 J-illa«ue Mou» Comica •(riosIad'Alili, diniitiësiiadu i"îuiii iBOS. Elis al «InlU dam Ai/Jeflm, I. VII, p. 179. » UA.LAD1E DES VERS A SOIE. luitvilcs inuus li's laclicï nVs,i!>t<'iil|ilus(:t iiii'Iti'iit i|Ui'l<|ii>'-- jmiii à se moiiU iT do iioini au. J'ai iiiil lU s r loin s ijiil m-- ]>.ii .Vif- àom:s ïariab!c!s, depuis Ôo ciiiitigraiiiini:s jiisnu'n i graiiiiiicjs [lar litre] , et j'cii ai bumcctû des fcuilli» du mùriors ^uo j'ai duonées k manger h dus vers iaios; tous Binn exception soDt devenus trés-corpusmlniix, lui l'yal ilts niùmcs vers auxquels on avait conlînuii les i'''|i.L- il<' li'iiilli'- s.iii^'s n'ont rien jirt'scotii du pareil. J'ai fait ég:il.-;iiriit il,--, , i ii nt i's, suivies avec suin, au sujet des vapeurs dr i i iii- i i il'.ii iih' pliénîque pour Giuptdicr 1g diiveloppciiii'Ul dr j.i iiml..(lii:ili-.. i i>r|iusoulKs. Dans <[c;iiv cabinols conslruili Wul usin és pour <■(■ gonro irrxjirHriucs, j'ai iM. v<' j.lii- sîeurs sortes d,; ^'lahics l><»jiu:s ol iiiauvaL^r» , u><.'( .-.'Lie M:iile [lillërtincc qui: d.ni;> l'un d'i iix j'ai réiKiiidii par ponîuns, durant le cours de l'LVIiiralîiaj.iin lîlri'di^ crik)SDtect 1 80 grammei d'avide plitiiiquc (TÎslalii»', l'ii .''r^Uiliiiii alcoolique. La dîQérence des ri:sullals a été iit-ti' si^iisililr, mais dans tous les cas Cn faveur du ral)iuet sans odeur. L'etiiploî di' la rrêosntc parait donc plus nui- sible qu'utile. Dans niaiuti'» r^>p.Ti.'ll<1's, j'ai dunui! à manger k lesquelles j'avais déposé dt/iiiiLÏi' {|ui régnait ■ur les vers à soie. Les uns cherchai eut iXn icniéiii», mail on «n avait d^à pit^osé et praliqué nn si gi'and iicniiluc sans succès, que l'OD désespà^t d'uriTer de ce cùté à unf sutulion satisfai- sante-, les autres, plus volunlicrs écroulés, l'ssayaii^ii n i'eiivi de avaient pu s'apcn cvoir, ainsi ([uo jo l'ai dcjà rapiwK', que, par la seule ilillërunce des graines employées, on obtenait dans une même localité, dans une niiiine iiiagiiaucrie, de tros-almndantes ou de irik-chétives rccoltea , Itien ne pouvait améliorer une mau- vaise graine, nî la nourrilnrc, ni lo mode d'éducation, et les bonnes graine» ctmduîiaient i des succès souvent extraordinaires. MALADIE DES VERS A SOIE. niuiis. PiTsriiiju' ii avaii jiiii[ui--\:,. h pnLii'iiic lU; suivrcdcR ex[irricric]c's pri'cisus p>uïaiil c oiiduirt à uii but connu el assigné à l'avance. On altcndut du temps ou des cllbris d'iutniî va rcmèdo aux soulTranci». Ce n'est pas que les Comice* igricolci ou quelques individus isol<>s ne se livrassent, chaque anncc, à de l'ul ar les récits et les affiroiRtioiMsans preuves d'une inuhiiuiii' de brochures etdejonr- □auKquolapcnislaneedn iléaii aiiiït fnll uaitrc dans tolu les pays sériciEolei. Ces àrrits se cuinplnii^ut par l eiitainei. le rûsolus d'adopter une ligne de conduite bien dilFfrcnte. Concenlrer mes observations sur un point déterminé, choisi le mieux possible, et n'en abandonner l'étude qu'après avoir établi quelques principes qui permissent d'avancer d'un pas sùr au milieu du dédale des idée» préconçues, tdle fut mon amlntïon. J'avab lu à Paris, pendant les préparatils de mon départ, les Ouvrages de M. de Quatrcruges sur la maladie des vers i soie. Un passade d(^ srui premier Mémoire avait partieuli ère ment attiré auteurii comme un elTel et un indice dii la maladie actuelle, bien qu'une grande obsciuilé régnât encore sur leur nature et la signi- fication pradque l. t',i-r- nalia. Leurs pointes n'ont rien de fixe, ei présenleiil si jw-u du stabilité, si peu do consistance, qu'elles ne se détaclicnt jtmais du ^obulc modifié qui leur donne naissance. Le iiiscnt-cjlcs, elles ne sauraient donner naissance aux corpuscules vos pnr P. de Fi- li|i|H, |):ir r.Driinlia, ri'trouvi'S |iar AI. Ij'Iirrt, vl que j'ni égnlr- clicx tous les vers malades. Sur ei- point, mes oliservatiniis m: s'aceordcDt pu avec celles de mon confrère. Plusieurs vers même fortement Jidbrin^s, dont j'ai examiné le sang, n'en présenlaîenl aucune trace. Toutefois je suis le premier à roconnailre que, n'en ctieriliiiNi ailleui-s, ci' résultat u égal if m: saurait intirmer celui qu'a niuioui é un naturaliste liabili'. et dont l'attention était dirigée d'ui... iiiauiùre toute spéi ial<> sur l e [loint. » M. LcbiTi regarder ces eorpusi-iiles comme (les eryptogaines obscrratlous persuuuelles ne me permettent paa encore de juger jusqu'à quel point cette déu-rmlnalion peut être fondée. Itien cer- taîneaïcnt, par leur forme et leur manière de se comporter, cr's corpuscules dilISrBnt de lom les antr«s éléments de l'organisme considérés comme normaux, et aussi des divers ]iroduit5 de la 'seur de Zurieli. Je me iMiruerai d'aillc .ii h à éi.u lli e ,U .li.tms. .■! n;nverrai le ierleur !, l'Ouvrage u.fme de M. I.idiert, et « œux n puissi- être n'yaiiii'i^ ciiitiinc! caratli'i'isliquc d'au- cuiu: a lli'ction particulière. Celle manière de voir s'acrorde inluux que loulc autre nvcc let olwcrvations de M. Fitippî et avec les faits que jn viens de rapporter ; aussi, su is-jc dispose à la regarder Je m'arrêtai an jirojct, iiravianiriMiu'nt cxrlusîrde tout autre, de l'cKamen des questions que soulcvair la pn^scncc dca corpua- culcsdanlil l'agil. Mon premier soin fut d'apprendre à h's i-i'iuiinaiti i: et à dis- tinguer, dès que je fu» installé daii» uni' |>c'tllc iiiii^'ii;in<'i Ir, pri's d'Alais, au eommeiiccjnent do juin i86S. Ju iiijisl.nai iiicntot -i la suite de toutes les personnes qui su srmt occupéi:.i de U'ur éliuli', que, chne ecnnius vers qui ne peuvent monter n la brnjèrc, ils existaient à profusion dans la matière adijwuac placée sous la peau, ainsi que dans les organes de la soie. D'autres vers, d'ap- parcneo saine, n'eu monti^Mi iiL pas du iimi. l.e ré.sullat fut le même pour les cfirysalidi'i .1 li s |ia|iilliiin, vi rri'<|in-im(ii'iit. la présence abondante des ciu-piiM iilrs mim Idait aiir un éiali-ii- dent d'altération des sujets Miiiniis à l'exaiiien rni. rDst'ipique. Les fait a|ij)eler la maladie du nom de pihrine, ou de maladis de la l|uo depuis in:>6, .MM. Curnalia cl LcU-rt les avaient qualifiés de .lignes visibles de la maladie régnante; qu'en iSjy, le D' Osimo les avait découverts dans l'inlérieur des (Eufsj que Yittadini avait, en l8îg, fonde sur cette cdiservation une méthode OigriLzed û/ Google LA FÉBRINB. 93 -de distinction de la bonne et de la inanvaiie graine : néanmoins, dans ce centre séricicolc i>nr cNcclIcncc do la rille d'Alaia, lu sein d'un dcpartcmc:nt dunt la fortune ■gricole est presque entit- rRDicm dans la eiiUure du mûrier, jicrsonnc encore n'avait vu au microscope les corpuscules déjà tant Audids ailleurs. A peine comptaît-on dans tonte la France quatre ou cinq personnes qui s'en étaient occnpécs. Vax ddjà rappdé Icnrs noms, co sont : M. Joly, professeur à la Farutli' di-s Sricncc-s Je Toulouse; M. de Plasniol, niairi! CUoni.Tar (AnI.VIi,. ; .M. ,Tulw d,- S.'VIli'S, ai;riqurs, il y avait duu\ l'ilui aliiiiis : l'iinoatln'HT; l 'nuire oU'rant des vers après la quatrième jntii^ i^t di'iuiit, snus peu de jours, monter à la bruyère. La première cliainbréc [iro^ciisît de (■raiiiiia du Japon jiorlant rcstampille de la SoeiiV- d'Anlim.ilatimi, l'aiilri; graines jajio- naises de reproduction, qui Bvaii'nl élc fournies par un marchand du pays. La première cliandjrùr avait trèt-bieit marché, et ou commençait pour co motif un graiuagc portant sur 3à kilo- grammes des cocons qu'elle avait produits. La deuxième cliaro- llrée , an contraire , avait le jJni mauvaise apparonec. Or, un p\aniiiiflnt au micnisrnpn une multitude de chrysalide» cl de pQ^iilliins de l,i ili.imbri'i' qui ri'inplissait di: Joie son propriétaire, j') hiiijt.iL . ^Hiiii' ^liii-.! liiii' oii]^l:imiiii'iil , les corpuscules dont je di' |>: Imxs papilloni, mime les Un miii|iii iLil K.iil I itiii'E.'i ijur ,\r.^a'il otirir l'uludi' des axoii» (le la iiinii\:ilsc' l'Ii.iitiJii'i;!', I)i-s li'ur a|t[iaritiun, Jl' tii'iriiijirussai du 1rs rihsi'i'i (T, i-l sunvsuvcmcnt ù leurs divers Âges, d'aboitl les ii'i> priidaiit i|u'ils filaîciit, puis )« cIiTysalides et unlinlta |w- )>illijii>. l'.-it'iiii IcH vcn filant leur soie, bon nombre continuaient ilr ur mi>]iLvri' ni ni corpuifules; mais dam les cUrysalidM, -iiiiiiiii U s invalides Âgées, les coq>u5cuIes élaicnt fré- i|Lii m- : I iilîit. [i:!' iiii M'ul des iwpillniis n'en était privé, et ils y du l'alliiililinïniii'iil de l'atiiuiai, mais dans la vlirysalidi!, dans la chrysalide n nu n'rlaiu agi-, el, mieux cucure, dans le [)U]iillou. Sansdniilc,la cciiislîluliand'un ver peut être assei mauvaise pour que, déj à l'élal du ver, il montre abondamment les ooqiuseules, et qu'il !»• puissi! (ilir sa soie; mais il nie paraissail que c'était là, en quelque sorte, une mreplîon, et que, le [dus souvent, liis vers sont malades sans qu'il y ait de signe physique qui l'Indique, qu'il en est eueore de nu>inc des cluysalides dans les premiers jours de leur existence, et que le caractère de la présence des corpus- cules dtivient un indice manifcatc du mal larsq;u'on le recllerclia dans ]('!> l'Iirv^alidi's iigéi» et dans les irapillDiis. Au ili' Mio de l'industrio, la maladie n'est redoutable i|ii'.uii 1'' wr <\st asscx aOaiblî potiF qu'il ne puisse Gler s:i wif. Il iiLi|irirli'i.iit jii'u, à la rigueur, qu'une maladie aflcelàt r;iiiiiii^il, s'il liiiijiiurs faïn- son owou. de]iouvoîriiioritor iilu liruj lit, qu'il jirmimdra d iiiii- urainr issue de|>ai'entspliufhar(;ésili>)>orpu3LuIi;s au moment de la loiittion de reproduction ? En deliors du raisonnement, tous les Talts m'avaient juru conduire à cette manière de voir, et j'arrivai oinii à penser Dignlzfid ûy Google LA PËBRINE. sa que la maladii! devflil élrc rcgardiii! comme afltctant de préfûniiice la chrysalide et le papillon, rju'. ri d'autri's ti niirs, l 'i'sl à l\ii ap|>.in'iilL'. i t sansdoiiU' luasï plui dangereuse pour sa [wiltTili', Les filu et lc9 considérations qui prceèilciit, exposés dans la Note que je préuntai an Comice agricole d'Alaîs, le 16 juin 1 865, et i l'AcadAmo au mois de septembre de la m£me année, don- naient à l'étude de la maladie une directîan uonvdlc ; îls parais- saient conduire aux principes suivants : 1° On avait ton ili- c:lii'j'i'>ii'r excluùvelneut le signe du mal, le curpustidc, dans Iri ccul's ou dans les vers ; les uni et le> antres [louvaient portiT en eu\ le germe de la maladie, lani oflrirde corpuscules dblincts et visibles au microseopc. 3° Le mal se développait surtout dans les cliiyailliilcs et lea papillons ; c'était la qu'il fallait le rcclicrclicr de préférence. 3" 11 devait y avoir uu moyen infaillible de se procurer une graine saine, en ajanl recours à des papillons exempts de cor- puscnles. Je m'empressai d'appliquer ce mode nouveau d'ditcnir des graines pures, malgré l'état très-avancé des éducations et des grainagcs au moment où mes études m'avaient conduit i l'cuajer. Mais le mal était à généralement répandu, qu'il me fallut plu- uenrs jours de rccherchea mîcroscopiqnci aMÏdues pour rencon- trer, BU milieu de papillons chdsis, denx on trois couples ptîvé» de corpuscules, A supposer que mes premières observations fussent exactes, ce que de nouvelles études devaient in' apprendre, je n'attendais du proi^édé de grainage dont je viens de parli'r que de Irèn-laiblcs quantités de graine saine. Mais eelle-ci, au point de vuo delà oounaissann! de la maladii', )inurrait avuir un grand priv, parre de sélection auquel m'avaient londuit mes premières reelicrcbes me semblait avoir une importance jilus seientillque qu'indus- tridlc. Nons reconnaîtrons qne ces premiers aperçus ont pris, avec le temps, des déreloppements imprévus, et qu'il en est ré- S8 MALADIE DES VERS A SOIE. ivdlé une mttlimli; de grai"a|;c aussi |ir.iiï((iir rjn VfiiiMiT combattre la pcbrinc et on |in'vi>iilr li' n toiir, § II. — ElUUII DES WTUIULISTES nAllE>S *l ï-l llT DE U l'IltBESQE NOUULB DU GDIWeCULES ItMii LOS PAtlUJlVE AVAKCKÏ AGE. La Commun i [nation dont je viens (le rendre eomptc snsrîta dn nombrcusrs cnliijiu's. On Irmiva t'tr.iri;;!' i[\lr 'y fiissr si [ii'ii .111 >in rcndtal praliqiic dans la dirrrLmn où ji; mêlais eiigagu. Que mon ignorance fui Hra'"''' 3ii siijia des ii tUer elivs sans nombre qui avaient juru dq mis quinte anrii'os que durait lu ni.ilaiiic, rien n'était plus ïrai, el j'en ai dit assra les motifs dans la Préfare d,. cet Ouvrage, pour qtlO je sois diapenaâ d'j reienir. me per- mettrai Bculemmi, A cette occasion, do rappvliT c|ii'a|>i'és l'inti- tation que m'av.iit faite M. Dumas de m'oceii|"T de ee siijel. d'autres idéi.s que c elles qui vous ïii^ndroul de vos propres obser- vations. » La justesse de ces paroles devait bientôt se coaârmcr. En elli^t, les tiaturaliatea italiens qui s'étaient occupés do rechor- cbes sur la maladie n-goanle partageaient l'erreur qui avait él6 commise, en iS5o, par leur compatriote M. Filippi, à savoir : que les corpuscules existent nornialement dans les papillons saina, que ces papillons peuvent bien n'en pas oITrir quand ils vien- nent de naître, mais qu'il sulllt de les laisser s'avancer en igf' pour qu'ils en contiennenl. Selon M. l'ilippi, les eorpuseules se formcraiRni par une aeiïnn ré^iv.sti\e des tissu», ei, dans les tees eux-mËmes, ils naîtraient faciletneiit |iar une diète prolongée, autre erreur qui avait été introduite |>ar M. Guérin-Ménevilk-, ■ J'ai déjà mentionné l'opinicm émise par M. Comalia dapa sou Digilizedby Google LA PÉnniNE. S7 (irand Ouvrage iniituli' : Monographie du bombyx du mûrier, pu- MLt-AMilnii en iHj6: « On trouïi', dit-il, dans Ir saiig des vci-s ù soin, dn trés-pclitcs granulalinns fuit remiinjualik-s jiarli'nr niouvcinditvibrntoirc OU brownien. Lcurfonnu en quclquefuis spliériquo, mais plus sou- vent oblonguc; ce sont comme de pctils cylindres leimméa en poÏDtc. Je suis aussi porté i croire que les prëtendua globules ronds ne sont aulrre que ces pclils pylîiidrcs vus par I» base. Ils sont Iranspan'lil!;, lioniDj^nics dans leur structure, et OBdII.'nl pcrpet«clh-m.-Til, bien .|ii'il> n'.iient pas dr < il^ > ibrEitilc-. ni ilr contirniiont un p. tii nmil.r.- dr re, < «rpnM iiIrs, ni je U-s rrgarj,! comme accidentels. Ih <-(insiilncnt une liji me rcgrcstivG des lissua, et c'est jiourquoi nu les loît si' déïclojiprr cl devenir tria-abon- danl.s dans les vers nllàiblis pur l.i diète i>u la maladie, et dans les papillons qui approclicut de la lin de leur vie. » Cette métamotpbose progreisive est l'ofSce det tubes do Mal> piglii, lesquels sont riches en corpuscules analogues à ceux que nous venons de signaler dans le sang, et cela, niâine dans le ver sain ; ci;s (■oq)USeuli's sont n;jc-l(-s avec li'S exrréini'iits. Desséchés, ils ont l'aspect d'une poudre bl.inel.e. Si on l'Iiumeete d'e.iu pure uu très-alcaline, cette poudre rcnail , pour ain.sî dire, ii la vie, c'est-à-dire que oes corjiusculcs se reinetlcnt à vibrer comme en premier lieu. ' M Quand noua parlerotu du papillon, nous verroni que les lo- bules graisacux, les tissus de beaucoup de viscères, les musclcs, l'intestin grftlu, cl aurlout l.i i;nii»le poelie du er' r nrii en sont remplis. Le liquide brun ipi<' le ^j.ipilli.ii n'|i'ti<' jiar I ^mus, r di- verses reprises, t it forir Dans unir Nute coiimiuniquee à l'Aeailémie des Sciences dc Paris, en i8:î8, par le D' Ciel One, il est dit que les corpuscules a>mmt^ chez les vers malades et les papillons, et qu'ils constituent un «ilémcnt organique du ver à soie. Dans un dca Clia^àtres précédents, nous avons vu le D' Vittadini DES VEHS A SOIE. afGrnifr « qu'on Imuvc' niiialamiiioiit lus curpuscdcs chea les papillons sains vers les di^rnivn mumciils de leur vie a. EdOii en 1860, il. G)niali:i, dans s> Pfolicc ajant pour objet de faire coimaitri! un nioyun de distinguer la bonne graine de la mauvaise, a'KXjiriinc de nouveau en ces termes : « Que les cor- pus tu les puissent i^lrc un produit morbide, provenant de la dimi- Tiiitioit ili's fiira'.! vita]i:.i, oti en aurait la preuvi' dans celte cir- i-onstauce qu'ili ti voùnt auui dont Ui papilUnu avaiidj en âge et foui à fait laint d'aiUean, d'abord dan$ ht (imm, «ntuit; dm* le tang. Ctlan» me permit pat dt proposer t'*SMntm 4» papiltonpMir gtic l'on puitta H /nwtoncer nir la gratn»; dan* ce cas, de graves erreurs pourraient en résulter, ehose véritablement regrettable. iKlK^ rt CiTlaiits .{'eiitir uu>: allèrent mùmr plus loin; ils (j|]jiTtèri!ia que le (irofessuur Csiuoni avait cssajé, en |863 el I lie (airo de la {jraiiie saine, d'après l'indication de la Note de M. Comalia que je viens de nienUonncr, el qu'il avait complè- tement échoué dans cette tentatitc. C'était vrai, ainu que je l'n indiqué à la fin du Chapitre tt de l'Introduction. Dans son Rapi>ort aniiucl sur l'année séricicole i863, M. Cor- nalia s'assoeia aux eritiq lies que maûimmuniealion à l'Académie avait soulevées. 11 olijei ta que mes rllorU seraient vains, que les lers l'iioisis devieiidraîenl malades, i]u'il faudrail avoir le moyen de maintenir sains les vers île sélection, de manière que les cEufs sains pussent augmenter en nombre, qu'enfin MM. Bdlotti et Cantoni avaient déjà échoué dans des tentatives semblables (■]. La question est jugée aujourd'hui, et je suis heureux de pou- voir ajouter que, dans l'opinion actuelle de M. Comalia, ma pnbli- U fois scientifique et pratique du problème (a). (i) amxHU, Xmfparnar l'niiin^ritialt A 1B6S; MUu, tSH. (1) FBÎrUhUnieX CoiaïUi In nsbdBBin 1869, npnaullst, II, p. 106. LA PËBKINB, naturalistes italiens que je viens de citer, qui: Je n'aurais pas lié' ■itû, sans doute, à considérer comme cxacli les faits signalés k diverses reprîsts par di's savants aussi exercés dans l'étude de* ■ 1. .««mlurr, «il p.r pi,ù,o i l'.il,, l in „l,j.l <,«i o„ il.it couVLTt. Cusl dune une erreur de eniire que les eorpusculcs soient normaux dans les vers n soie soumis â une dicte prolongée, ou dans les papillons sains avancés en Âge. dé|mrtniiii'iils di: pi'tïti' riiltun', >oiis conslali'rons, l'u ciiiii-c, ce fait d'une grande ulïlitc [)raiii|iii' (|u'oii |ieiit augineiiier h iiiliinlé le nombre des elianibrées placées dans eus heureuses ccinditluns. 11 sera démontré également, en ce tjui concerne la présemv des eorpusculcs dans lus ucufs, que Jamais les papillons privés de cor- puscules no donnent lieu à na seul onifolU'aiit la moindre appa- rence de CCS petits corps, non-souloment dans l'embi^on, mais aussi dans lc:s vers examinés au moment du l'édosion. Li'K ])r(i[)o.((;im>ii r j'ai r'iU-, n M'- connu que les diîjcclioiis rendues par los papilll;l]^, .t\Miii un apii-, leur aCFOUplcmCiit, peuvent rcnfunncrr des ('iiM'uIr.~ [liii liiis i-i, très-grand nombre- La planolic ci-jointi: n.-prL'SRnlc laoïaticrcsiilido i:iisus|H'iisiiiii dans lu liquide rendu par un papillon trés-corpusculuuic.  cùtti de la poussière des sels uHqucs qui troublent et colorent le liquide, on voit un trèa-grand nombre do eorpnscule*. On conçoit aisû- meiit i]iie les leufs salis par dc telles déjections doivent avoir des t'or|)iisciili'i à la aiirracc dc leur coque. Tel est l'accident qni a induit m erreur ALM. ISvubanip et Broniet, qui paraissent avoir ignoré eetle particularité, car ils n'ai font mention dans auciuie dc leurs publications. g III. — LOBSOUE LES PAI1tLI»8 SOSI caiFUSCI.'LEUI, LES tKUFS QUI PHOÏIËBSBÏT rBInSYT im EXEMPTS DR COBPl-SCULÏ». Je dirai, en preiriicr lir:ii, l'oriiiiii'iii ri iiiiiT, l'ii iHjo. Lorsque noits iraite- qu'ils so prusciili'iil sims plii>imi s l^ ili-din ii. Ils «jiit lirM- lauts, à contours trus-aeiiiM-i , pri -(]ur rmi- ^i ii.Iilaljli s li's uiii à céder an moindre ullbrl el ù m- rJjiaiiilri: par myriades dans los liquides, si l'on vient à décliirer les tissus qui les contiennent, ils semblent âtre d'une homogénéité parfaite, bien qu'il soit possible d'j reconnaître un eonli^iu ayant la Forme ovale cl régulière du .■orpustule hii-rut.if. Telle rst h marilèr.- .fV.(reli,il.iluelIe dus LiODi H nfitDT I nUfl nu. En un invli fl'at taujonn par Je ddlkitl quï Ja lulidio lUbutB ot non par le deboHi aueptJ dim 1h ch iTinDculallDn da carpuicul*» pur pIqlN d( la lim, drcuilUue que j'eiim[nenl dini un CIiD|i[|it nlH«qii«il ot qni a échappa ain Abu Autoun qne je tIoih do nommer. 61 HAIADIB DES VBUS A SOIE. corpusruloa. C'csl i^clli; qui: tmit li: moiiilc i-iiiinaît. On pourrait u|ipi-l(T i rs nirpiisruli'i, ciirpiimile! eduilc. mi inii^iiM ciirputmUii ta IWiiiu i:l h dinicrisiuii cli's i-nrpufii'ulcs brtIUntï, leurs cuntomu i>u plusii'urs vocuoIps rangnus suivant le grand a\c i1u coriiiiscule. D'autres fols iU sout comme gélatineux, pres<|UC indiitincù, CD- gagci dans l'âpaÎMcar do* tUius qu'on dirait truiifomids dans la matière mtma des ctN-pimulca. lit no sam plus libres d'aller et diT venir. Sous ces dernii'rv» r»rmC!i, les corpuaralcs ovales sont Irèt-ji'uiii's , iijiissaiii.- ■ il.', -1 Vini peut sVNpririirr ainsi, h IVtat (le gernii i : llL.)i^ 11.- ti Iiit>mi ilvsumiais que d'un temps itctti'lé de eoutour des eorpuseules que je viens du uonunor eor- pumtl»! vitax (i). Aussi i:it-il cxtrËmcint'U rare de rencontrer les corpuscules exclusivement ions les formes joimcs. Ils sont ordinaircHienI aec'o m paginas des eorpiisriiles ngi^s, rp qui tient papil inll-^ii, il ii'.-l pMS i.éccssiiiie di' se donner la pebe de faire ..liyii.V p„iii' e\hftire l.'l .m tel lissn, afin de le plaiTi' sous II' iiiiiTijseupi', » moins qu'on ne veuille rechercher les i rii'jinseules ilniis on organe pluti'il que dans un autre. 11 suffit de liiiijei' l'iiiJii'eLe dans quelques gouttes d'eau, l'aido d'un inortii i', ei de [«iriiT une goutte de la bonillic sous l'clijcctif du inicroseope. Le» eoi puscides adultes détacha au moment de la déchirure des tissus se montrent partout dans le liquide, ce qui n'arrive pas aux formes jeunes dont j'aî pai4ë. Aussi est~il rare (I) Les «ipuKuls Jeunes en nie de rflprada^tan n'ont pu loujoii» la forme nvs1eudiiioM.'i niieiiv di^lîiiii's. Supposons, par exemple, qu'il s'agisse du e)iaiiip que icpri/M'iitc la planche photographique ci-joinle. J'estimerais qu'il y a en- viron dans chacun des quadrants de ce cercle cent corpuscules eu mc^enne, et j'inieriraii dèi Ion mr mon n^pitre, pour cette observation, le nombre 4oo. Quelle que soit l'erreur qu'on puisai; commettre daiit cette rapide a|>préciatîon, elle ne sera pas bien (iTLniuMucril de l'orili e <\r i elles qu'on pourrait faire en compa- rant, :i[>ris un leirips plus ou moins long, des observations qui . auraient été sus, dos amas d^ eorpiisiides, ciu que l'i'iix-i i iia;;eairm [i rs-uiiiniiiTux dans li» liquidr* de l'iii- sei'te, ji: uiiLais : corpuscules à profusion. !à\ j'élais obli^-é de cher- dia ûlémciils de rcclieidn's [miii' j'aum'i; siiiiaule, en faisant poruir rellcï-ci partie ulièrcmrnt, ainsi que je l'ai expliqué ail- leurs, lar des graines appartenant, les unes à des papillons privés de corpuscules, les outrca â des papillons plus ou nioins corpus- culcux. les graines jaunâtres, lii'uiics, dépi de mauvais as|icrl ma- I. □ igilized by Google uo UALADIE DBS VEBS A SOIB. ^- ! Fcm'Ik. CorpuKulci i^wfiulon. 1- 1 irait. CoriMKut» t ds phcH rM- 3. 1 Injnto. X, la i6 Oiricr. . ^ JVb^. BfliiKOUp â9 corpuKnTff, 1 Frinrllt. Cflrpuuulei h profUlIiHI, 5d, ]fl premier Jour. Sa, [ CorpBKvlH i praOïilDn. ' { Frme/tt. CorpHicalafl Ji praftiiiDn. liilflire, fl n la graiiip i.<)rros]i(iiiJaiiH:. Ccsl jiar ili's (iliscTïaliuiis ui'iU' riniurt qu'on jiful si: ruiidru fai'iiiiriii'iit mmpU: ilf crlto l irconstaiii r curiruso, qui;, dans Cf!r- iDoins charges de curpusruli's, taudis qui: la graiuc cxaminLt: l'année suivanlc se montre irés-peu corpusculcuie. 1 1 r ■ ■ \ ] \ il! inni h-ii II ii lit \ n § i s 1 1 î Mi: Mk \ ; i 1 1 ! « ï ^ >\ f *■ * î s S" 8 5 ! i-: 1'^ Digllizedby Google LA FÊBRINB. On voit ici toute la dilTùrcncc qui pout c\\aif. lii'lcrmination du iioinbrpdcs a'ufs i orpusi iili^iiï ilans uni- i;riiiiic, pr la méthode ililicnnc. donne clrs n-sullais v^iiI.lIiIi's iiiiv l upoque de I cxameu. La proportion aii[)ar<>ini; lii-s suy ls mr- \ I , 1 m I ' I 11'' Ij 1 I, 1 il I < I f I |l ^ I I I I 1 ! I I clair que si. dam un ie contenu de l'ceul'hrojc délayé datit tfne petite quantité d'eau c«t lellement faible, que, le plus souvent, ils ûchapperont n l'obscrvalioii , Or il est biun ccTtOÎn C]1U' Ii's iLl iiiisriili-i III' -ir mirlliplirul jimir ainsi dîir pns dant fait a\c;t inio rapiilili' cl uni' ïnUii.siU' cxinuirdinaircs. On tx'ul graplip en disant qu'il cxïslf deux sorties hicn distitii U's di: graines pusi'ulcux, les autres do papillons qui le sont à un di'{;ré plut ou nirjÏMS manjué. Ce résultat inlirnie à eertains éjjards la valeur de la méthode d'e>.auien niirroscopique des œufs pour en n'i onnailre la qiialilé. Ou rie peut douli^r qiii> des n uls non c nipnseuleiix l'ai'ilemcnl que les sei unds, et ils donnent lieu à ii<:s ver.i allàiblis qui ont peu de réiiitance contra les inflitcuccs d'éducation déTa- vorables à la bonne marche dei ven; ils >ont plus nijtds par li 70 maladie; dks vnns a ^oik, im iiu; au-i mulaai.-s .i< (J.loi.l.'U.'s. On i-n a uni- piuuvr frap[)aiUi- .laiis Il-5 «iu.-ati«.is d« ponU^s cor|>u5tuJeusc;s. Lr, ..vEn-iu nus ciaTAi\s cis ima (eL'FB cokpukvleux, et dais d'iithes, des oti rs psivis de cok- evamiiiait au luitrosmpL- um; siiulti; di' sang d un corloili nomlirc d'etilre eux, et, suivant qu'on voyait ou non des corpuscului, ou jugeait que les vers étaient maladn ou sains- J'ai déjà dit que, drà mes premières ulismaliuris, j'avais eiiii- slati- t-e foit remarquable que, mfme dans uni' clianiliiTi' malade, et à plus forte raîsmi l'ii iimi état, la ^i-.imiI< iu^ijih iii'. di s i au momeiit de la moulée, pouvait ne [las olii ir ilii [ont dr rui imsi ulc-, taudis que toutes les ebrysalldes et tous les papillinis pioveiiani de ces vers en éuieut souvent remplis. C'est donc, disais-ju, daps la chrysalide et le; )iapillon que se développe de prérércncc la maladie, et c'est là qu'il importe le plus de la rcelicrclrcr et d'en On sait que la dir^ salide, selon les rares et le degré de tom- pi^ature, met de cpiin*i' à vingt jinirs à se li ansfornier en pa- {ûllon. En cludiaut l'époque d'apparition des corpuscules dans les ehr]rstdides pendant cet intervalle, je ne tarda! pas à rccou- naitre qu'elle est cMcnlîellcBicnt variable. Pour une édnca^on' LA PËBSINB. 7 délcrmini!c, Unliit les corpuscules si> luonlrcnt dans 1rs i-hrysa de nipondrc à ia qucslimi ^ium'u ji.ir Ir lluv iiii |>ii'-i'iit |i,7i:i graplic. Toutes les fois qui' ii's mrpiisi ulcs aumm .liiiiaru \isi blcmontdcjà dans ies clirv sali des jnmcs. les inils des pnj Luini^ en pliis »Li muios granil nombre. Au contrairu, ils le miiiL pi ii un ]>a> du tout, s! Ig« cor- pUMldci ne se montrent qiif iiic année (i). Elle est relative H la prépondérance considérable des femelles sur les œàlcs pour la propaga^on des corpuscules. Duc graine issue d'un couple dont le mAle est corpusculeux à un trèl-liaut degré ne renferme peut- ilrc jamais de corpuscules, si la femelle en est privée ou A peu près, et cette graine est ralt^Tcmcnt bonne, dn moin) U maladie corpusculaire est absente. Toutefois, co sujet exige encore quel- ques études complémentaires. (i) ï-hV 1. II, p. Jilt. 7Î MAUniE DES VERS A SOIE. hci cuiistatntlons siiii .niili's ii<: laissent jms iJo Joute sur fe que 1er des corptuculei à tous les à^vs, rt que si rllcs on roii tiennent dès les premim tcni|>5 de \i:m- \\f. les piiilhnia qui imi pro- vicanent donnent de» (cuCs i:m|«isc u!ru?i au plus hniit dr^ré. Je de gramc japonaise, l'autre A une t'ihu ili"ri 'Ir ]'.t< f <\ii J'avertis, une fuis jmur luules, i]ui',il.in^ li' Imi ili' m' allmi- gcr inutilement cet Ouvrage, je ne piiidui.t i^i'uéiwili inr'ii! qu'un très-|ietit numbrc de mes observations pour cliaquc princl)»! à «Slablir. C'est par centaine» que je pourrais compter celles qui sont ri'laiivea au Tait dont je parle. F>lu<'ali kiltiïiiLiiiriies de eoeons n 700 par kilogramme. La ui'inti'i' :i i'i>iiiiiii'ii B > 1 USjuin, 10 . . 7 r . Sur les trois chrysalides de ce dernier lot,' qui étaient rorpus- cnleusr's, une si'ule IVtaît licaurrmp rl \fS di'u\ milris tirs-pcu. graphe précèdent, ut dont les [lapillons oui Tourrii uni' ^'l'iiiuc i]iii n'oQrait de corpuscules que dans les unfsdumaiivaisi' iqjparcm e, le aj et a8 février de l'annér suiv.intc. On vnii qui' h-- rnr|ni'.- forme brillatiti' i]ur il.in-. \i s imU rli i niri - il.- Il - de. ^Ucation en 1 868, dans le (îanl, d'une graine à coiniis jaunes. Une ODCC de tiS grammes a produit 5i ; kitogramnics de très- beaux cocon*. La montée a eu lieu les ag et 3o mai. Le. 6 juin, Digllizedby Google Ojmii. V LA PtBRlNB. 73 c huit jours aprèi, »ept chrfMlidca >ur dix lont cor- 's. Le S juin, mËmc rdsuIut. Le lo juin, dix chryia- li\ siini c'i>rpuscu1ciucs, et i un degré prononcé. Le ii'lli' ili'^ [lapillons ; taiu, sans cxrrplîon, sont i:hargi!S La graine, <'\nininrâ .111 35 pour 100 d'ccufs iiirpuse cuba^on, il y cm avait S S exposée le 4 mars, pour im et hujnidc, a donne des v l'fclolÎDn.. Les faits et conHdtraliin nient que des papillons prui traire extrêmement dissi iuli . puscules. H auFIira, ]Kiijr si> fait, de rompar^rlrsoLM'Oi des pages 6f> et iiTi Piidroit chaud (firpuseulcux h Si lc:s papillons trés-corpujculcux des pontes qui prériiieut ont donu^ des œufs qui, même an moment de l'Mosion, n'êlaicnt pas corp.usculeux, il faut l'attribuer i ce que les chi]ftalidei n'ont pris que fon tard des eorpmcute*, et que ceux-ci >e sont âéye- 74 MALADIE DES VERS A SOIE, loplirs .iIdfs niiv uiiv tri's- grandi- aliiiridanw. L'imiTsc s'iHail produit |ioiir les papilluiis de» jiontL'.i pri^rlli^L's (jiagns 66 i-l 6y ). n te pourrait également qnc, dans un cas, on cilt oxaminii les pa- pillons nncorc vivants, et, daiis l'autre, après leur mort naturelle. Oii voit, parlusniatJlalxdcccsoblervatîoiis, combien il est né- cessaire d'avoir étudié la marclie du dcvc1oppementdescorpusculc!> dans Ira chrysalides pour pri-juger de l'Jtat plux ou moins corpus- Clduux des œufs que foumironl les papillons de ces clir^-saliili^s. faire doute pour pursomie. Touli's 1rs iiiis c[ii'iiii ic r rsL i nrpiis- culcux des son jeune âge, par c^^mplc .'i l'i'|icii|iu' lii l.i pn niirii^ ou de la seconde mne, on pi'iit filre uf^suni igii'll pi-i ii n .ni;iiii i\r pouvoir faire son coconi â fortiori, s'il est co^pll^c■ul•■u\ au si>riii- de rlsli'tiii' iiiiii' nu après eclle-ci, M peut vivre quelquefois jusqu'au ini>iiu'nt la lualiro' sujriisi:, i idliili>* qui si'Ci c''U>iit irllv-ri. U s iiir|)U*i tili-s sont Ivllemcnt nombl^ux, quand le ver est corpusculcux d'une manière un peu pmi)onei:c, qu'elles sont gontlécs jMir la niasM^ intiirieuro des corpuscules; il en rcsulle des nixlcisilcjs niCiiie vî- blaueliàtrcs sont des amas de coifuscules en nombre incalcu- lable. sécrétion do U'inatièro soyeuse est nécessairement fort (i] Ca tait prM> Hml tidlH t ilrilar far im npMgncade untiglon dlnd*. Bspérieau qut panncltail da aniin un tôt dopnb Ia jour II ■ BlHorbé ûot gem» du piruila fufu'k n bsH. J'y nriandt*! dut nn Cliipill* ipAeiil. Digilizedby Google LA rÉBRlNE, tr, saffl t-al aLxusK daiiH l^iutL- In I.mgiiL'iir ik- ]'(irgolu\ Ces fjil» i!\|)liqueiil romiHi'iii lui vtrs «irpusculi'ux donUL-iit qui' îles cucuns plus ou moîni faibles ou n'ra donnent pas du [oui. Ce n'psl pas la inmiùrc soycusu cllc~m£mc qui roiifcTinc des rorpus- Euli-s, izllc n'iat que diminuûu en qaaiilitfî ou lupprhni'i-, parce qUE aa at-er^tlon se fait alors ii l'aide (lu cellules dont la fonction plipïologiquc est plus ou moins allërée. J'ai vu des vi-rs eorpus- culuuK faim pendant vingt-quatre licurcs le niouvoruenl de va-rl- Digifeedby Google 76 UALAD1E DES VERS A SOIE, vient, de ligiag, que fnnl vers cii trnin filor li'up cocon, sans lus, par- c iLut lrès-,ilK'ui,o,r .h. '(.orasile sur Inut le iJreours iB>l} niJannaCTnrqiila'd'Aitc)... 1 Dign< (Hiuci-Alpcs;, . Gnlna k cocou JiiiBei(l.n)r couvrir la ci^pns.- J.> l'arliat dfi la sraîm-. Les grands prnprictain^.i, ainsi que je viens de le dire, lont, Cii général, iiiiidEi: |)artagés. TouttTuîs, il est rare de rcnconlrcr dani les départements de grande cullurc un seul éducateur qu! n'a!t à vnrcgittrcr que de^rdusutes. La plupart d'enlre eux âËvcni plu- aieurs sortes de graines, dont quclques-unea éclioucnt m&nc cliei BO UALADIE DES VERS A SOIE, ins plus faïDiisiîs. VoÎBÏ un ublcau de l'atammi do quelques lots du graines (races dilcs Je pays) des cducatioDs de 1868 cl 1869, dioisis parmi t-cux que des éducateurs m'ont adrcssiia avec prière de les ctndier. » .sa,. ëlt.r,-. 1" loi. 6 groupe* da3. S - PjT«ii*a-Qrion(.1« sn iM;, a éler«H daiu ca dëpartemv pt „. . ) aiMf.B«I.I.*HlB»IlIl. S ' '""I «CTHipMddO S. 3" lot, i5 gnmp» da.f..pp---"- 5 k 3* loi. i.î annim deV----'"'- & • l'iM. uBronpMdcl 3 ■ >-'"r;X~-" î : ' CorJcn 186;. Tiiic on iMG i Ro- riv.ll. 10 crouiiM do 10 9 l.rf!d'AUi.,ciil86;. le pourrais prolonger considérablcuicnt la liste de ce» loW do graines corpusculcuscs. Si je me borne à ceux qui précùdeni, c'est gourcux.et impartial dont Icrésullal a ctv publiû en soa Lumps. A la fin du mois de juin 1866) je fis un vojagc à Saint-Hlppo- lyli-clu-Fon (Gard); crlail au uiomi-nt uijs )ia[iilliiiit i'i'[)nK!ii<'tc'iii.t. A Saint-HIppoljtC, je VUÎtai, en CDnijiagnlR de >1. Ji'aiijran, inair^- de cette ville, quatorze grainages de diicrsi'.i ran.'s faits dins la ville mtme. Jc' prélrvai sur cliacuri d'rux di's jiapillnns ijiir j'em- siiji-t acsgraiiic-sdffi-s divers l;>ts.l^ l3 IriiiiT 1 HG;, j'éri'jïis J AI. Jcanjcan la Icttn^ suivante : n Me voici do rctonr à Alais pour la continuation de mes ru- rbcrclies sur la maladie des mts à sdIct, Ginfurniémenl n la pri>- II- jr qu'après les éducations de m IU' aimi'i', )i > jirmintiiro id; ions livs graiuagcs dont j'ai prélevé ini cvrlaiii nnmiire di> |i[ij)illiins en votre présence au mois de juin iBGG. » Dans les jugements nies peu de eorpuseules et que, néariniuins, ell.'s ,ml M,..m- <-our la l'eprodueLÎun 1 J'ai pensé qu'un des meilleurs critériums de la dilliisiou aciuellc de la maladie corpusculaire consisterait dans l'élude des graines livrées aimuellenuint aux élablissemeuts d'essais précoces. 88 MALADIE DES VERS A SOIE. <|uali(0. Us cii if;]ii, s iliii'is. i .le limt.-s irllcs qui aliun-nlcut le» ri'imquc: lii^ la iiiiiliiilicr ri'yiiantf, ji: pniui i: li's graîiirs de res éublissdnLuls suiit en inajurilu rorpusculcuscs, j'aurai diimuntr^ jiar li mime que, celte anm^ln, une multiluilc de cliambrct's ont cil h 9 [K -iiiu-N il- i[jii-iit lu iiluï, p«rcc que les réaultaU il. s l'wai. Miiit i^.'n.-i .iIuiiiriiL ili-siiiii's par eux à Servir Je ntonfre ' r.n 1 KGj, j'.ii I II n-ifiurs à r.,l.)ii;< ani u .■ cl rltail. .luaujcan i>! s Ùla1>li>sun.i-ii1.> .l'us^ais Gaiii(cs 'HOi aiill), il Ti'lli'! d'iibiuiiirti! qu'on nomme luscouïoiHïJ ili'!^ illlli'iriit» lut» di: graines, qui avaient été élevées dans les ^.l'i'ii's ilixit ju parle. Les résullau généraux de l'examen microsco- pique ayant élé du uiËine ordre (Miur les trois établisSGmeQtt, je me bornerai à faire ciinnailrc ceuï qui correspondent à la serre de Saînl-llippaljtp. Digilizedby Google LA PËBniNB. Digilized by Google MALADIE DES VERS A SOIE. SuiU du labUau. ;c qui pn?cc(Ic, je me suis baraé i parler du.corpus- 'un oi^aniiAic dont la présence cstmnl^plîiîs à l'in- ii grandi; aboudancc dans les gmitics qui âlocations industrielles depuis vingt ans, suBît à LA PËBR1M!. 91 rundri! cuiii|itc d'uni; mullitudi; di's iiisucc i's qu'ciprouvout cliBqtiu anndclcs mdh<;urcu\ iMu. alriir» di' m'i.s à siiLrées sérieiciiles pmspùres. A i-el égard, li-JajKin luc'r iie pailiiulién iiienl de fixiT noire altcnlïau. J'ai duiiné liiiii;' rc Cli^ipili'i' nsseA d'u]>servations luiomsropiquci sur nos graines iiiiligt-iies piiur êirc dispensé d'j- revenir. On a pu s'assurer de l'état géiiéralemcnl très-curpuseuleux de ces graines, dont ]|>s éeliec» »Ont chaque année si nombreux. Par contre, voici un (abicau d'observations portant siu- des carions japonais imporlés en France. Ces cartons ont clé prélevés sans ehoix sur un nombre considiirabic dus cartons dits du Talcouii, dont le Japon avait fait don â l'Empereur en 1866. os MALADIE DES VERS A SOIB. celles, par cxeiiijili', ilii labloau di's (■ssais [ireocos de Saiiil-Iiip- qui ('\islL' oiitrr trs liÎM TS liit'^. La faillie proportion .le.s <„i pii., iil,-u\ ].■■. .'■ili.r.i- lions du Japon, comparée n relli; de la Franche, ressortira plus clairement encore des observatioiia suivanus faiica sur dca pa- pillons d'origioo japunaUc. En 1866, 1g Ministre de l'Agriculture vnniiit bien, lur ins demande, faire >eiiir direrlemetit du J.-i|>on Ns iM.liiivé.s dntis Irs diaiiili.t'e. japonûsct. suiii de iil enii>i lia vmii'H- p.ir iioin- eoiisid au Ja- pon, M. Léon Uoulie, que cliaeuii si; plaïl A louer des services qu'il a rendus à la sériciculture, k un negoetant italien, ilxé au Japon, M. Dell'Oro, honorablement connu par la traduction Digilized by Cr ri:iti|>li» [II' pnpilloiiK il y papilbmt de doust éducaliui lava inicrOicopiqUL- des tr ri^ sans clioix du bocal. 11 sxtKl de Kii' laits au Japon ai rendu comptE, même amii!«i8( 1866 ai i-IIi}i]KilïU- [Gard) dans cetlc iii'i'i' du di'vcliippcmcnt axtraor- lù rrgnc encore la prospi*- >Til lu pi-lvilégc d'avoir des ^ g(n6n\i'numt trcl-saiurs. Cf. que nous ti-niii» de dire de la Tranm coniparéc au Japon s'applique plus particulîiirL'iuml a uns dt'-partcnicnts de graudc. cnluirr, ti-1s que le Gard, la Drâ:ui-, l'Ardérlic; mais îl est loin 04 KALADIE DBS VERS A SOIE. conlrur quulcjiii'S iu'jVls <ïir|iusciiluii\. Su citerai , j>ar <.'\<'iii[i]i', le Cantal et le Puy-dc-Dûntc. Aiissi loua nos df.'psrtcmcnts de pctilc culture ont eu, depiiEs vingt années qno dure le fléau, if priïilt'gi^ ih; fimiiiir dri pr.iiiii's f\n ■lion tes. On a iin]H>rlu li; Caiiliil, l'iiy-du-Uùiiiv, h Ciii rt«-, Li.t, Ic^Lol-cHJaronil.'i Ic! Tam-cl-Gar(innc, le tiers, lel'arn, les Pjrénéea-Urieiitalea, l'Aude, qncIqnM localités de l'Hérault, Ica Uaalcs et Bauea- AIpcs. Aujounl'liiii c'ncun' on \nMr cnrlaîiii's soim'iu es prove- nant de ces dil L'i-i ilrp.-irli'riiriils. Tiuili'riiTS, on .nssitriT qu'il Après, avilir ri'ii-^l .-. I.i ir|,ri..liiiiv h.ii|.iii> >;iim- |ini.laiU j.lii- ■■dLlm^^<■\i^lnMr ,!.■!. iiial.iilir ,:-f^n:mU: ; L .l'aiiliv., Im.L, les commentaires aunquels il a dnnn'û li<'u. Il est rulatit'à nue graine de la Corse devenue célèbre sous le nom de graine de M"' Itoeea- Digilized by Go' plit^ii'iirs niiiii'i's -.-iiis liiLLiTuplian par ùna «.'ricicul leurs îlalieiu dans la iiinfjiiariiTii' u vous r.n faire nue idiie lorsque .'ii(i.:uli.'iir .ifJlrmi-, d'apr£i les assurances qui lui ont ('li'
  • iiiii'<'> ni Chjm'. qui' la Compagniu îtaliLiinc aronfecttnniu'iljn'' i riir'|>jirli [nrni. m iHCiG, plus de duuic millf onces de graine ei n'alisi; siii' lu ii iiU' un nt'Crc nel de plui dir 3<>oooo Traiirs. Dans r i M. Gui-riu-Méncvilic s'exlasic sur la hcnmr des vers M" Rutea-Scrra au moiiieiil où il les iiisjieita tu iSG-. lis «taient, dit-il, sortis du quatriùnic SDininuil cl magniliquc^s du santiî et d'aspect. JC)ans les liiÎL-rcs, il no irouta aucun ver malade ou mort, ni aucune moisissure (■}. M. GuiÇrin-MâDevillc a ad- miré également la beauté des mîtnendc M"* Rocra-Scrra ; il n'a vu sur leurs feuilles aucune trace de uuladic. Eli bien, celte graine rameuse est anjouid'liui carpuseuluuse au plus liant degré. Les éducations qui vont Être faites cetti' année (ces ligues sont écrites au mois d'avril 1 86g} périront toutes par la maladie des corpuscules. Voici un examen miemicopiquc de la graine produilc l'an dernier jiar l'éducation de M"* Rocca- Serra à Porto- Vcecliio. Sriil de M. lo cornu d< CwlilaDci (JuHM i83a).'^«fr l. Il, p. Ij. LA PËBR1NE. L'^liantillon qui a ]i:rvi à ces observations a Élé remis à M. Maillot (i)parM.dcCasabiani:a,pnjsMw (au maladie du fiDinra) pour désigner la Dialadiertignanu.'. Cette dénoininatian, plus eu- phonique qno celle iepiUchù employée BDtcrieureiQcnl un Italie, a été généralement adoptée. Elle l'st préférée également à celte dr galline qui aiail prévalu un iniiiiiL'iit, lin passci' dus lii'ui'cs miliéres dans lus t'Iianibréus dont t'jns lus vers rAuilénio (!« Schncrt, uni rDnrnlr Bucuiiff preul>;f'i ^ niiuiis de tK65 ei de i86fi m'obligèrent à admettre! qui- le eij| |iiisi ule cUÎt U signe tt la «OUM d'une maladio ou l'absence des taches et la présence ou l'abscuti' de* eurpus- cnlci. Tel ne fut ]w« le résultat do mes études sur ce point pnrU- culicr, en 1 866. Voici les diverses métkodcs que j'ai suivies poor aoiiuaicnt ues papiiluus sans tacucs uu ucs papiiiutis I3eni:s; 3° que les vers non tachés su comportaient de la mCme manière, n'est-à-dire qu'ils donnaient soit des papillons sans taches, soit Digilized by'CZ- LA FÉBRIKB. iOI dra papillons taches. La préacnci; dca tacliFs rhcz ha vers ii'ûtait donc pu un signe ccruïii qu'ils avairiit dci ii)r|>mculi-s ou que Icnn papiUons cnauraii'ui, l>uiir<]U[' l.i Ui lii- |ml î:trc { orisiclrri'i' comme un signe CCrtaiiidi- malÉiilii airM^'r ji^ii- Ira hii|ium iiIi>s, elle devait monircr une rtiiproriti: qu'rlli: m; jiosspclr pas. QuanJ ■Ir maladie des corpusculi'.i nxislf cliti rres]Mniiiflut en aucune manière ii la |iré,'iTi<'c du» corpuscules. Serait-ce UD premier état di' la malailii', ni' devant ac traduire que dam des générations suli^éqiieiite.^, Jinijiiel eas les taches anraient une va- aucune rclatlou aie<: inie maliiilïr qiieh oiujiie. l'illi-s s.c'i'tc' .'i I» luiipc. La J^ancho ci-jointe représente deux vers très-sains: le premier, celui qui est inr la branche, a toujours été Isolé ; le second ap- partient h une éducation ordinaire. Celui-ci oITrc et là des larlics de blessures; l'autre est absolument sans taelies. Regardes a la loupe ou à l'uei! nu des vers d'une édiii alicin qiii l- Si vous le c-n>je7. intac t, taisscv,-le s'cnfcrincT dans M)n «n on |)i'nr vaut l'expression vulgaire. Toujours vous lui Irouvcrcx des taclies. Au contraire, s'il a été élevé isolément depuis sa sortie de la quatrième! mue, même li ee momi^nl di^ l'état de dematietU où la blaiiehrur de la peau et nim état gonilé rendent les taehcs plus visibles, il vous sera im|iossil)le d'ini aperrevciir aucune. La pIoNcA* (bl ekrytalidtt qui est inscTée dans un des C.liapilrcs relatifs n la maladie des mnrls-llitî rcprc'senle en lînn vit rfcraniJeHe Irès-sain, prit k se rtirpalidcr. Il est c ouvert cic' ccMcic lic s dc^ blessures dont je parle, qui s„i,l propre^, à [uns 1. ^ i i-r.. iK.. Krandes éduc-ations. en rapport avec la maladie des corpuscules, cor elles sont tou- jours l'ellùt du déveluppcracnt întérictn< do ces pctîu corps : ja- DigilizedbyC' LX PËBBINE, 103 ■mil dlcs ne précèdent leur ipparitton. Eu d'autrca tcn-moa, lot coqimcules sont la tausa procbainc de cctic natmi' Ai: t.vhfn, qui WDt bien moins fréqucnics que celles de blossiiios , Ci' sont let vraie* uclicadela pi^Lrinc. Elles n'exiiicrit i|iic i Inv, hts réellomont malidcs. Les taches de la preuiièru cspùci' su vnicnt, auGontrairc, lurcca dernieri comme sur ceux qui sont trés-saïiia. On poumitlcs appeler les /iiuiinfacAM. Mais, le plus souvent, 1m tadic* de piqûres sont plus petites que ccIIrs qui naisienl de la présence des caipusealcs, excepté cliCK certains vers i nrpusculiruv qui se blessent plus facilctnetit que les vers bien |KirIaiits. Lim taclics de blessures ne sont pas non plus l'iitnurécs, coiunie les BUircs, d'une auréole particulière, bien visilile dans t,i (i(;iiri; iiiuii'iirr psr U timique interne du canal inti^siin.ih luuii lM-s, pinrhim liin;^- temps il serait impossible de s'3]H'iri'\iilr li' muin^ .lu uiiiiiilc, i l'obaurvation cxtérietm: des vers, qu'ils simt en [iicjic ù un mal inléricur. Âlon mihno que la contagion a lieu au premier repas après la pramUro mtu;, les vers arrivent à la aivonde mue avec le mâme cnscuible que les vers d'un lot téimiin qui n'aura pas Aé contigionnc. Celte seconde mue s'areoiuplît sans éprouver de retard, ce qui est la preuve que Ica vers ont pris la Digilized by Coogle m .MALADIE DEH VERS A SOIE, mèinf ijiiaiitlU' lit iioiirrilni'i' ijiu' »i iu |>arasilv n'uùt pas été pré- sent, i.ei olio»-s continuent encore pendant pluficurs jours ivcc CCS caracliTCfi. La troîûcmc mue dlc-mâmc peut se faire sans qu'on aperçoive une diUërencc scniiblc entre le lot contagioiinc et le lut téaioin. Mais, liivntât ajirî-s, ili-s rliaii^cMiiL'itts profonds sr manifcstciil. Jiistiiu'-là les ™i-|>iim-iiIcs iii' s'rl^ui'nt iiioiitrc's railTC dans les .iiiln iii i^.iiu-., l'riiil.iiil Ij iiinr, K iir inii|i,nsaliiiii a Été plus uiarqucr. Hiifin, drs le di!ii;iii''iiii' jour apn'-s tjue la (roisïËinc muucst acbvvûc, c'cst-à-dirc le douzième jour depuis la contagion, une in^lité ti^s-scuulilc se montre parmi Il's ters contagion ni», cl il est visil)l(; que ceux du lot témoin sont lieanroii|> mieux jiortauli; mais, ce i[iii est surtout digitr d<.' ri'- jiresi|iii; t m* |")rli'nl nir l.i u'w ri sur li's anneaux une multitude de tiis-jH'iitrs t.irlirsqui,jii.sqtie-l;'i, n'^ivaii'ul pas l'iioini' .iijparu. Im r Tiiai c lii' du eenlri" :i la riri'oufiVc iici' n'a |i.is i iiriii r Éilli iiil \n orgaurs les plus externes. 11 parait dès lors éiidi'iit i]iir li'^ ini'lifs si: luoiitreiit sur la peau extérieure liirsqtii! la pfou inlt- n'curc du canal intestinal, si je puis m'exprîmer ainsi, oITro des corpuseules en sulTisanti: quantité pour entraver les fonctnins digestives et diminuer sensiblement la nourriture initi'réi^ et assi' inilée, cirronslance qui se traduit i-\1i'tIi iii i'iiii iii |i.ir ritii-j;alilr que certaines maladies humaines doniii'iit lieu à di's tai-lir.^ sur la jHuiu, lorsque le canal intestinal est aous l'inllucnce de diverses allératioDS. Cen'estpasiB sculo observadon applicable à lapa- ihniogîe linniainc que les expériences exposées dans cet Ouvrage jnurront .mf^érer à des esprit! lilc'ii prépai é?, ditinns variées; elles ont tijiijiiurs (illiri Ifs luiniiv! résultais généraux. 11 n'y a pas de doute à ganler : les laelics u'.ipjiaraisseol qu'à la suite du développement des corpuscules. Ijt pèbrine n'est qu'un cHct de la propagation de ces demiei's. PiMne et maladie Digilizefl ûy Googic LA FËBRINE. dn torpUKulu tout donc deux CKprcssions qnc l'on peut em- ployer indisiini icmcnit l'une ponr l'autre, Ucii que les mou mo- tadia dea corjnucul» aïoot, sinontifiqucmcnt parlant, la prcc- mliimcc, puliquc les corpuscules sont la cause delà présence des Quant au caractère di's larl]i>s i'iiiisa(j'' t^<""""' i'iilite di: I» maladie, nous TOjons qu'il pi iil cuiiduirc .s ii<: ^ran's erreurs i l qu'on doit reatrciudrc beaucoup la sï^iiilicatiuii (jiiMui avait C-lù attiîbuco avant mes rechcrclie-s. Le mal peut exister dans tous les vers A'ano chambriSo sam qu'aucun d'entre eux ne l'aceusc cxtéricureincntparla pniacnfc de taches vrahs à la surTacodela peau. Cetic circonslanec csl mfmc très-fnkiuenle au moment du la montée à la briiyèri'. I iiv erse inr rit, eu donnant A la présence des taclios iiiio vali'iir qu'i'lles n'iitit ]ias généralement, on peut courondrc les l'uusses taclies avix' les traies cl croire à l'cxistcnru du mal quand il esl eoinplélcmeiit alisent. HALADIE DES VERS. A SOIE. CHAPITRE II. GUicita tranonr aoRinm kuvébuib. 1 T. — OnNIOXS DIVEKSBS. La ],rhT\nc pi'iit-. lb Si: (■mi.in.miqur r rlrs vers ,,u,\m\ps niix eoiisMùmit l,n".'i>maRii>ii (■.,i,muM-.Tlain^.'llii plus prand noniliiT la met i:n cloiitr >m la iiii'. D'aulrcs ciiIhi poiisc^iil qu'dk csl seu- lement a CCI lin Kl.' Ile. Des faits contradietniret , inexplicables pu apparence, nul été pt^duils contre rei diverses opinions. Par exemple, des vers qui devaient 6trc sains ont été ntâlés sciciii- mcnt, ou par mégarde, avec des vers malades et liiiis les vers mit piri : la maladie osi donc contagieuse, disaient ceux-ci; rcux'ln r^pondaicnl ansaitôt par dta faits diamétralenieiit c)pjH)srà et soQIenaient, d£s lors, que la contagion n'existe [>as, et encore moins l'inlbctioii, c'est-à-dire In contagion à liï.slance. Mais tous croyaient, avec M. de Quatrcragm, à l'existence d'un milieu délé- tère, rendu dpidémiquo par quelque indurnre occnllc, raysié- rimiso, i laquelle on altribiuit la cause de la maladie régnante. Je mcsouvÎRiu qu'au mois de décembre iSGj, ilans une dii Hilu, 1BS7.I Digilizedby Google LA PEBRINB. 101 premièret avances de Ii Giininisiion înipiTiali! de (ëiiciculture, M. 1c marquis do Gincsloiu raconta qu'un jour sou fermier avait mélaiigi^ par erreur deux graines, l'une à roroiis blancs, l'autre à cocons jaunes, que la presque totalitc des vers à cocons blancs purent, tandis que la récolte en cocons jaunes fut, au contraire, trit-iatisfaiMuto. M. de Gincstons, ainsi que les antres membres ds la CommïsHaii opposés â la contagion, Eonclnaîcnt que, des deux graines, l'une était malade, l'autre ssinc, cl que la graine malndi' n'avait pas mmmuni(|ui> le mal à la graine saine : qu'en ™,,„i,u,,,„ I. ,„J.di,. u il.i, .o.Ujio.,0. M. J, Q.Urdij... „„;■.,. ,,,« i 1. mm.gi,,,, *. 1„ |,,1,, i,,r, du moins h sa cotilagîoii directe, i> Le mi:i1 actuel, dit-il, peut devenir conla^cux par suite de la préAcm i' à'um: innlsiVir ^lussé- dant cccirictirc, mais il ne l'est pas liabiLiu lli nn'in. l^>llr bien saiur cette cooduiion de M. de Qiiaircfage.;, il ùmi .s<: i.ip^H'ler que ce savant naturaliste admettait h qu'à la pébrinc viennent à peu près constamment s'ajonter d'antre» maladies h. k Quclquca- uncs des maladies des vers k soie, ponrsnit M. do QuatrcTages, ■ont regardées comme coiita^euses. Pour s'âtro cnlécs sur la péhiae, elles ne perdent pas la faculté de se communiquer par le contact, et, dans ce cas, le mal devient contagieux, taudis qu'il ne l'est pas lonqiie la complication dépend de maladies non eonla- penses, par exemple de l'atrophie on de VapopUxie. n Par cette tbéorie M. de Quatrefagcs expliquait la possibîlîld des faits con- tradictoires auxquels je faisais allusion tout à l'hcuro. Relativement au caractère infcctïenx de la pébrine, M. de Qua- trcfagcs partageait une opinion toute semblable à la prérédente. n 1j- nui] ai'liicl, dît- il, n'est presque jamais infoetant, mais il pent le devenir par suite de la présence d'nnË maladie possédant ce La Coiiiinissiun d'Agriculture de la Société d'encouragement de Milan, l'une lies Sociétés savantes qui ont donné le plus d'at- •inhaatui lllmirl* V. Hihoi, iBlg. a conclu, dans son Rapport de iS5S, A la non- contagion dr gatlinc. Voici, entre autres, une de m-^ oI>.4 cri niions <|iii <'si mime onlrc qae ccHc qun j'empruntais loiil A i'IiiîQro n M. Gincslous : n Un ver de rnrc Toscane, pnrraiti'inciiit iain, Uni acoidcnldlcmciil A h lin .le U prennùrc mue parmi dci vers ti niahdrs; or, dans ,:■ .nili.'ii i.dmr, Il rc.ua K.ujoiir» saùi et un cocon parraû(.j. . M. Gui'rin-MéiicvilU',<]ui a toujours combattu l'Idcudc la c ta^on, ■ rappelé .EC dernier fait dans Une de w» Comniunira^ de cette année, ei il s'en autorise pour soutenir de nouv son opinion, n SI la contagion existait, dit encore cet sut i . aux publications actuc^llc^s de MM. Comalia et Haberlaïuli, qui se sont rangés n ma manière de voir sur tous les points ciscntiols lie l'étude de la maladie, les opinions prufeiiéea autrefois parées maitres en si^ricicuiture, et il invite tous les lUucaléurs â « de- meurer dans la -plus grande perplexité n.- J'aime à pcnicrque ce conseil ne sera pas suivi Cl que tes sériciculteurs verront, Bu con- traire, dans la similitude parfaite des résultais obtenus par les pcrsoiinc's qui ont donne le [>ln5 ile temps ans questions scicutî- iiqnes i-I ]ii aii(jiiiM que le llé.m ai tiiel a Minlevce*, la garantie pré- cieuse de la vérilé- M<;5 cxpérli-nces ne Uis,eiit aucun U NOiniUTDIIE. Un de mes premïert MÎm, en 1 866, a été de rcchercW l'in- fluence que pouvaient aIanclii:r; les iTiittiii^, ijiii furinriit toujours un volume plus ou moins consid Arable, «ont si'parcs di^s débris de fcuillea et conservés pour la iiourriluri' des animaux. Je recueillis, dans une foule de magnaneries plus ou moint dis- tontes lea unes des autres, â Alais et dans Ic^s environs, la partie la plus tàiue de ces résidus de diverses éducations lie iS6S. A cet effet, je me servais de tanu'a & mailles de plus ca plus serrées jus- qu'à celles d'un tamis de soie tris-fin. Quand la inagnancric avait été netlojée grossièrement, on rassemblaïtlespotissiercs déposées sur les tables, sur les murs, à l'aide d'une barbe du plume, puis mentdaue les lilier' rou»- siéres lui. éu.M Mie. et elle ,se m.uili.!,ta .ii-s le sn-oud et troisième jour .1111 é> le euuiMieiiceuient Je l'expérience; mais, chose cu- rieuse, Ic.~ Sri-- iiiiii Ls III' prc.M'utaienI dans leurs tissus aucune trace de lurpusuiilcs. yuoi qu'il en soit de l'explication ration- nelle deei's [ails, sur laquelle je reviendrai, il était évident que les poussières des magnaneries avaient une influence tonquc, fatale pour la sanic des vers, et j'insistai dès Ion «tir la nécessité d'un nettoyage parrait des maguaDCries et de leurs tgrèt avant de rccommeneer les éducations, et également sur la propreté et les soins k ap|H>rter dans les délilages, afin de répandre le moins pos- sible, sur Ii's vers ou sur les feuilles, Ici poussières des litières (l). LA FËBRINE. 111 n parait Tort aaturel de conclure, des observations prétvduiitus, duirc, et quui '['it pour ci' iiiutif ijui; les \ers nioi ts dans t-'X]»;- rîencei que Je \ieiis de lêsiiTiier u'dlaîent pinnl corpuiculeiu. La maladie iiicii iiléi- ]>ar i-i-s ]»mss)ères iHail la maladie de% morU- flaU. Mais ii'aiitii'ipiiiis jias siii' 1rs faits rc'lalifs à cette seninde maladie, el retenons sridi jiu nt de «■ i]iii pii'ci'-de le eaiaclèie toxique des poussières lïeillrs cl la mVi.'.siti'' dr.s .■.niiis di- |>ni- prctc dans loul ce qui tom lie aii\ l'diu iitiiiiis de* iits à suie. La seconde série de niea e\jiéi itiiees de 1B66 a porté sur les poiusîém de fraielie daie et sur les coqiusculus extraits direc- tcmcut de vers ou de papiUous corpuieulvux virants ou récom- luenl morts. Le lii'ti^ur en trouvera l'exjiosé dansletoniellde rel Oniraije, ]>. 161 el papillons el (jui> leur im jis tsl pour ainsi dïro eoiiipusé uiiiijue- lueiit de corpuscules. Si des papillons peuvent se former et sortir de leurs cocons, ils ont sauvent l'aspect le plus triste, et lo mal leftHatludfréInije. m MALADIE DES VERS A SOIE. peut aller juaqu'i l'imposiibilitii de raciraui)lcm(.'nt pt île la ponte (t). 3" Les mi'^irics e^ïpniem-,.. r,-|,iu,liillr^ 1rs mr r.u.s mt. ,1 4" Si lus cxpéi'icntes de ccmtayion diiiit je viens de parler ■'elTcetuent sur des vers beaueoiip plus jeimea, Jcs choses «c pan- «ent Unit autrement : les vcn périssent avant de faire tcuri Gocont (a). DigllLzedby Google L,\ péhhim;. H3 iniluliital)le, mais il ini[)Orlo tïtli'iiifinuiil ilc' [jn^-isiT toiilus Irs paitiiiilariic's des oliscrvalioiis pm-odcnli-s. Il nr^t jias cx.igriv de. dire que la coniiaissaïK-i; do la pûliritiu ]'0[ioio prînciiialctiicnt sur l'cDscmblu des fails rKlalifs au carar-tùrc contagiKux df telto maladie. Aiusi il me parait indispeiiMble ic prcscnlcr, dans le p]iu grand lail, le r£cît de diverses cxpcriences qui jctUront une 1ÎVC lumière «or la nature du Iléau. Prmiirt expiritnct. ^U- i6 avril iHfiB. ;i midi, je ^,ri■\{■^,■, dans uno de mes éducations (■\[MTiiiiriiL.ilrs. trnilr vnrs, rai'c blanche du pajs, issus de papillmis tiis-saiiis, l.rs iits siiiil sortis de la première mue, on va leur donner le deuxième repas après le ri'M'il d'iiier. Sur Ica feuilles Je dépose, avec un pineeau, de» cor- pustules provcuant d'un papillon corpuscidiiiu: pris parmi des pa])iiliin'i m-s dan» les essais prcroces; le papilinna élélirajc dans ri>uiiiuu ut d 1 1IV il \ :i maiiièii' iitiliiiaii'e [mur servir de lot Le premier repas, après la denvième mue, a lieu le 1 1 avril à 3 lieurcs du matin : les lers viml irès-bieti : Le a3 avril, les vers vont Kiujours Lieu; Le aS avril, rico de particulier. On prélève deu\ i r'rs pi)Ui- eu lair» l'examen mieroscopique détaillé. D.ius aui ini des ot'!;aues nii ne voit de corpnseulcfl, excepté dam le.< tuniques de ririLesLÏn ipii en montrent Jicaucnup i ecrtaîncs places. Ils smii, eii ■•éuéial, très-pfllcs, Irè.i-pen distincts et, dans l'un des ve] s,e\elii.sîveuieul jij-i'i tonnes. Knilu. |j3riiii les pAlca ayant la rornii' iivaK- oiiliiiaii i'. lion noudire .sont en voie de division. Pas encore ]a niiiInJi-e tache sur la peau des \ ers, uiêiiie eu lu L'examen luienisenpique a |ioi>ié s nei-eisi veulent sur les tissus et organes autres que les tuniques de l'iitteslin. IVulli: part on n'a vu de corpuscules. C'est donc dans les tuniques de l'intestin qu'ils eommcnccnt à se former et à se multiplier longtemps avant qu'ils se montrent ailleurs. Il( MALADIE DES VEllS A SOIE. l,r pimiicr rr|>as, aprrs \.i tmisirnic- imii', a licii lit ir6 avril à Le iy avril, cVsl-à-iiîi^- oiiï.i' jours après le n-\ias <\r r oiiLn^lfiii, Dans lu premier, la luiiique interne du canal ininstiiial iiiiiiili'u une multituda do corpuscnlei ovales, brillanu, mitléa à im graod nomlircilc corpiucoles de mime rormc, irès-pàles, naiuanu.'Il n'j pn a pas de pjrifoniit's. La (jlandc de la auie est également multitude Lii's-ji uiii'^. dans le* autres liwis. Ii i hi \ai \,-\r (ivi lllirmi' ''si iiliimiliiiili'. îVotons, en passmii, qur la varii-ti: [ivrirtiinir pàlc lies cirpiis- Gulea est t^ês-f^c'^|Ui'lltl' ilans les luTii(|iii's rlr l'inli'sliii , qu'elle s'y montre snuiciii iniiéppTiilriud' île la forme; ovale ordinaire et quD la fornii' m.ili' p:ili'. [-m itittiiietc, préc^ic la forme ovale brillante, en ci'aiitrr.s li'riiii:s. ectlc dernière est plus àgcc. 58 avril, \r nmf.M.; |i.iiif la prcmiOir fiiis, sur I,-s vingt-siv viTS qui rc-stc;nl, depuis rr,ii!np: lias du la U Lc la cimtagion date déjà de quïn .■st irllfinciil rempli )- IjC 3 mai, un des vers qai n'a pu entrer c partie autéricurc de son corps est notre; a dfl fWFpiIKuln, j'ai Jaré MB corps duil un jem dfl mnlitrc n-ma Aem au Xnit gvatltt d'cBD. Oi-, bien qoa l« nr *tni At urtlr d« niu, L'wq il« tanQe ne m'a pu mmut da mpniculs, mis ■ ,W . oi |.iis. dc:s «l do vibrimis. Ïa- iiombrc dus cor- i:ntn.T fil niuf. Il est Kg^ilrimml pli'iii di: ciirpustiilos et de vibrions. Les taches que Ja mue avait fait diaparaitrc se mantrent ilcreclief sur les vers les plus avaucûj, sortis de mue lu i" et le U planclii' d-joililiTiL In |>l»iir)Kr,n,>Iii,. d'iin rss^ii sniiMubl.' irïtrssivfsauu^maux v.'iiv:. (l.. n li", [,„■■ m i.>k lIv iiv>-|„ i it, . taches qui n'ont pas ôthoppi- i'i la i r|>[TM iitatiiiii pliDlograplnijui-, L'wsai avait i liiHU liiq jmii ^ ,\v ctii)n, ri'nriTirM'iu di's corpus- cules à profusion. Lis t.li lii'S sont toujours tics-pctilcs, visibles surtout l\ la aucini ih's wrs \ie |Hini' de ces larges tacites iDiiinir on l'ti i oit sou vi'uL dans li's ixlncalions ordinaires oùi'ègiic la piibriuo (i). lilcn j)lns. lus taclii's nii' p.iraissi'iil diminuer en nf tciis sur sa peau nucane lâche de pc'irÏM, iiicmi- ii la liiupe. ,]i [<■ place sur b bruycr<', mai.s il m lUw.'uA bi^nlùl <'t \ii se liM-r dans tiii coin da panier où je le vois faire tous les mouvements d'un ver en train de filer son cocoti. Pendant vingt-qtiatrc hcttres je l'ohsiTve .1 maiiitra rt-priscs; cl ji; le vols conslaromont occupé au pas la plus pi;titi' portion di- c et organi; qui ollrr la moindre trans- parence; daus toute sa longueur il est blanc, por«taiW. Le II mai, il ne reste plus que six vers vivants dans le panier ûlginiod b/ Google LA PÏM^HiNÏÏ. 117 lie s ™iitnj,'iiiiiiu's. Ils ont n^^r/. bi'llr .ijip.-irr-iuc, quOH]UP fori l.lii- (■uissanls i-l d>u>i'rls <-l N'i lie pi'liti's laclips à auréoles. Comme il mn parait cnriain qun ces ïlts nr. pourront faire leur» COcon», je les examine un à un au mierostopi;; il n'en est pas dont tous les tiasus nu Boicnt remplis de corpuscules. Dans le panier du tôt témom , la montuE à la bruyère a com- mcnot le B mai ; le 1 1 , tous les vers CIcnt leur soie ; un seul est mon depuis le eommcnci'inent de IVïpiTicnre. Plus tnril on a étudie les papiDons nés do i-cs hts; [nus. -, l'c^irpiidii [Icdriix, se sont montrés cxempis dr i iirpii-i uli--. Les esptfricnces suivanli-,. mil puni: sur ili- ïcib plus fjgi's condulmtos. Btt^lnu txpiriaia. — Leimâ, A S heures du uùr,an coma- gioDuc, avec la matière d'un pelJt rcr corpusculcnx, as vers sains, race jaune de pays, au second repas après U troî^èmn mue ([). On conserve un lot témoin do i5o vers. Le 8 mai, les vers commencent à s'endormir pour la quatrième microïi iipi'. Dniis la luiiiijui! inlmin du eanal intestinal on TOÎl dps l'fu'pu.'ii'iili:'^ ]ij ri formes, Ici uni ;i double membrane, les autres deux iarui)li:s. Lt'« lubt'sde Malpîghî elles glandes de la soie sont envahis en divers jinints par des corpuscules de louteit Tonnes. Le \j inai, un d^'s vers est mon-llal', il présejtlc beaucoup de tailles el répand une odeur de marée très-prononcée. Dans la de eorpusrulcs pyriformes avec granulins intiTieurs. Dans les tubes de Malpiglii, le tissu graisscuiï, etc., plusieurs £ioIntssont euvabi* par les corpuscules ovoïdes et à vacutJcs. La montée à la bruyère a commencé le iÇ) et s'est terminée le (i) tu poitl Ter corpucutAU n'aToIt pu mearm ftit U piemt^ mne^ Il ■ ^ les ftnIUv du r » 3. 100 X 11. MU X g En résumé, des vers uiiis cDntagioiitii's ^iiissiu'it a[nvs la sortie de In Iroisicine mue ont fait leurs corons, maie ils étaient tous ttvs-ror]>tiS['ul<'u\ di'j» au moment où ÏU filaient leur soie. En uiili'i', lu lr.iiis(îimi:itioii en chrysalide a éle lente. Il est certain qui' II". |l,^J]illllll^ Il diluaient pas pu prendre naissance, du moins Lnui ici, HT- .a tWïS.^lidii (■Wirill rM'Iiqil, .II' riM |Hl.. ulr-. i l prexiiic li.iis ii's iiapillims Si.m n.oi.i-vs ■■hé.I.hu'I.I li i'>-,-.Kiiis. L'cxpéi'ience suïïonte va nous appix-iidru unc! fois de plus la Irntcur du premier ilvvcluppcincnl ilei corpuscules, et, au con- traire, k rapiditii execssivo de leur muitiplica^on dés que les Trukii-mc erpirienri. — Li; 8 iiiiii, i-Vil-ii-diii' quatre ji.iirs montée ont eu lieu pour ce lot en même temps que pour le lot précédent, c'i-sl-ft-dirc le 19 et le ao. ii. M 13. 40 U. Sa K. 5a LA PÉBRINB. 119 Le ^4 mai, on i-Ludlc au microscope i3 clirysalidns par com- pai'aison avec les lô vers demoisellea du ]iit |>i'l'1'<'iI<- 6. S corpuscules > 7. Pu de corpuscules. ». > 10. I corpuiculc par cliamp. 11. Pas de corjluBculea. 13. I corpuscule par champ. 14. 1 cnrpuscul» i 1 S. Pas do corpuscules. <:ocon, n'a dounéqui' .(.i riio i!r i lu i i iiIi-u.i-.. Ces rcsullals, comparL'.- ij .. ii^ lii' hHlcu^jcnic i'\|" i i('ii<-c. ulin ia un grand inlcrcl, niais il ïmpoi li; (.■Mrènieiiiriil d'tii l)ii;o suïsir U: sens Gl la portât. L'examcu ilu unis les vers dans les casais dunt nous venons dt: par- ler a i'ii fatl avec lin soin iiiiiiutiuux,tîssii par tissu, organe par oi'- purc, car les corpuscules sout aillii:ri.'Dls eoimtie s'ils tt^iieiit dans En opérant do cette luanicre. s'il csisw des corpiiseidcs, mèiiii- en petit nomlirc, on parvient à li^s diiinuvrir. Al.iU. suppuMius qu'au lieu d'agir ainsi, on ailLroïé Ii' un- tout nitiix dans un peu d'i:au pour examiner cnsuile nue giiuLLi' ili' la limiillie an nii- gcnpc. Ce serait miracle, dans de lellt's condiliiuis, ijue iL y ri n- contrcr les corpuscules, tant ils sont rai es iluus les premiers temps de leur développement. EU bien, l'citameD dus chrysalides ne peut guère iirc fait qu'en les broyant inlcgralcmuiil, n cause m MALAHIK DES VERS A SOIE, cic la JîliiriiltK qu'il y .iiii lit à si'parcT li's divers organe», i!l di: la luiij;UL'ur di; la ici-liurclic quaiul clli' a lieu lissu par tissu, La chrysalide, siitiuut dans les prcmiiTs li'iiifis i\r. smi i>>LisU'im>, ist comme un nouvi'l œuf, contenant uno tnatiiirp pi^osque iluidi^ section est trës-difficîic . Voilà pourquoi, dans notre' troisicmi; uxpt-rivncc, noua avons trouié huit clii jsalidc's dans Ii sr]uflli's la prùscncG des co^puscull^s a ri liappi' à l'obsi ri aliuii, uiciii loukt en conitnaiefiî . C'est par lo rni'iiM' tiiolirquc celles qui en ont montre: n'en ntit olVrrl nue t\c un à cinn nir chamn. La preuve évidente que louics les chrjialidca devaient mn- remicrdcscorpusculus. c'est qu'il yen avait dans tous les vers. Pour surcroît de preuves, on peut ajouter que lc:s résultais fur è i i I ] I I tau des obscrvatinus. Quainime erpenenee. — Le u mai. je preieve sur le lot des i5o vers qui nous a servi de loi témoin dans les deuiieniu ei [roisiumo c^qiériGnces. So vers prtts à recevoir le quaincmc rcpaa DigllizedbyGtiOgle après l> quatrième mui;. Li^s l'cuilli^s di; ce rcjms sntii luouillirs au pinceau avec quelques gouttes d'eau dans lesquelles un a broyû un petit yce corpuscukux. On l'aisuirc que tous les vers mangent bien ce repas. Le i8, on iniiive un ver inurt-flal. Il ne pn-si'ule pas de eur- puseuli's mc'mi! dans la Miniijuc imeiw de l'imesliii ; il >-sl irai lcni.iut dans les cas 'de llaulierie et que l'élude eu est diillefle. La moiiliH! à la liruyére cuiniiicni:e le ig et Huit le ïi à midi. Les cocon» sont très-beaux et trËi-forts. Le a6, ou examiDC i5 chrysalides. Voiei le tableau des observadons : 5. Pas dB corpus™ Im. 6. Vu I OanE lo chimps. T. Pas de corpuscules. Pas de cotpuscules. Ainsi après quinxe jours de contagion (celle-d ayant eu lieu I second jour après la quatrième mue), nous trouvons jopourio de cluyaalidcs corpiuculeusca. Le3i mai, nouvel examen de 1 5 autres cluTSalidcs : 1^ corpuscule par champ. 1 corpuEGulD par champ. 8. i Mrpuscule par zbsmp. MALADIE DES VERS A SOIE, iiigl jours de contagion, 80 pour loo de cbrysa- fidus coi'puscukui La sortie des papillon» corpuscules pur champ. le iSjuia. Il) onl belle appa- Lu lot uîmoiii a donné 9 j pour loodu papillons exempts de Cinquième expiritnce. — Le lainai, je prélève sur un lot de trrs saillis, tii'i.- jauni' de piij-s, 5o vers que je coutagîoTinl; au liiiliii' iiii' n-pas upri'^s la (|uatrièinc mue aumuyrn d'un petil ver La niontéu à la bruyère a commencé le 1 8, eumnii; dans le lot normal servant de terme de comparaison, et s'ust leniÛDée \c n. Digilizedby Google LA P&BRINB. 133 Le a6, on dérame el on examine i3 des cUryaalidc» au micro- 1 . Pas de corpuscules. S. de corpuscuk par champ. 3. Pas de corpuscules. 4. iD corpuscules par diamp. 5. 800 > • 6. Fia do corpuscuies. Eu iii: leuanl jias itimpu- de la cbrysalidf à Soo oorpusculps par champ dont l'iiifvclion ctait évitlcmment antcricurc .i la coa- tagion, c'est un total de aû pour loo du clirysalîdcs rorpuacu- loiues aprca quatorze jours de contagion. 'là rlirjsolîdcs : Le ("juin, nouvel c: 1. I corpuscule par champ. 5 corpusciilea par champ. Cela faitgiï pourioo : heures après la contagion. Elle csl'termince le 40 à Le 36, on examine i S chrysalides : 1. Ite de corpuscules. Vas i]e corpuscules. 1 . Pas de carpDwules, S. 1^ do corpuscule. 3. Pas de corpuscules. 6 pour loode chrysalides corpusculcu !n de i5 chrysalides : 9. Pas de corposculcs. Soit, après quinze jours do eontagion, 6 pour'ioo de chrysa- lidcs corpusculuitses. m UALADIB DBS VESS A SOIli. Le S juin, nouvel examen de i5 chrysalides; les leufs com- mencent à Être distinct) et don chez le» femelles ; I. iV de corpuscule par cbunp S. fm de eorpasculM. 3. I corpuscDlo par champ. 4' t de corpUBColc » S. I • I Pas do carpuscufes. 7. 1 corpuscule par champ. 8. -1 C'est, après vingt jours de contagion, 8o pour loo do cliiysa- lides eorpusculcuses. Le 10, la sortie des papillons commence. Ils ont belle appa- rence, l'un d'eus est i duvet nwr. On en a examiné l5 : 9. ; GorpuBCDle par ebamp. 10. I > > . IS. Fa9 de corpnscutea. M- -iV de corpuBcole par clianip. IS. I » i> S. m 3. 4o i. 3a a. 5o Soit, loo pour lao de papillons corpusculeux. Le lot icmoin compose de 36 vers a fourni Zx cocons, et 2 vers paraissam iiinrl*-n.ils; il y n eu ■! vers viiM^'-'irs i>i'rdiis à la maladie (]lii nous occupe, et piTiiicIlenl de se rendn: un coiuplc exact de sa funeste influence dans les éducations. De tous les pllcts du fléau que l'observation a pu recueillir dans ces >ingt dernières années, celui qui a le plus excité la surprise et déronté les elTorts des éducaleurs, c'est assurément l'impossibi- lité des graînages productifs dans les départements de graudc culture, n n'est pus de localité séricicolc, m£mc parmi les plus LA PfiDRINE. lâT «[iniuvi-rs. qui n nil en .i oiiiT^isirci' cliaciiie aiiiiré ili: irirs-lirlli's réussiles, des rcndc-tiic^nt^ mi'^itio supérieurs k ceux des plus beaux icmps de'la prfis|)fViic' des (il iich lions. Stais, quand on essaye de faîro de la graim' avor les coioiis do cps belles clumbn5cs, on con- slalr 11 peu pn' « iiiOiillihli iimit l'auiu-P suivanlp que mio scmctlCC csl toul .i Ihii iiiipmdiu liic. Comices agricoles, savants, prati- résulti: di'f l'plioJis sur déceptions et soun'iil les méprises les pins préjiulieialili's, l'réqtii'iniiii'rit dvs éducateurs lioiiiiétns ont livré au grainage de irés-belles rérollos parce qu'ils n'avaient observé cbcr. los vers, ni tacliisdc^ |)(-l)i'iiic aceusécs, ni corpuscules, uiéme à l'époque de la mise en bruyère, et que la montée s'était d'ailleurs circctuée dans les meilleures eondiliuns. L'année suivante, au contraire, ils avaient la douleur de voir périr toutes les éducations de CCS graines faites sous îles aiisjiii es triuiijH'iii's, Sans insister davantaj;!- sur des IViils il'int Iniis le* édurnli'ur.s oui eusouïlcsyeoxdenorabrcin e\einple^. jr lue hin rienii nm ruel- le lecteur i quelques PïlI .liK des pniiès-ier li.ui'. des M'.ilii es du Comice du Vigan, rcproduiis lians la quatrième Partie du si^coml volume de cet Ouvragf!. Il j trouvera les preuves des clli>rts tentés satia succès par divers membres de co Gomico éclairé, pour lutter contre cette impossibilité presque absolue du grainage indigène. Soins dans les éducations, i-liiii\ ites loe.ilités les plus snlubres, pratiques diverses dans le Imi rl eli.l^ner- le-, lu.iiiuïs repnnliu'- teurs, rien n'a été itpnrgoé, Imil :i été inutile, ("est ainsi qui: l'industrie séricicole s'esl tiouvéi^ tarie dans sa soiii-ce et cp'il a fallu recourir ou commerce pour procurer h la France les semences qu'elle ne pouvait plus préparer elle-mËiUR. C'est ainsi, comme je l'ai expliqué dans l'Introduction, que l'Espagne, le découragement parmi les éducateurs et donner au Iléau un rarac- tère mystérieux trourcnt leur CKpHcation naturelle dans les faits de contagion que nous venons d'expoacr. UALOIE DES VBBS A SOIE. Hi't, l'c-ducalrur le plus hobllr, mËmc lu min Los vers ne lu! présenteront pas la plus iégèru tache de p^brînei le niîcroacopc n'accusera pas l'cxiitcncc des corpuscules; la nior- talîlii des vers sem nulle ou insignifiante: lus cocons ne laisseront i'l.;u ,-1 irrr'. ^iM: ,i1>snrïalcur devrait donc conclure-, sans roiili.iii.'! qiK' >nrs di' ers Im'iL r.Voltr^ iiniit soiiiiivs l'I qii'^i ^(111 insu ils [jorlont en eux lu gi^rnic de la maladie, ju'cl ii ic> iiiuhiplici- imlre iiiesurp dans les c lir\ salïdi's i-l les papil- lons pour passer de là dans Ii's leiifs oi olltr frapprr de stérilité laRÛliéi aliiiii jirorliaiiic. Ft qiiclli' c-M la cause priii tor le ]iiils"n dans l'iiitrric'ur des organes. Li-^ i-l]rl'^ piiulnll.- riqu'iulcnt d'.iilli nr^ Jr la pni- pOrUonde ues vi'is lorpusiuK-uv p^inii Irsirrs sains, mimue aussi des conditions d'iUeiagi' [irupics ;'i rpstrriiidit un à favorïsiT la contagion. Dans 1rs indurations diverses d'une nt6inc graine, il ne l^ut donc pas s'altnudru à runconlriT rigoureusement les ntèDies circonstances ni les in£mcs résultats. Toutefois si le nombre des vers eorpuiculcux à l'origine est considérable, par exemple, de 30, 3o, 5o pour 100 ou davantage, et quelquefois même pour des proportions moindres , sojei assuré que votre ebambréc sera dé- LA P&BB1NB. 129 truite i peu près cnlîèrement, car, d'un cftté, iis vers, corpus- culcux dÈ» leur naiuancc, périront inTaUlibleineiit, et, d'autre part, Os multiplieront tcUcinent la occasion* do la contBBÎoa Aès le jeune Jge, k cause de leur grand nombre, qu'il vous sera difficile de faire arriver jusqu'à la IirujLTC un e<:rtaîii nombre de vers on vlat (U- tiU-r l.'i.r soi,'. la maladie Jans li'S \m à suie, [lar Ir i:nrai;U;re Jcs laelics ou par l'examen des i-oi jui'.riilr.', il.ms une goullo dr sang mniinc on le faisait gi'iii'ralciiiriit, Im scju'il s'nj;i''*aîl dérider si l'éducflliou serait propn- ii la ripruduiilou. Cliiysalidos ft papillons peuvent Être rliargi's de ciupuscules cl les veri qui leur ont donné nais- sance ne pas oll'rir la moindre tache de pcbrine, nî déceler le parasite aux yeux les plus exercé.. Quant à la contagion du mal, non-ieulcmcnt clic est indiscu- table, mais ses eUels sont immensca, incalculables, ear on peut admettre que, dans une iMucation quelconque, tous les papillons corpusculcux le sont précisiîmcnt par le fait de la contagion. En cOct, tout ver coipnsculeux â sa naissance est destiné à pi-i ir avant de pouvoir devenir papillon; d'autre part, luut ver l'xeitijit de corpuscules à sa naissuicc restera exempt de cor^iuaculcs j)c^i]' dont toute l'&lucation et encore h l'élat de elirysalîd<- ci i\v [lapil- lon, pourvu qu'il fasse partie d'une édiu iilinii nii li ^ loipu.-' iili-.'. «ont absents. On ne saurait en doiiiri' i|ii,itiiI r.n i nn-^lilriv l;i marcliG de nos lots témoins compan-r- il[ s lois inln lé.-.. !,<". rares papillons corpusculeux trauvés dans ers lots téiuuins doivent Être attribues à la contagion, ou mieux i l'infection à petite dis- tance, comme nous 1 expliquerons bientôt ; mai) ils sont asscx peu nombreux pour qu on donne au principe que je viens de poser la plus grande :>eiu'ra1ile, pa£ll' [ I I ' sLéduratioiis ^»tiirlU=, l iii,- portanre de ees déductions cxperinienlales ne saurai! écliapjK'r à personne. 130 UALADIB DBS TBRS A SOIB. S m. — Comciox IIIHICTI PIH L.l l/EXV MB VUS i L'AIOE Dt HOtlIH. Lu 3o mars iB6j, on parlagua en trois lots une éducation de fio vers sains, raee blancliedu pays à Imis mues (i). Les vers avaient fait, depuis doux jours, li ur tmisiéinc cl der- nière inuu. Le preuiier lot fut eontagloiiné avee un ri'pas de feuillet eorputealeiitei; le di'uxième, en piquant un à un rhaquc vor sur un des derniers anneaux et en introduisant dans k blo- ■nrc une aiguille que l'on tenait de tri'uiper duu une goutlc d'un liquide chargé de eurpuscules, avec la préeaiition de laver i grande i-au le eorps di's vers pour enlever le» corpiuculeg q|ui au- raieiil pu resii'r aillierents cit^ricuremenl et passer de 11 sur les feuilles (.i ). Kuliii le troisièout lot ne reçut aucun iraïtement et Ija tooutée pour les troù lots eut lieu dn a au 4 mai- Tous les vers firent leurs cocons, mais l'examen microscopique des papil- lons fut bien difTérent dans ses résultais pour les trois lots. Dans le lut témoin, pas un seul des papillons n'a afTert la naus I.' lot ]iii»[nilrfl durée do lâTlads m- OnfTriiia » nâiM r^lul en doriot la lempantan dei odiicali«w H an BiulUpIturt les npu. J'ai vn h» dmbrëade» hbm d'iUM.n« ktnli nao, MU k Akb, Ha donner qn da ptpllliH» Hlnh Outre qa'alle Aiii i tr^ iiiia, l'Unalnr, la ûear Sslllar, di Saiut-Ambiali, mit faut iptèina d* partar la MmpMarak >aal iS degrtaKéawnir pandantlnMla dnrta da l'MiKaUoB! ta mandu, Il J tmt, as msnait da la nonUa k la bpnjè™, usa roiits da lan auainli (i) LabItHanaD tialriHMa-TiUg k laplasa il rnla ung tanha naira. Digtiized by C' LA l'ÉBRlNK, 131 Ejifin datis le loi contagiuiiiii.' !i Vsidc di: Iilrsaiircs iiiJocli.'L'9, sept papillons seulement oUHrcnl des corpuscules, de 5o a aoo par champ. La GonUgton par pîijûrcs infectées a donc lieu, mais elle est moins sùn: (|ui' par le canal intestinal, ce à quiti il faUajl a'at- tciiili'i', pEU'cr <]Ur !o sang qui sort de la blcssun- ni' luissi- |>ii tou- jours li's l'orpuseules qu'on clierclii; ;'i iiinruliT (i). Poiii l'iiiiipi'i'iKirt' loule ta part d'intluciicv ijuu [H'Ut aiuii-, dans la propagation de la pi-brtne, le mode d'Inoculation dont nous vuuons de parler, il sullil de rappeler les olisi'r* nlimis i]iie j'ai ex- posL-es antérieuieutcnt dans le Paragraplic relatif au\ taelies sur la peau des vers à soie. Nous avons reconnu iju'il e\i»lail driix espèces de taches, les unes occasionnées par le dévtloppi'iuciil dw corpuscules dans l'intërtcur des oi^anes et parti eu ltèn.'iiii lit dans le lube digestif : ce sont les taches de pébrinr propres seu- leiui'ul auï vers corpusruleux. Lrs autres, itilîniioeiit plus nom- breuses, sont durs à di-s blessures i[ue les >ers se font en paiement par rextrémitu des six eroehcts qui ici luiiiejit les pattes des anneaux antérieurs de la larve. A l'époque de la montée à la brujèrc, il est rare de trouver une éducation induslnelle diint tous les vers ne portent pas de ces taches de piqûres. Je ne re- viendrai j>as ici sur les piiruves |H;reiii|>toires cjiic J'ai die eu ei>niumii dfs sers. Qu'un ver enfonce les crochets de ses pattes anlérieurL's, ici dam un croltin, li dans un vcrcorpusculvux; qu'il aille ensuite, de cet mSmcs crocbols, piquer un Ter sain, il n'en faudra pas davanlagc poiir que ce dernier toit conta^onné. Prenez, dans une éducation où règne la pébniio,,des vers quelconque», et lavcx dans une goutte d'eau l'extrémité des crochels qiù terminent les (1) Dim lu «ipérleiKH qu'il Bit en ift3S, punrcDairdlflFti dâeoiinne pro- KHHnr Bu^, de LadI, «nianuil 11 coiitt|lon da la BtucardJiM pir la taiiytù baaiana, It E^Uhra lutDndlttf Audoin anll difk nmrqiit ui MX it nii;jiiir, do crottins de petits ïcrs corpuBculciix ùclos le nS avril, Cus crottins ont élÉ ikTascs et dâajfs dans quelques gouUcs d'eau, puis on a étendu le liquide un pinceau sur la feuille d'un sonl repu. On constate que les vcn mangmt assez bien. Ils étaient à trois jours de distance de U troî- îicrae mue, Celle-ei a eu lieu le 3 mai. Le premier n'(ias après •■ïnmiiic: deu\ versj le premier uli're une pelïte tache sur la tète. Dans U luuiquc interne de l'eslomac ou toit des eoqiuseules ovoïdes ïicuï, pas do pyriformea ni de jeunes à parois peu dis- tinctes. Dans hi glande» de la soie on trouve un centre où les eoqiuscules commenet'nt à se développer. Ils sont très-jcunes et a varuoh'S. Li' i!ou\iéiue \ rr ne présente ni laclics, ni corpuscules l.e K Jii^ii, III lin ['I r\Liriien(ledeu:< vers.Le premier n'a ni tacbcs, ni enrpiiM 1,1, s, le ,1, uxiéuie a deux petites taebes sur le Irolslime anneau. Ihusk tiuii.pie Interne de l'intestin, iiii Innive un grand pjrifunues. Il y a aussi beaucoup de eiirpuseuies vieu»; euiiimen- çant à former des amas, La tunique externe, les tubes de Malpigbi elles glandes de la soie conuucnccnt également à Hrc envahis, car on irouve quelques corpuscules dans le liquide oii ou les a brojrés. Lu premier repas aprfs la mue est donn^lc lo iuai,â 5 lieiu-es du soir. Au délitagc du i a mai, on trouve ao beaux vers dont les lâches n'onl pas encore reparu. L'îiiégalit^ commence il ËlrC DigilÉzed by C ' Lk PËBRINB. m iCDtibIc. Elle s'accuH (tavantage le Icudumain. Montée à la brUfèro le 19 et lo 10. La sortie des papillons t'est faite le 1 1 juin et les jours suivants. On a examiné i5 de ces papillons : B. S" coriniJTiili'S [mr rlianip. lî, 800 corpuscules jar champ. 13. 1000 • • li. Fa» de cnrpnsculee. tS. 5o corpuscules par clianip(i). riiriT:iL;giiii <'~t ihmi: niaiitli.'slp, d'autant plus que, dans le loi tc-!iniiii fliiui il i^i p.ii li-p. 118, presque tons les papillons éuïcnt § V. — CoYMoro.l DES Tl s'ils se coiilagionnaiit également en se piquant li's uns li;s aiilri», lorstjue parmi eux se trouvent des vers cor[Hisculeux; enGn, s'il sufBt que les corpuscules du repas corpusculeux soient empruntés Il des crotlins de vers corpusculcux, il est de toute évidenn; que dans nne l'duiation où il existe des vers eorjïiiïi iili'iiN, laiises " feuiUi-s; ees crottins, plus ou moins pr.lés sur ces iiiè.iu-s Ceuilies, quand ils se trouveront placés entre celles-ci et le corps des vers; les corpuscules qui souillent constamment, copunc nous l'avons dit, l'extrémité des crocbels des pattes, voilà autant de (1] n al pKbiblg qu la pipUlani II *| ti pranoirnil de n» n'ijui pai Digilizedby Google iit UALADIB DBS VERS. A SOIE, drconstances pouvanl amener l'introdtictîiHi de corpiuculet dans les fort uing. Dès lora, il doit suffire, pour provoquer la con- Uptm de« vers sa!ns , de les associer dans la mtme ^ucation avec de» vers malades. Tel csi, en cffcl, le résultat que l'cnpé- rîencc suivante démontre : Le avril, « i heures du !>nir, nu rniitaginiino 5» vrrs aaini, ract Umehe de pays (i); lo lendemain, à <) beurrs du riiniin, ou le* réunit avec 5o vers sains, race jaune, ayatil rigoureusement le même igc. La couleur des eocons a été choisie, comme on le voit, demanîin: A pouvoir lervir plus taril h rccon n ai ire les denx sortes ' de ver» employés. Les ver* sont entre la secuiidi.' et la trnisiouic mue. Celle der- nière a commencé pour lous 1rs vers Ir 3 mai. Le premier repas après la mue a eu lieu le 4, ^ lo bniirrs du matin, et celui après la quatrième mue le lo, à 5 heures du soir. Ce jour-ln, une inc- galilé sensible commence i te produire et elle s'aceuse de plut en plus les jours anivanU. La montée a lieti le 19, mais die est très-lentc, elle ne le termine que sept janrsaprËs. Le a6,on trouve 3 chrysalides sans cocons cl i ver mort. Dans chacun de ces quatre sujet», il J a un nombre immense de coi^uscules. Le décoconnage, fait le 39, donne 5o cocons jaunes et 45 blancs. Ces derniers, compares à ceux du lut tjpc, seul beaucoup plus faibles en soie. An contraire, !1 n'existe pas de dîfîcrcncc appréciable entre les cocons jaunes et coux du lot témoin rclatîT i cette race. Le ag, on examine au microscope tS ehrjVRlides de la race blanche et 1 5 chrysalides delà race Jaune. Voici les tableaux comparas dea deux séries d'observaUons : (1} Vm né( ie la gnlH ia HuMiiil Valllul, ]i mlng qai taHe dont il ta Lk PËBRINE. 136 B. Pu da coipascutea. 10. ifocorpuseolMptrilit 11. Pu de coipuscults. La sortin des papillons iDminoiic(! lu i o juîii pour li's jauiifs t-l le 1 1 pour les blancs. Ces ileniiers sont affreux, h ailes rceroqup- ïillces, la plupart à duvel noir, et sans vivaeilii aueune. Les jaiinus, ■U conlraire, sont eji géiu-ral asseï vifs; trois d'entre eux ont Ic duvet noir. Après la sortie eoinpli-te des papillons, on eu examine i5 dcdiaque sorte. Voici les lableau\ comparés des oLservaliuiis : 5oo corpuscules par i-l m MALADIE DES VERS A SOIE. Cncoai jmmet. i. 100 corpueculea pu- obamp. 9. lo corputcnlee pu champ. s. IM ■ 1 1U. lOD > > 3. ia . R > 11. 7. 100 s > iS. 4o > • 8. Sa 0 Patnii les p.i|iilloiis blancs un ctnqniimo liaient rivanudan» le cocon cl ii'a\ai('iil [las eu la force J'en sortir. En outre un dixième des clirysalïdcs étaient morli's. Enfin, dans les lots têinnins des driix racos, prcscjuc tous lus papillons i^taicnt exempts de curpuseides. Il résulte clairement de cette cxpérienee, dont je pourrais pré- Bcnter beaucoup d'autros cxomplcs, que la contagion delà p^brine à des ym «ains se fait tr£»-faeilcnient par la vie en commun de ces vers avec d'autrei vers corpuscnleni. Quant k l'intenilté de la contagion, clic dépend évidemment de la proportion plus on moins grande des vers corpiucnlcuK, relativement K cdlc des vers' ■aini cl du dcgrâ d'infection des vers malades. Puisque des crottins de vcrsn'af ant que quelques jours de date, comme dan« l'expérience du f IV, peuvcal provoquer la conta- gion , il est présumablc que la pcbrine doit £tre infectieuse , transportablc à distance par les poussières des édurations. J'ai fait à cet t-garddes cxpériemi^s concluautes. Plaera dans une ait janiaîs mélanec des deuïsortesdeïera. Si l'ôducntion priocipaïn est malade, soyez assuré que vos vers sains i l'ongiDC s'infcrteront tous, n n'est pas possible de ne pas attribuer la contagion qui a lien LA PËBRINE. J3T dans cette circonstance aux poussières en suspension dans l'air, quf Ins dtlilagcs, les balayages, los alléos t-l lenups dos personnes soulèvent des tat.l.'s ou rls ou .l.-i; rrouins ,1,- vers malades. Je nif borjiiT.ii à vappuriei- une leiile ili's imiii- breusfs fx[n-rienc05 que j'ai faites sur siijei ; l'.intlieiilîHtt' i n a été établie par des témoignages publies. Klle a eu liiHi i n i dans la magnanerie cxpcriiuenlate du (loinire du Vigao, à ftauve. J'ai exposé ailleurs que îe Coniiee du ^ igan a «IoïlI cq 1869, i Sanvc, une ODCe d'une graiue qui devait infailliblement pûrir de la pÉbrinc (l). Elle avait été faite à S^uve m&iae, avec les co- cons d'une cliambréc ailinirable, qui avait fourni 5i**,Soo de cocons pour une once de graine de 25 grammes. M. IcD' Dclettrc était chargé de la direction de l'éducation. Désirant le convaincre une fois de plus de la sûreté des principes que j'avais établis, je !(■ priai de faire l'expérience suivante. H fut convenu entre nous, qu'i côté de l'éducation de i3 grammes de la graine condamnée, M. Deletlrc élèverait dans la mËme pièce, mais sur des tables sé- parées, deux grammes d'une graine saine dont je lui remis en traire, à nue grande disloiici' de eellr du Oiiiucc. dans un vill.ige éloigné. Voici, dans ses lerim s t\prés, li' jiranoilit que je portai sur CCS trois éducations au mois tie mars, par conséquent long- temps avant l'époque des éducations : a J/onn de 'aS grvnma firira d peu pri* inligralemaU, imt imntrunuutcoam. Aitemirairt, UtvndH deuxgramnuHUtit dmu ht mime magnaitene, airuî que lei vert de la Ami-once, téiu- lironl Irit-bien. lU n'ont li craindre que lapaeherie aeàdenlelle. (i) J'«Mit parti {0 jmjcmont par cciil linm une kllremi D' Dpicliro, mOiIcciu k Sin™, i l'dpoquo mtmo du (mi^iuiji-, en iSSa. Lr tomicc du Hpn difidi qiio, iSCg, cDmmiïdaaTnilm limicn iSS; ot iBCS iroc (,5« Je »cogi peur unt an» da ]5 (nmiiei. (^alr u II, p. rasn Ripparl de lilSS lu H1- nlitn lia l'igrlenllnn.) ItAL&DIE DES VERS A SOIE. Mai* il s awa uns différence compiile entre lei ehrgx^idei de t'éda- calion itt deux granuntt tt etUet de la dtmi'onte. Let chryialiiei dtltidmi-oticeterotttmmi^^fftporiiiotttttlolaUU privée* de oor- jhmcuIm, (Mdtifiu Uvte* eella du deux granmei tit offHrmU dit Uâ prmien jotirt dt bur fonMUm a. Le résultat fat de tout potut ceque j'avaia annoncé. A cAtù de l'once de aS grammes, dont il n'r avait pliii un seul ver à la qua- trième mue, Ie« deux gramme* donnèrent une trèi-b^e récolte, nuds lotîtes lei clirjialidei, même au bout de liuit jours, ëlaîent malades. La demï-ouce donna ^alemmt une très-belle récolte, et les chrysalides n'ofTriîcnt pas de corpuscules. Je n'ai pas en l'occasion de les examiner k l'état de papillona. Les résullaLs tks expériences des Paragraphes précâleuu étaient la garantie de l'exactitude de mon jugement anticipé. Les vers sains des deux grammes devaient forcément se ïontagionner 1 distance sous l'innuencc des poussières del'édncation voisine très- corpusculeuse. Mais cette contagion ne pouvait pai Être tellement rapide qu'elle dût aucindrc les vers avant leur première mue, auquel cas seulemeat ces vers auraient péri avant de Taire leurs cocons. Je pouvais donc en toute sécurité afËrnicr par avance que les vers des deux grammes réussiraient en lanCijue producleurs de soie; maïs ila devaient être rendus lout à fait impropres n la re- production, e'est-à-dirc que leurs clirysalides encore jeunes se- raient déjà corpusculcuses. Quant aux vers de réducalion de la demi-once élevés isolément, ils n'auraient à craindre que l'in- fection à distance on le transport de germes par des magnaniers chargés en même temps d'autres éducations, ce qui, dans tous les cas, ne pouvait pas ne pas établir entre ces vera et leurs congé- nères de Sauve une grande diOérence, puisque ces derniers de- vaient être sans cesse exposés aux germes de contagion des 3S grammes élevés sous le même toît et que je savais devoir être détestables. Plus la contagion en eOct est répétée et fréquente, plus rapides et plus intenses sont les eStiu qu'elle détennine. La couta^on à distance est établie péremptoirement par l'expé- lience que je viens d'esposer. LA ^ÈBRINB. m Jiuqu'où g'étcnd celte contagion i distance? Elst-il n&essairc de placpr des vers sains soua le mAme toit que des vers malades, [mur qu'ils soient infcttts par ces dcniicrsP En aucune façon: les vers sains peuvent être non sous le mime toit, mais dans le mime corps de bAtimcnt que les tcts malades et bien plus éloigné encore; rinTGciîon sera annout trii-actîve quand on fora élever âiveraea sortes de vers par les mimes personnes. La coniagion se fait alors par Ici pousilères que les magnanîers transportent, soit avec leurs mains, soit avec leurs vËtcmenls, leurs sou- licT,, Dans iiti [li''p3rti'iTH'iU comtne.le Gard, où chaque maison ren- ferme une ou plusieurs ifdncstions de vers à soie, nul doute que les venu et les pcrionnea ne transportent dea germes de pébriiie. Los litières que Von dépose ii côté des maisons, oudans Icsmaisons mêmes, sont une source de ces gcripes prêta i Être emporté an loin (a). C'est en iSâ6 et en iHSy que j'ai appelé pour la première m MALADIE DES VERS A SOIE, fois l'aucnlioTi dos éducateurs sur l'infiiienre des poussières des magnaneries comme ëluiucnts de propagation du fléau vl lur la. prodigieuse qnanUté âa germes morbidei que l'atatosphcrc pouvait prendre à cette source , sans cessé renouvelée pendant les ildno- ^ons courantes (i). Mes observations et me* expériences suc ce point forent irès-remarquik's, et beaucoup Je personnes ont Été portées depuis à exagérer tr dangerdorinri'ctionàgrandedistincc. Pour avoir une juste idi'e des choses dans cette question , Uîra- porlc csscnlielinmenl de ne pas oulilier qiin mes expériences, depuis Tanm'e i B6j, mil i'iL> faites dans le départoiiiont du Gard, est le plus dtveloppéc, Cn outre, cjui: iliai^ime de ces expé- riences était comparative. Quand elle pnrtaït sur des vi'rs brincs, il y avait toujours à côté un lot témoin, placé sur les mêmes tables, composé de vers sains, au\(|iiels un ne faisait sidiir aucun iraitcment. En conaé<]iiciicc, ai l'air était chargé de germes actifs, s'il en déposait snr les fenlllos ou grand notnluv, mes lois lénuihu n'auraient pas eu la puretd habituelle qu'ils ont prcsonléo cliaque année. Il faut admettre, cn outre, que l'air de l'intérieur mâme de ina magnanerie avait pen d'influence pour infcclcr les vers sains. DIgnizBii by Cgogle Digilized by C' LA PÉBHINE. tll gnancrie Était tenue avec dts soins de: projircli; parliculliîrs; pour ne paSMulcverla poiusiérv, un ne balayail jamais, clli; ûlait en' levée au moyen d'nnc cpongi: liuinido passtu sur le sol; d'autre part, les délitages ne se faisaient pas dans la magnanerie mCmc, on, qnand ila j Étaient prarïquÉs, lo panier d'un l'on venait d'en- lever un à un toui les vers élall immédiatement transporté dehors, lave, et sa litivrc jvlée au ruisseau. Mais, qu'on le remarque bien , dnctinn des giTinfs que; l'air aurait appoili's soit dirrclcnicnt, Coimiieul duiir, Jira-t-oii, rst-il si diflicili; aujoiiid'liui de iru- cuutri'V, dntih li's dr'^jarli^niculs de grandi; rulluro, di;s éducatiiiiis dont les pajiilliJiis soient l'ïfiiipls de; rorpiLsruiesi' Pour ri'pondre L'inl'cction il (grande distance n'est pas douteuse. Quelques soins que vous preniez, si voua élevei daiu un départcmcnl de grande culture des ven très-sains, ils vous donneront prcsqnc inévitable- ment quelques papillons corpuseulcuK ; et la preuve qu'ils se sont infcclLs par le fait des éducations de la lotalilé, alors même que un dé|i.ii liment île tivs-jxilite tulluii:, vous no reiuontriTei plus Mais la soiin i' il iiifeelioii dans tous les liépartemenU de grande ruUuru i'nnsi.c dés la pre- 1a Cn de la <]Uatriéiiie, Combien pendant loul ce temps n'a-t-îl pas dû cuntagioiincr de vers sains! Quelque précaution que vous ayez prise dans la conléction de voln: graine, ajc£ sans cesse les yeux- ouverts sur vos chambrées, dam In cas surtout oii vous ludc tout à fait indispensable dans les (iducations pour graines. Dès i^ue vous loye/. un ht sus|iect, ou sculeàient plus petit que les iMllL■l■^, éliii^(ii /.-le .,1111 i i i.irii, car il est pcul-Ëtrc malade. Quelle dilleicuLe eimiideiable n'y a-t-il pas entre la mauvaise iutluenc:e (ju'un seul ter eorpusenleux peut apporter dans votre lîducation cl cdlo que peuvent occamonner les poussières du dehors venues d'une grande distance. , ho récit des circonstances suivantes donnera n ces conseils une saneiinn pratique décisive. I)au4 le déparlcmenl du Cantal, on partumciil, a eu l'occasion d'étudier dans ces dernières années les papillons de ces pvlitui éducations, ordinairement livrées au grainagc et qui apparticiuiout toutes à 1k belle andcnnc race blanche, dite de Sûm. Sc« observations ont porté notamment sur les papilloni des éducations de M. Brcux, avocat à AuHllac. Or, jusqu'en i86g, M. Duclaux n'a pas rencootré un seul sujet cor- pnsculeux. Damlecouraittdc 1aniâmeaimée,M. Breox, désiranl LA PËBRINE. 143 -vivement joindre n sa raci^ blanclip la ean: jaune, pi ufi-rL'e pnur venir de Monlauban de H graine de n Hu diTuiti i' carr, Pt il se disposail à l'élever, conjointemonl avec sa propre graine blanche, lorsqu'il fut averti que cette graine jaune (:tait malade, et qu'un l'asMcianl i sa belle et forte rate blanche il perdrait cclle-cî. M. Brcux s'cmprcsia des lors de jeter cette graine jaune. Au mois de juillet iS6g, ayant eu besoin de me procurer one assez grande «juantité de graine faite par mon procédé de grai- uagc, je priai M. Duclaux d'examiner les papillons de l'édu- cation de M. Brenx et de m'en envoyer la graine s'il y avait lieu. M. Dttclaox me répondit, non sans manifester une grande sur- prise , que les papillons de M. Bfeur tenfenniient, cette annde, 95 pour 100 de sujet* corpuscnleux. Cette cjrconjtaace me parut d'autant plus extraordinaire, que nous «Tieiii ëlevd à Âlais , dam PC ecnlrc qui passe pour si infecté, une petite quantité de la graine blani'lie di> M. Itreux, et que lespapiUons de nos petitci édiua- tions s'iîtaient montres sains à 90 pour loo au moins, et quel- quefois a 100 pour 100. Comment se rendre compte do cette aj^iari^n, en quelque sorte spontanée, des corpiuculet dans un département qui n'en avait pas montré depuis 1866? Je viens de recevoir de M. Dudaux l'explication complète de ee fait anormal. Parmi I<>s cocons blancs obtciins par M, IWu^, 0,1 en a In.iué deu'i ayant la couleur jaune et tous les caractères de ceux de ia graine jaune que M . lîreux avait fait venir de Moiitauban. En d'autres termes, à l'Insu de M. Brenx, il s'était mêlé h sa graine blanche quelques œufs de la graiue jamie qu'il avait cru jeter in- tégralement. Les vers jaunes, dout deux ont survécu cl l'ail des cocons, ont évideumient élé la source des corpuscules qui, pour la première foi), ont iniècté la petite éducation d'Anrillac. m UALADIB DES VERS A SOIE. § Vn. — Là piiunE KB PEUT DANS iwniN cu oiiBni» CinxKnia UDDEnitELLB d'uSI GUI:(E ISSUK Dl rAMLWM* ULIi. Panni lu qncuioniqne «oulèvcniresiitencc ei U natuic delà pébrinc, il n'en est peut-fitro pas de pliu intéreuantc que celle qui est résuliic par II' litn: i)c ce ParagrapLc. Dau6 Its jiitiniii s iiiuis di^ l'uniU'O i 867, peu du ti.!iii]is aiirès je it.ni. de Ririi uiic k'ti™ ;iiioii_nut. i-umloisc daill,;u.s, wriU: pcul-tlre p,ir une pcrsuiiiii: aiiiir qui lUC ïovall avw p<:iue eiigagi:- dans des études dont les difficultés paraissaient încuricebics. On m'y représentait ca substance qu'il n'y avait pas une grande uti- lité à atleiudre le but que je poursuivais de découvrir un majcn de fain; de la graille saine, [Uiisque i i'tle gi niiic' driinidi'aïl ma- lade pi^iidaiiL qu'cUi: scTait éli'MT, i-| ipiu (.i- M l.iit linijtmrs '.i re- liissail uue préottupaliim qui cloit |;éin.Tale. Siui^ l'iiilluencc d'idées alors fort rc'paudms, [uiiuïjialcniriil di jiuis liis puliUca* tiona de M. de Quatrefagus , ijuc la maladie des vi-is à soie était une fl épidcDiie u, une v sorte de eholéra », que, dam les ecnlrcs d'éduca^Di de vcn à soie, . il existait un ■ milieu ddldtirc o, on pensait qu'il fallait songer bien plus à la découverte d'un remède qu'A celle (l'un moyen prcvi-iitirdu mal, 11 paraissait à tous que le lléau [Knivait fondn: tout à coup sur les (éducations les plus saines. Dans le jugement que M. Comnlia a porté, en [865, sui' uia pitiniére Comiiiuuicalion à l'Académie, on i-elruuvc ccUe préoccupation. La voie dans laquelle je m'engageais , pensait-il, ne tendait pas directement à la productioa de la graine saine. 11 faadraît que les œufs sains. augmontaHcnt en nombre, mais com- ment faire si la maladie les atteint P Le progrès de mes études a beurcnscoicnt et complètement dî»- ■ipé CCS appréhensions. L'ensemble des faits exposés dans le pré- sent Chapitre démontre avec une entière ecrtitiide que dan* une LA rËBRiNE. US éducation d'une graine saint-, t'cst-à-dire exempte du «irpusculi-s, parce qu'elle sera née de papillons éga]enumt privéa de cet orga- nisme, il ett impoBÙble que !» Ten Iwns de eetlo graine puiBscnt périr en masse avant de faire leurs cocons. }amaîa la contagion au contact, jamais la contagion à distance ne pourront attcindrf^ rcs ver» auei tôt dans leur cxiatnncu à l'étet de larvi^s pjur qun la pébrine les décime avant la montée  la bnijèri:. Ct'Ia ne pourrait arriver que dans le cas où l'on changerait complètement les condi- tions aettieîleg des éducations ; par exemjde, si la vie des vers éuit prolongée par une diminution du nombre des repas, Mcn au delà du terme ordinairement fixé par la pralïquo habituelle. !,r. principe <[ue j'inioqiif ri'sultr ilairi-mrm ili' In marehe ilp par ]r parasite. Je ne saurais en donner une preu>e plus eertaiiiu qu'en rappelant l'expérience mentionnée au paragrapLe précédent, et relative 'à ces dsnx grammes d'nne graine aaîne élevée dans la chambrée du Comiee du Vigan, li Sauve, au voisinage d'une édu- cation dont tous les \its tU.iienl li ès-i'or|>useiiii'i[X déjà avant la L;i est le nitiid de tout le problème séricicolc en ee qui concerne la pébriiiR, Ci'^L dans la réalité in^sculable de ces réstdtats qu'il faut plaeix le salut des récoltes et l'éloigncment des ravages de cette terrible maladie. Faites de la prainu saini' par le procédé qur j'indi<|iierni daiis unGiapilrc ultérieur, et, quoi qu'il arrive, quelles (|ue soient les fautes d'éducation que vcnis puissiez cummcltrc, mauvaise Jij- giènc, association dans les mêmes locaux de toutes suites île graines bonnes ou mauvaises, quelles que soient les înlliicnces elimatériquea que vous ajei à subir, votre récolte sera assurée contre la pébrine. Cette maladie pourra sans doute vous enlever quelques vers que la contagïoti ou l'infection auront gagnés dès les premiers jours de leiv vie, maîa la masse ne pourra céder à ces Itmestcs inOnences avant l'époque de la montée. IM UALàDIE DBS VERS A SOIB. Ji; ffrai, à cette ocraaioii, une digression historique, dont 1ns diit,nil< iiiritniiii 1.1 liiniiriT li s iJ.Vs (|u'i..i \\,hah ilu earac- tcrc ri.;rl,.,i,i,i,u- ilr Ici nialadio ,ni am i S6.m'1 ,l„nl 1rs ln,.,lli,r5 1m J'ai rappi'li' .iiitiTicuriuiiKii! (jue AI. Caiitoui a\nil li'iitéca i8â4 une éilucaiiou avec la graine de cent vingl-cînq couples , dont le mile et la femelle ^icnt exempts do corpUîculm (i], mais que cette éduca^on »vait péri i^i que, d&ouragé par cet iiisuci-ôs, ce savant professeur avait abanil'iniii' la ji celte dirccdon. M. Camoiii p|Mi>ii iaii ([u.'lijucs- uiics (Le mes opinions, est cuticrentent ■(itiltiiin l'e. Je ri'jièli' qu'il ne peut arriver qu'une graine saînc périsse de la pébiiiio avant la confection des cocons. M. Cantoiù ne me paraît pas avoir cmn- pris, en i86y, et parait ignorer encore l'économie et la sâretéde ma mélliodc de grsînage, et j'aurais Irè.s-m.d résulii pi obli'itii' auquel je me suis dévoué pendant cc' cinq [Icriili rcs années, ai. [□ut en donnant un moyen pratique de laii i' di- la f^i-iinv saini-, je n'avais pas établi simultanément que ci^tte graine élevée à la ma- nière ordinaire fournirait d'alrandaatcs récoltes qui se trouveraient dans tous les cas i l'abri de la pébtinc; qit'il n'existait nulle pan (1) roir II « luiet h Kols adriHég par tt. Cutonl, 4b raoii d'uAl iSC;, k U gcnc omneni/fc dt Sfricicullarr, publlAt I LjOH. cil' iiiilii'ii'i iiifri^tts, ili^lijtùi'i's , dans ii: si'iis iiu'ilïcil attuel du ces cxprcsùoiis ; qu'enfin on se faisait des idées erronées de la cause du fléau et de son mode de propagation. On ne Hursît trop se pcrsundiT que mon proeédé do rOTifection de la semence saine (le '.i-rs k sdic, tjiir iV\|u>siTai dans im prorliaïii QiapÏLrc, cm- cducatioiis dt: vtre isius d'unie gi aiiii' ^aïiic ni; peuvent daua aucun cas ëlrc détruites par la pébrioe avant la montée à la bruyère. UALADIE DBS VERS A SOIE. CHAPITRE III. DB Li UTDBS DES GOBPUSCDLEB ET DE LEITB aOSE lŒ fiÉMËUTIOI, J'ai rappclii, dans la Parlii: hïslorique do ccl Ouvrage relative ■UK iDrpuscules t\es vers i soii-, que le prorcsacnr Leyàîg, de Tubingcn, les avait le premier considérés comme Une Mpèco du genre psorospermic, ereé par Jean Mâlier. C'était indiquer d'une manière générale que cet oi^nismo était an. paruiic, et que ce parasite devait se pn^a{;cr à la manière dc« c«p£ces de ce genre (i). Lea psorospcnniea sont généralement des amas do Digtiized by Ct Digilized By Google m MALADIE DES VERS A SOIE, divers organes où ils roni posent lies amas liliimli rares. Ce qui i nrai'térisf os.sriitiellenienl res jiraJuuliinis, (l'!i[irès l'illu.slii' plij- siol(ij;isti; Muller, c'est l'esisTuniT. n l'iuturii'iir des l urpusculis, d'aulies rorpLtscules n'produi'lRui's des premiers après qu'ils sont sortis du ceux-ci. Voici un des modes de génération des psoros- pRrmics, indiqué par Mûllcr, pour ceux (]ui fonnetit fnkjuvinnicni une sorte d'crupUon sur la poau do la lilto du Sandre ; a Sur la ))cau de la lÈte du Sandre on iruuvc une sorte â'druplîon cuusîs- tant en [lustulcs blancli&trcs de i i 3 miUimètrcs de lai^, dis- perséi's <;;'i l't là;,., la plus grande partie du conicnn des pustules rst composée de corpujculcs (psoroapcrmies) avec deux ïésicules H n c»t vraisemblable, ajoute M iillcr, que les vésicules sont des gcrmca de nouveaux corpuscules. Pour se développer elles se gonflent, se détachent de leur point d'adbérenee et forment une pain: li'amjHtules dans l'inléiieur du ii>rpnîi uN> cpii i si traiis- M. Li'jdiy et à faiiT ailinr'llre que les cci'puscufes sont réi^llfiuciil une espèce parasite du genre psoruspermic, itc trouvent peul-ètre dans une publication faite en 1861, pu- M. Tigii, professeur à Sienne (1). Elles ont été beaucoup mieux précisées ullMeurc- nient, par M. Balbinni en 1866. Voîd comment s'e^Eprimc ce (1) Foir Nj Mémoin InUIulé : Prc/itretiei mr jmc prodaetion paraïke tnortït/e i'AammIi a dcn^olagit de Jm^allir.] r^i^ÊXeloM l'Uiilaln muarrlle da-tiginmi faratila, pir Ch. BoMb; Pirli, tt&i. [1} Cs nWqii'ineriwngiiiuJ'iiltribiwiiit tniiilldiipn>[«HnirTI|irila Btirftii l'opiiitiu de M.Laydlg; lu dauripUsni da N. Tljri uni obieii» ti «wmponctcnf p«Dt4>n k nu tout auln pMDiiiaiiio qns «lui de 1i B^n^cnlion dat «i[|iBieEl«, i'A prb le loin de repndutn. I. Il, p. 399, le leilo du M^stn da H. lïati el la ptenche qui racaeinpainv. LA l'ÉDIilNE, mi'iit au d<: si: [iropiiytT it l 'aklr ili- sjiora moliilci, l 'i^sl lu cor- puscule loul tiitiur (jui joui; lu riiii: cio tiirps i i'pniduftuur. A cet dlbt, il coDunODCC par perdre sou cdat brillant, s'iilargit sua- siblemcnt en laîs3«nt-aperixvoir à l'une (le set cxirànit^s un csparr arrondî, sendiTabli! à une vésicule claire et traji^>arcnLe^ grninil.llluli.s, puis dus corps p:ilrs rt arrondis, seinlilabli's à ili's noyaux su formant lu suin d'un blastirme, apparaissuiil duns uutti; inassi', bicpiulU: su U-ouve finalement coiivertiu un un amas de La liquéfaction de celte matière di'li'rniim' l'iisuiLi; la dissociation de* corpuscules, ou mieux pjorospcnnius, ut leur inisu un libcrtii. » J'ni donné nnc grande attention :i ce dililuili; siiji i d'études, n M. Duclaux, du son câté, dans les divurs sojouis (|ii'il a faits dans le Midi avir moi, a uiiiployé éjial.'UK'nl un lumps ci.nskUVaMu dans ccltu rctliuruiiu. L'tvïposé suivant est l'i'xp 11:3*1 on île niiln; dente. Kous adoptons l'opinion de Lcjdig, t'ust-à-dïre (]uc li's corpuscule! nous paraissent rentrer dans le guon' psiiiDspurniii; do Mûller ou dans un genre voisin, mais leurs inodus du Inmia- tion différeraient dans des points csscaUels de ci:liii <|iiu Ji' i irus de rappeler, d'après une publication de M. Balbiaui. Afin d'apporter une pins grande darié dans la suite des obser- vations, je crois devoir décrire en premier lieu les diverses plan- ches qui suivent : La planclie qui précède représente la tunique interne du canal inlcslinal d'un ver contagionné depuis vingt jours. On j voit : (i) Biivi:», Dccicrctri ur la arposnila Je la p/iritt {Compui nnAïf dr l'jlca^mk Je$ Sdaati aJaiimal d'AnaiBnlc ie H. Habin ; iBM. p.5i|!i.n iSilité. En outre, si l'on obscrvi' Dlgllljart tt» Google Olg|[|;ecl byCooglc LA PËBRIKE. 1S3 avec I)caucoup d attention toutes les parties de la Ggurc, pnnci- palrnitnl orlli's du pourtour, mi disliHSH' 'ion iioiiibri: dt: colluli's qni paraissL'nl ttru lo5 premiers ruiliini-iits di's ooqmsuuli^s pTri- ovaii^ rcnflti^ à une de ses txtréniites. Dans ees evllidis qui, ce si'nililc'. ne finit qui' l onimciiccT a apparaître, on ne voit cucorc Di vacuoles, ni granulations distinctes. La planche represcnti.-, ilniiïi sa inoitm de uauclic, de* COr- pnaculcs pns dans 1 uigano de la soie. Ou y vuit dc9 corpus- cule» ovales, les uns tres-pàlcs ci liomoyciics {un seul est de cctlo dernière forme], d'autres également pâles, mais avec une ou plu- sieurs vacuoles, des C(>rS|iiLSeulcs pyrifurnics, d'autres enGn ayant la forme brillante des cuqiusciUcs ordinaires. Un de ces derniers est cuuilé. Mais ce ijul li uppi! surlciut l'attention, c'est une fuulu de ci'llules rondes. Les unes paraissent pleines et homogènes, les autres lincmcnt granuleuses; enfin, il en <>sl beaucoup qui mon- trent dans leur contenu des formes plus ou moins accusées de corpuscules ovales, lesquels, à leur tour, ont di-s granidatîons dans leur intérieur. Tout annonce par conséijuenl que les cor- puscules, du moins ceux qui sont encore très-pàles et qui se Irou- veiil libres l'ii di liiirs des cdlules, ont été engendres dans c<:lles-ci et i|ue les granulins (nucl^les) de ces corpuscules sont en rela- lion directe avec les granulations propres k ces mfimca cellules, La moitié droite do la mïmc plancliG représente des corpuscules pris dans les tubes de Malpighi. On y retrouve, outre quelques cristaux propres à ces organes, les cellules bomogèncs ou granu- leuses, etc., dont nous venoii.s lic p.irlcr (cellules 6), des mr- pusculcs ordinaires Lrïllaiits. di > pyi ifunni-!; .m e i;i .iiiiillds eiir- pusculcs c). On aprrroil, eu nulle, il il.iiis le i ilei granulins a, dont l'aspect, leilat, la réfringence ressemblent enmplélcmeiil ii eeus que l'nii voit h l'intérieur des corpuscules pjrifonnes. C'est ce ijii'un 3 (■ssaye do représenter CD e, oit il j « deu\ gi aiinlins seinblabli's, l'un à l'cxtériettr, l'autre à l'intélicur d'tui corpuscule eu poire. Dans la reckcrdie des corpuscules au point de vue de la pra- tique, il faut s'attaclicr à constater la présence des corpitseulcs Digiiized by Google tSl UALADIB DES VERS A SOIE. Dvoidos, brillants, dans 1» sujets malades. Cela est d'autant plus facili' qu'ils y c>:isLi^nI .i prurusion. Los autres variétés écliappt-nt lu plus Mnjii'iit .'I l'iil)!..'! talion, quand OD la fait sur les déLrlsde sujtl! i ntiLTs l>ri>yL'K d.niis un peu d'eau. Leur nnmbrc paraît ït'iiirr^ on ce soni^ ronLrairc, les formes pâles qu'il importe le plii^ il'.ijir'ri isoii , |>:ir i M'iiqile quand ou étudie les chrysalides jeunes. Un saurait dcme trop se familiariser avec les variétés de eoqiuscules autres ijue la forme oïoïde très-réfringente. Nous avons fait dessiner une foule de champs S corpusculoa , et on ne selatserait pas, dans ce genre de travail, parce que tgnte prépa- ration nouvelle semble oflrir des partit ni a rites encore ineounues rorpuseulcs de diverses formes, oi alcs, pyri formes, soit pleins, toit avec vacuoles; c saut des cristaux des tubes malpigUicns.... Quelque soin qucrhabSc dculnateiu' de ces planclles, M.Lec- kcrbauer, ait niîs â représenter loiiti's cps formes de eiirpusculcs, il faut craindre que In main di' r.iilisli' ait ajouté ou relrauthë luiu l'pn'uvc photograpliiijue un lU:-, i liiiuqu (rulnri'i.'Liion , l'I de prêféri^nri' \m eliaïup à crlliiles p.ibis, d'apparoiiec ln''S-tendrcs, indisliuetes même à tel point qu'on les prendrait quelquefois pour uni? matîên? sareoilique au sein de laqudle te délimiteraient les cellules et les eorpuseules pjrifbnncs. La seconde des planches ci-après est une des meilleun^s que nous ayons obtenues. On y a placé diverses lettres devant servir de repère pnur la description; mais après les détails qui précèdent, le mienv, je croîs, c&lquc le lecteur en étudie avec soin toutes les parties; il y retrouvera sous un aspect, sinon plus e\ac1 , mais peut-être plus natiu^tl que dans les dessins dont je virus de: parler, les diveracs variétés de corpuscules. Bien entendu , il n'y a pas à tenir compte des taches brouillées de la figure qui étaient mal au poinl. Ceci posé, et afin de bien saisir la signification de toutes ces formes de corpnsc'ides et. surtout leurs âges respectifs, si l'on peut Digtiized by C Dlgrlizattoy Google Dlgilizadby Google LA PËBRINS. iSS p,iritiî.ii fbns ]rs orsrm. s Ji's v!t,s ]i-s rrri-l.-nl. A cc't c-tlH, mi Uii conclura tli: ci! que mnutrcTit ces uli nervations partielles à la marche géncrala Ac la maladie dana l'cDSomble cl1ecl sans laclie. Uansia tunique ïnlcrncde l'intestin du pre- mier ver, on trouve des eorpiisriiles eu poire, quelques-uns it douilles parois, quelques-uns lin- ^ 'g inogè nés el sans vacuoles. Ces corpuscules sont dis- ^ sémincs, rarement au contact les uns des autres o 0 et ils semblent loges dans l'épaisseur de la mem- ^ Si) branc. Us sont peu nombreux. Rien dan» les autres organes. Dans la tunîqne interne do l'intestin du dcuxtémc ver, on voit, en beaucoup plus grand nombre que dans le préci!dcnt, des corpnsculca pyrifbrmes à double paroi et autres. □Igitized by Google 1B6 ICALADIE DES VERS A SOIE. IiDmOjjènes. Di itmt i bords îndisliucti et paraiiscnt comme noyés dans l'épaisseur du tissu, le plus souvent isolJi les uns des autres. Bîcn ailleurs; les tubes de Malpigbi, en particulier, sotil très- beaux. Dans le iroisièmc ver, mèmi: résidlat que ci-dessus. Rii!ii dans [OUI les organes, eweple dans la tunique inti^nte dt- Tïn- Icsltn, où se; ïnicnl r^m'oie cli\s l'iirpustiilcs j>yrîforini;s pareils & ceux dont un vient de parler. Le 3o, nouvel exanirn (létaill.; de trois vers. L'un d'eux ne montre pas de corpuscules; pour les autres, les résultais soni identiques A ceux d'hier. Le i" mai, examen de trois noUTcaux vers. Dana danx on ne trouve rïcn. La peau est belle et sans taclie. Le troisième oll're une petite laelie au pn-inler anneau, luie autre au Iroisième. Ktuilié avec lieauroup de: soin il ne inuritri' di's mrpUiculi'.t (Jin: dans la tutiiijue iutei-ne di: l'intestiu :mais il y en a beaucoup plus qu'on n'en 4 vu dans les précédents, et sur toute la longueur du canal digestif. Ces corptucule* sont encore Udlit les uni des autres; presque tous sout pyrilbrme», îl j en a pourtant quclqnu- uns d'ovalcB. Dans la partie antérieure du canal, le nombre des pusnili'3 [iji iltjriinv. il doiiLli' fim'liippe. Dans la partie posté- rieure, le nombre de rcs derniers est de beaucoup supérieur. Aucun autre oi^ganc ne montre des corpuscules. On n'en trouve pas notamment dans les tissus lAusculoire et cellolairo au voiù- nagcdes taches. Le 3 mai, examen de deux vers. Le premier montre deux |>etites taches sur la i^ie au voisi>i3i;u du premier anneau. Dans l'intestin, surtout h la partir (losléi ieurc, nombreux corpuscules, llten dans 1rs autn^s ot^aiies. Le deuxirnie ver est en mue. Snr tout son rnrps, on voit une fuide lie [leiiles lathcs presque invisibles. Dans la tunique in- U;nie les eoi'puseules sont Irés-aboiidanls et d'une nature parti- culière. Bi sont encore pjriformes et à double membrane, mais en outre, dans presque tous ceux de la partie la plus large de l'w- (omoe, on voit, & l'intérieur du renflement de la poire, un très- □ igilized By Google LA PËBRINE. petit granulm qui parait Être de In iDâme nla[iù^(^ que la paroi ciu corpuscule et adhi'rRtil n crllc-ti. Il (li'i ii'iii bril- ^ laut ou opaque ea mimp Itmps que la paroi 'n^ quand on déplace l'objcclif. Dans la paitii- pos- ^dcmml iU sonl iluaucoup plus visibK's' plus (l^vcloppiïs. Dam quelques rurpusculcs il y a deux de CCS granuliiu, dans d'aulrci un plus grand nombre. Le 3 mai, examen d'un ver. Foule de petites lâches sur tout lu corps. La tunique interne de l'intestin renferme un nombre con- sidérable de corpuscules, euvirou So par champ et de formes diverses. Les moins nombreux sonl ovoïdes. Les autres sont pyri- làrmes et pleins, et le plus grand nombre pjriformes et k double carcloppc. Dans presque tous ces derniers on retrouve le granulin déjà observe liier. Dans l'un d'eux ce granulin se (J^'i'tëVî ■) t^*' libre dans cette espèce de gourde. On le suie ^^îj)^ Q jj de l'œil pendant plusieurs minutes; à diverses ^ reprises, il pâi^rcdans la partie elUlée, mais il en ressort toujours et finit par se fiscr sur la pa- roi interne dn corpusctdc.  câtc, et en dehors, on voit un gra- nulin isolé exactement de mïinc grosseur et du mi^nic degré de réfringence que le granulin placé â l'inlérieur. Quand ils sont l'un et l'autre sur le même plan focal, ils deviennent obscurs ou briDants simultanément 1 mesure qu'on abaisse ou qu'on élève rd>jcctif, en consErvanttoujonn dans leurs aspects respectifs une par&ute identité. Dans la muqueuse extcmo de l'intestin, pas plus que dans les tubes de Malpighi, on ne découvre des corpuscules. Dans les glandes de la soie, en un point de la couche ccllulcuse i-orjiuscidr;s. C'est !e premier groupe de cette nature que l'on rcn- conln- depuis le jour où on a eontaglonné les vers. Jusqu'à pré- sent, dans l'intestin les corpuscules étaient disséminés et adhé- renu ila paroi. Ici, au contraire, ils sont réunis en un amas, qui, après avoir été broyé, laisse répandre dans le liquide environnant 1S8 MALADIE DES VERS A SOIE, des ctirpiisculra de formes IrL-s-dïnTscs. 11 j a di's corpus eu] us pj- ri^D^llll^s U a«ubk im-iiiliram', .le (grandeur» larialilr»; qudijm .^. uns sont Irùs-pclïls et , depuis tciix-ci jusqu'à la grandeur ordi- naire, il j a IDuU's les trausiiions. En ouLiv, on ïoil tnmnie un semis de potnla brillaots dans une matière amoiplic. Ces poinU brillants ont le même écïal et la mémo r^ingenco que le» v«- cuolcs (les corpuscules pyriformcs Ica plut joum». E^6n, i) ja un nombre consîdéraLlc de corpuscules n vacuoles; lci> uns n'i:n ont qu'une, les autrrs c:n ont deux. Le rorpuseuU; [iviitoriiie duui la paroi parait formée de deux membranes hoisiitrv^ parallOli'^ est évidemment un eorpuseulcr à paroi simple, dont U; l'oittmii^ i]c la vaeuolc s'est agrandi et est venu &c coller contre eetli^ paroi extérieure, c, les autres pleins, liomogèncs, ns.^er, brillants ; d'autres eufin ont une vacuole à l'intérieur du ri nlleii^'iit ; les eelluics L'iode les plisse, et, sous sou innueuee, d se forme, dans bi rrlbib', teneur, quelquefois disposé avec nui' Rcaudi' sïiucti ii'. Dans les Rendes do la soie on tnravc: deux points (■uvaliis ijui [irésentcnt tes DiËmcs Ibrmes de corpuscules eu j>oire que la tunique interne de l'estomac, et aussi des cellules, mais en nombre restreint. Le 5 mai, nouvel examen de trois vers. Le premier a deux petites tacbcs, l'une sur la tËtc, l'autre au premier anneau. Dans Digilized by Coogle Dlgifeed by Google L.\ PÉBRiNE. iïï9 la luiiLquc interne do l'inleslin, corpuseulcs pjrifornii's, soit à double incinbranu, sait homogènes, ei corpuscules ovales. Dans Ici tubes do Malpîglii, corpusculea pyrifornies à vacuoles cl cel- lules. Dans les glandes de la soie, corpiisculi's pyrif^rinci pleins, bule* di' geaisse, eldonl les aulres simt reiii[)lies d'une inaliêre f;ra- nulcusc segmentée. £a les traitant par l'eau iodée, elles se rala- tincnt, se déforment, et l'on voit .apparaître ncueraent, dans l'intérieur, un oupltuicws granullns. La planche ci-joinle représente l'elTetdc l'iudc sur Ic^ irllnles, Iciu- désagrégation et le développement considérable des [jianii- latiujis ou autres formes rappelatil de très-pi-lîls < uqniM iili s ovales, {jui étaient sans doute en voie de formation dans ccrluincs i-,ii„i™(,). L'eau ioiiéo, en agissant sur li's corpuscules pyriformea à globulin paraissant collé contre la paroi, observation tpi établît tue nouvelle relation entre la cellule et le corpuscule pyriforme. Dans le deuxième ver, foule de taches sur tout le corps. Dans h tunique inlcme du tube digestif, nombre considérable de ror- pusrnl<-s pyriforme», i donblc enveloppe et isolés l<]s uns des auD'i'S. Dans les tubCS de Malpigbi, on poini c-i <'ii\alil i L paraii fornu; d*nn [issu at^laire, dont les aréolfs sunl loiuino des !■[■"- ilenieiiLs de corpuscules pjriformcs, avei: vacuoles, n'atteignant pas la partie effilée du corpuscule. On y voit en ouiro une grandi' quantité de cellules, d'im aspect mat et trèa-fincmcnt granuleux, mais sans segmentation interne. Sous l'influenee de l'eau todéi-, [f] D'a^pr*» ùa publEudonj f^HDtcl MM.,Habuknitl t'M 'M. ' .11 r.'-i M-i.L.jiL à Elci' h'iii obuirdfl par cet uUort paadmit U «npBgna ntrupi ..II' lir m'i iti' Juin iSCg, i'uiu dD cblon aglnlt k la ninten do l'Iode pour ,U-,.,rf^u,-^r bien copcInlUi, qu'aptli Vutiou àa «dilord Ih corpakcnTa ont perdu lear ponntlr «nUehniBnl. (rMr dm ief nnmtrai deliBThrM lérr\n 1870. tt< li AMm rfi BaddaJiitra, pvUMs à Kllioi, nn> loUn du Dr AUhuID Lni 1 H. CarnitU.} idos, 1:1 un nombri! Hgal de globulins assez rvfringcnl •em ca ci la dans la cellule qui conserver qudqui-fois jnd quand il n j a piti eu irop d eau lodoc ajouioe. Dans le troisième ver. Turl turM- comme- les deux lunique mUrne de lY-s pusculo. disiaiiis les 1: gucnr. Ceppndani; on 1 t1 Ki.Tiidm inoziiro muriformc a sa surface « quel- qurf,>i5 mi pru aîlm.E.'. comim- s'il ftail formé do t'i'nii' i iii.issi-s ajoutées Imut A bout. Ou 11.1. I l , ,i|,|wrcucosdanj le premier des uni I. .Liitre reprusente (idèlcmeni 1111 corpiuculc avee dcu\ t'r.Miuliiis niuxicurs ui un irOisicni« uj.h- rlflur vis-i-Vis d une soluliun de continuité do la paroi, coiiiitie M ce dernier granule était sorti da corpiucule en cet endroit. C'est le seul cxomple de ce genre qa'on ait constaté. En observant avec beaucoup d'attention, toujours avec ce et parait se confondre avce la uialiére du inïlii'u environnant. Dans les tubes de Malpighi, encore des corpuscules pyrilormcs mélangés i des cellules. Le lecteur remarquera, sans doute, que depuis le jour de la cou talion , le ï4 avril, jusqu'à aujourd'hui 5 mai, e'csl-ù-dire pendant Ic5 nu^e premiers jours du dévcdoppement de la maladie, nous n'avons, [mur ainsi dîn-, rencontré que des mrpuseuli s rlforincs, des rellulos et des granulins, et qu'il y a eu presque absence complète de corpuscules ovoïdes ordinaires. D'ailleurs, jusqu'à présent le dévelt^pemeat des corpuscules a élé assez peu accusé pour qu'il eAt été exirimenieut difficile de Digilized Oy C' ■ LA PfiBSINB. 161 reconuaitrc qu'il j avait eu contagion en broyant 1m vers dans un peu d'eau et examinant eusuilc une goutto do la booilliu. Dans U)U9 les cas, l'observateur aurait dû rccbci'clicr, non des corpttsculEs ovoi'dus ls sont roriiiés de r,.r|iu,eul. plus allimsés sUniiislinels, qu'ils ^mtLulemcnt le de^n- de visihililé des eellules. M seiidile que, dans ees amas, le mode de reproduc- tion siiil plus sjn-eijleinenl la segmenta lion Iransïcrsale des cor- pus! nies, tandis que le mode de propagation par ((l'amillns qui se goufleraient jwu à peu. ou eondeiiseraienl autour d'eux de la aux ecu'puseules d'ï-tre volouliers isoL les uns des autres. Lu planclic ei-'jointc: repriïscatc, désagrégé, Un de ces amas h corpuiculcs «c multipliant par iciasion. Cette planche ■ été dcsunëc par M. Lackerbauer en 1867, à Parîa, sur une préparation que je lui avais cnvoji:c d'Alais. Elle correspond A une Communication que j'ai faite à l'Aeadémii', dans sa séance du avril 1867 [1]- .lii^qu'.iloi"^ il lu'ui.iît été impossible, comme pour tous mes dei.nu ler-.. île rll-Un;;liel- uel- lemcnt un mode de reproduction des eorpusrnles, ]>j(rce que je les avais toujours .otservés dans di's vers où la uialailie était trop rablc, «unout quand on exaiiiiiii- un ht liruj-é, qu'on est tenté de conudércr comme des fonncs tout à fait cvccptionncllca les corpuscules pâles, c^n poire, à vacuoles, etc., etc. Par les obser- vations dont je viens de rendre compte, on vmt que lo mode de division par scission, indiqué parleD^Lcbcrl et conitaté par moi avec plus de certitude en 1 867, n'est qu'on des modes de pro- pagation des corpuscules. En entrant dans tous les détails qui précjidGntt j'ai en prineî- (1) falr Sm T« Compta rtnJta lU rjtaMnàt da Stiatea, mt laUn t H. Dimui, diiUe d'Aliii l«t(iiTril tBS;. Digilizedby Google ûlgillzadby Google LA PÉBHINE. 16;l paiement pour iiut de faire comprend Li- au h'ilinii' la inniclie habitudlc de la contagion, sa lenteur au délml, Ii * jiai lieukritôs qu'elk oflii: dans divers organes, et darii lui luiïiiii' or;;.!!!!! avei! le temps, et surtout le gpiire d'obseriatimis ]iai- lr i|url M. J)u- modos de multiplication des rorpusi uli^s. En résumé, quand on roiit.iyinuiii' Ir^s ii i s à soie aiec nii repas do feuilles corpusculcuses , voici la scrie des plivnomèues qui! l'on observe orditiaircmciit : i" Proquc ïtmnëdïatemcnt après l'iogcttioa iet corpuscules, on peut trouver, en chcrcbiint avec beaucoup de soin dans l'îii- lestin du ver, lua corpuscules ingérés. Cca corpuscules sont géné- ralement Dvoïdca , britUnu, satu vacuoles aux exIrémiitU, c'est en que nous désignons sous le nom du corputcutti otiAdei, briUanli, {III di^ ciirpnscales adultes, curpaaailesKiaix, dgés. eolk's centre ses pai'ois, si uiciiio ils ne sanl pas diiveloppés cl que U'iirs parois, parrailcnient (i'aiiS|iare[ilcs , ne permclteiil d'apercevoir, que sous l'aspect d'nn eontour pyrifornir, qui'l- quefois légÈremenl aeeiisé par d«iv llpi.s iiv^-lines, ,.aralli-les l'une à l'aulrc. La grande (diii Ijuit du coriiuM iilc i sl iii dïnaiiT- ment Irèfr-régulière et presque tinulairc. )1 n'eu est pus de minii! pour la courbure de la partie cQîléc qui, souvent, parait L'cs- brusque ettris-aplatiG. L'aspect est le même que si la poire élail ouverte à cette extrémité, et fermée simplement par un opercule ou une membrane aplatie. Mais, dans aucun cas, il n'a été pus~ Il I ■ p 1 ■ eette pbrr. Comincni pi-cnneni naissance ces wirpii^tulrs p C'e.sL ici qu'iii- I 1 M 11 t , m „,„„„lr„ „,„- veni dans l intérieur du corpuscule pyrilorme : nn tout petit granulin ayant absolument le mime dt^re de réfringence que la paroi qui limite le corpuscule. Ce grannlin est qoelquefois adosse i la paroi, mais 9 peut èlre libre i I intérieur du COrpm- 161 MALADIE DKS VERS A SOrE. cuit', uù il iiu'iiii- a^ïtu, dans ccrUius cas, du mouvcmetlt bronnidi. Daus quitlijucs Eorpusculcs, on voit deux on troii de CCS granulins, et au moment où ils apparaîaseat, c'cst-n-dïre huit DU neuf jours aprùs la contagion , on en rcncnntrc f^éncrali-mciit de (ont pareils aviv U- iiiirmi- ili'fîi'i' lii: ciTrinyi'in i' la ili' fii i>»i'in" ■ulour du rorjiH':i-uli'. Il si'iiiiilr luviiio (nii'lqiii'lijj.-. , .lin-.! que lOrti du corpusi^uli: par une ruplure du la paroi ciieori^ ^iiiblL-. Quoi qu'il eu suit de ce fait, le grauulin, puisqu'il apparaît au momcut où la multiplication des corpuscules est le pins ra- pide, doit jouer un rôle dans leur dëveloppcuuint. Pcnt-itre se gonflc't-il; pcnt-âtre détennine-t-il autour de lui le dopAt d'une itiiiiiTc spéciale, de façon à devenir le centra d'un nouveau crji'pusculc, 11 serait difficile de répondre avec précision k ces La multiplication des corpuscules ne se iàit dans l'intostin qu'avec une assez grande lenteur. Pendant cinq ou jours aprùï leur apparition, ils restent isolés les uns des autres, et ci: ii'i^il qu'après un temps assi^ long qu'on rencontre ces amas qui se t\>r~ mciiL 91 ratili'iuciit dans lous k's aiitirA tissus du >it, ausjllùt que ecuK-ei eouiiiioncoiit à i}Uv envahis. En considérant donc Icgraaulin cumiiie organe repruduiti'iir, il sein I liera il que chaque grauulin donne un seul corpuscule, et c'est ainsi qu'on expli- querait la IcntL-ur relaUve de l 'envahisse rue ut de la lueii dira lie interne de l'intestin. CellR nii^mLraiic n'est évicieraini'ul pas très- approprïée à la fnrination des curpuseiiles ; dans les autres or- ganes, li's ciil-iiiistaiia;s, sous ce rapport, sont bion plus ikvo- rables. Ia's corpuscules Ingérés ne boi-neiit pas, en câct, leur action à la tunique [iilcrne di' l'inli'slin. Deux ou trois jours après la for- mation dans relie tuniijue des eiirpiisculL :> j>vrilrirmr.s, el avant qu'on en voie lie iJéveloppés nulle pnrL uilli'urs tiaus li' i iirps, ou voit appariitre sur la peau de la lar\e, des taches, d'aboitl ti'ca' lÎQGS, qui grossissent et deviennent bien visibles, lu dixième ou douùème jour de la contagion. Ce* taches ne ros de Malpiglii. Les fflaiiiiis siiiil aussi rapidnin'iit, sinon plus lapidcmcnl, mTallîi» <|iie les tubes, qui, débouchant dans l'inttslin, paraissent pouTtaut plus en rapport avec lu fujer de la eontagiuii. Le dessin câ-dcssous repniacntc l'insertion des tubes de Malpigti à la partie postérieure du canal intestinal. «fit Dans CCS organoS) le» Earactcres du corpuscule sont «lilTércnls dcce (p,'ilt «mt dans l'iDlcstîn ; le corpuscule pjiiformc j dcvitnit rare, et d'autres forme» moins fréquentes dans l'iulcslin deviennent prédominantes. Parmi ces former, les plus importantes sont les suivantes: m MALADIE DES VERS A SOIE. 1° La forme ovale ordioairc, la plus crmuut;, mais présenlanl asE^cx sc)u\L'iit, surtout h rori^inc ilu tU'ït.-Ii>j>|)i'im'n[, la nit'mr pnrtU'iilarilé qini Irs corpuscules pyi iloruics, c i il-n-ilïri' la i-rr- n" Enfin, et attamjKignaiil toujours ces corpuscules lorsqu'ils Mml en voie Ae dih'cloppcment, des cellules rondes presque îndis- Unetc», parfou petites et liomoeinca, reweinblaDt ilors à des glo- bales de inaliiTC grasse, devenant granuleuses lorsqu'elles gros- sisscnl. siM r<-n*E,m v.icuoir, ,1,,,,,. Irsqiiclleson loil ijin-Iqucroi* qudiis sont pMi s Iionioi;éii. *, il s.illit J imniecter k prépara- tion avec une floiiHf il i iui il'ioilc [Hiur loir la lualièrc iDtéricurc go contracli'r, dcutiir granuleuse en laissant deux OU liois espaces vides, pendant qu'un iiuniliri' t'^al de j;raindlns se condensent ci) divers points de la cellule priniitii e qui eousi'ne souvent sou as- pect rond Lt r^gnlier. La segmcntatioTi si> Tait nii>inr' quelquefois arec une telle netteté, et les (;raiiuliiis se disposent hts le centri- ilc la cellule avccuuir lelle régularité, <]u'ou cruirait voir la coupi' Lors([ue les l'eliuli's sont grosses et vieilles, leur si-gmeiiiatiuii appnrait avee ucttelé et sauâ aucun réaelil', et on a|>erroil soutciit n rintéricur cuuinic un contour à peine accuse de corpuscules avec SCS dimensions ordinaires. Quclijucfoîs mâmc, on TOÎt des cellules qui ressemblent h des abricots, et qui sont comme fer- mées de deu\ c(ir|)usculcs associés, voyageant ensimiblR dans li: liquide. mclonnés à leur stuJàcc. D'im «ulro cùié, les cellules accom- pagnent consUmment Ici corpuscules en voie de développement. On les retrouve dans la chrysalide, dans le papillon, et leur pré- sence coDiddc toujours avec la présence d'amas plus on moins volumineux de corpuscules. Tous ces faits concourent h faire penser que la cellule est Digilized by Ci ' LA PÉBRINE. 167 comme une Ibrntc primitive et jeune da corpuscules, et U pn-scncc 1, l'iiUmeur ,h ees a'ilulo» Je ^ranuliiis simples ou multiptos, simples d'aboii!, multiples ensuite, tend h luoiilier que si iliaque cellule est produite par un seul granulin, ia inultiplieatiiiu des granulins dans son intérieur prnduil ulltrîeurenieiit la division de la cellule. Maintenant, romnieut en rorpuseuli^s, une fini formas a l'în- icrieur do U ec;llule, se sépai ent-il- i' 0,s ri',1 pas rencontn: de cel- lules renfermant des coriiuseules iiel, < t accusés, miulles. D'autre part, partout où l'on voit de ees cellules, on i oil en mimr l.'m)K nager à eâté d'cdies dc's portions di' matière saus déiiiuiLalïoii de formes notles,qiii pri^senteut toutes les transitions de visiliililéel d'aspect eaue la cellule et le corpuscule adulto. Lea cellules pa- raissent fbrmiÇes d'une espèce do sarcode, de matière diffluente et gélatineuse douâ: d'une certaine cohésion, s'écraaant racilemcnt, prenant un aspect polygonal lorsque les cellules sont presséi's les unes contre les autres, reprenant la l'orme raiide loi-sepie avei' uni' goutte d'eau on délaye le tout. Enfin, les masses irrégulicros de inâinc aspect qni lea aeeompagncDt , et qui fi)rmcrii la transition entre la cellule mate et pUe et le corpuscule brillant et adulte, MOit fréquemment pointues ven deux extrémités opposées. n semble donc qae le corpuscule se sépare de la cellule fi l'état sarcodiquc, et que ce soil ensuite qu'il prenne la forme et l'aspeel ordinaire, après s'être plus ou moins divisé transversalement lorsqu'il était encore sous sa forme jeune et p^lc. Dans les teufs, on rencontre en troa-grande abondance les cor- puscules ovali-s ou en fi.rm.! de 8, A double vacuule aux extré- mités. Les vacuoles en sont plus ou moins voluinïncmsc's. Lors- qu'elles sont tivs-grandes, il est eiieore possible de voir dans l'iii- tértcur un granulin de même nature que ceux des corpuscules pyriformes et des cellules; et on voît même quelquefiHs la portion de paroi voisine de la vacuole k l'extrémité du oorpusctde telle- ment diminuée qu'elle en devient invisible. Le granulin pourrait bien sortir par là pour aller donner naissance à un nouveau cor- puscule, et, en résumé, toni cet modes de développement auraient pour point de départ on phénomène unique, correspondant à la m M&LADIE DES TBR6 A SOIE. production n an di-vi'lopppmcnt ultérieur d'un granuliii ou nu- LA P&BRINB. nUFiUSS DB » 10 g I. — CaiaiDÉunons MitUMiiuim. Lu obicrvatiom du Chapitre précédent nous oal appris qu'il existe deux wrtei de corpuaculci ; les una, ceux que tout le monde connaît, sont briUants, à cnntoura nctlomcnt accusts; Icuc cou- premiers, la malièrc parait fcirU'iui-'itt cuiitri'lcu uL ic^isuujt''. Li-/, arides minéraux, les alcalis, à iiioïiia qu'ils ne soiiiiiE ciTipluyr's dans un grand ÉW du conci'uU'atiun , n<.' les di^formeiil piiiiil, non plus que la pntrëlàctîon cl la dcsslcca^on. Les corpuscules de la seconde sorte , an contraire, se détruisent on se dée agréent fadlement. Bs sont jeunes, trèa-délïcata de structure, souvent comme sarcodiques. Nul doute que eo ne soit dans ces derniers que n'^idenl paniculîè rement, sinon exclusivement, l'actîvîlô vitale l'i 1.1 faciJté gL-nûratrieo. Ce sont les agents de la multiplication niL-s et qu'ils ont sub! une ilessiecation à l'air lilm;, bien que leur aspeet n'en suit pas change. Par Ces mo- tifs, on est autorisé l'i admettre que ees organismes, déjà à l'état frais, doivent être l'galemcnt impropres a la reproduction. Car il serait assez dilEeilc de comprendre que, ne changeant pas d'aspect au contact de l'air, ils puissent perdre, par rolte cireonstanci:, la faculté de se reproduire, si elle existait réelli^incnl avant la dessie- ratioD ; au contraire, il n.tliin'l que [es corpusr ni es jeunes, iràs-tendres, sarcodîques, s'allèrent piufoiideinenl, et que leui vitalité soit détruite par l'evpusiliun à l'air. Un ne saurait niieu\ comparer, ce me semble, les corpuscules ovoïdes qu'aux globules du «ang, aux gtobiJci du piu, anx ■pcrmaloioldes, aux gra- nules d'amidon, etc., lesquels ne se reproduisent jamais sous leurs formes connues ordinaites. Ce rapprochement pcrtneltrait pent-itrc de présumer — je tenterai de le rechercher par des oh- lervations directes — que les globules du sang et du pus sont pro- duits à la manière des corpuseules ovoïdes, et qu'» la manière di: ces derniers, ils n'ont de larulté de repriHluetiou et de mullipli- cadon que quand ils sont fort joimes, naissanis, état qui est enrori' à déterminer, et point du tout lorsqu'ils ont l'asjicel, la forme el la structure sous lesquels nous les connaissons [i).Oii a compari' les leucocjtes à des amibes. Dans l'hypothèse à laquelle je sub conduit, les globules rouges devraient iitre assimilés & des pso- rospcrmiei. IL me Tut déji Empoidbla de dâcouirir un mode quelconque do reproduction de» curpnteulee ofoSde* brilliinit, et je lot campmi, *n «niéqauin. à Ar* orgaitita ■■•■«fi» iBi globiila du HBE, in pu, Ole. J« iwtie» k ttue MlnllttCiHi, mail que ne fa KpiodstieBl la ^elwlet dool Je parier mili lli onl ]* AnIU de h nnliipllor loraïulU sont |>1H Jeunei, du» an uln lut, M lia dolnnt, par cen- ■iiinBBt, «In ooDiidM* csmiBO de T^rilaU» puauUi ladjpmduili. Digilized By Google LA PfiBRINE. ra coiruGioN àvb: D'AHcmnnB rovudiREs Lo i5 mai 1S69, on a coQtagîonn^, trois jours avant la pose Ar la bruyère, aStera très-sains, race blanclic di' [inyi, un n'|i:is lie poussières corpuscnlcusKS conservées depuis 1 VMv^ avaii'iil ûtô rrcucillics dans une clianiLniu dùtruilc l'ii i 66j jiai- la péliriiii' [!tla OachcHc. La pousùèrc, remplie de corpuscules très-disliacts et sansaltc- raUon apparente, a été déposée ut un peu fixée par la ptCMion sur la surface des feuilles, d'un cùté seulement. Les Tcrs ont pris le repas avec répugnance, et deux ou litiîa inèmu ont paru ne pas manger. t-llal; Le 17,1 Le 18, c présenté e La mon trois morts-flati le fennen ibrious. Sur les sept, dotot 01 lapelets de grains, M: tcnuinc le a 1 . Oa troui la bruyère. eu lieu le 36 et adouné quators la sortiedcs papillons, commencée le i3juia,onli Pàt decorpnscuiM. 8. PïsdB oorpusculca. I.i' lut léiiKiïii n'a pas ollcrt de morlali papillons qu'il a fournis étaient égalcmei E résulte évidemment de cette expérience que les ponsùèrcs ancienne» de Diagnanerica înfcet£ei pcuvept communiquer la fl«cLcric, mais i U pr>l„i,i,.. ,il,„-, ,uC;m- qiiVII,., ~„n<. .li^irB.'OS (le corpusculi's i>u>iili'- s.ins alu-raLin^i ajipiiiviit<' , > in i>iistaiicc que nom pouvons t.nract<-risiT nii lii^ant qui; les i-.ii iiu seules do la p£brino devifuncTit |HT}[iipli.'iiiPrit LiiolH-iisits (;uatul Ils sont cxpojcs n l'air, tandis que lui L-urpU!>culL's de la llaolioric coii- scrveul iudéGnimcnt leur activiti^ cl leur luauvaisu inllumcu. Lf avril 1869, 011 a coutagioimé viugt-cinq vi jaune de pap, av(.-c un papillon tris-corpusculeu une boîte de carton depuis l'année prcccdcntu. La mont&ïàla Iirujire, commencée le 19 mai, a élis terminée le ai. Le a6, on a décoconné. H y avait vingt-quatre cocon«. La sortie dcspapillons a commencé le i3 juin. Voicîlcs obiervntions rdalivcs aux vingt premiers papillons sortis : i. Pgsde carpuKDln. 11. Pas de corpuscules. 100 coTpuscalcs par cliHnip. _ r.i* rtr corpuscule*. Le lot ti'inoin a doniut dtuxpapîDiiu sculcux dont il faut U'IICS. Vriiri uru' cxpiTii'iuo du iiic''iiic ni-dic ].!■ 9,3 avril, on acon- taglonrié 6 vers sains, m:f janiii: di' pnvs, nvw uii papillon pa- reil au prciiédeiil, c'c'st-à-dii n chargi; du <:orpuscale» et conservé depuis un an dans une boîte de carton. Les vers étaient entre la première et la deuxième inuc. Nous savon» par des expériences anliirieurGs que dis ou donie jours apris la contagion avec des Digilizedby Google LA PÉBR[NE. na grande oliuadaiivi; di's corpuscules dans luurs urgaui's, iio- UDUDCm d»na les luniqucs de riiitcstiii. Or, le 6 mai, t'csl- à-dirc trciic jours après l'essai de coutagioii, ou examine au microscope les principaux organes de ti'oîs ler^ : nulle pari oti ne trouve des corpiucales. Le 11 mai, c'est-à-dire après dïx-liuit jours, et les vES VERS A SOIE. Le a3 avril iSG,), on ,t ,:.m\,i?,]n,„H: x,„ l„t dv vers, rare puiic: r(n rii:inl liii lam^r lî'mir i;r,iiiir Irès-torpUlicuilnisr, ijiii ,n>.M[ i-ti- .srilir ili-ssi'iii ]Kir Ir- ili'in-llnii, des papillons qui l'aïaiciit |m>iiuite. Les vers ont uil uiir grande répugtiaiii'it :'i iiinii(;or la feuilli^ recouverte de cette poussiâre, mais on a en le loîu de ne conser- ver pour l'étude que ceux qui s'en étaient nourris. Le 6ma),onauxamiaé trois vers. Aucun d'entre eux ne pivscu- tait do taches ni ESS£CH±9 A L'tcLOSION DEFDIS SIX SENIOEX, Ia: ï3 avril i86g, on contagionne des vers sains, race de pays, avti: la poussière de polit* vers lous ci>rpnscnlrii\. ctiii- scrvés dans leur boite d'évinsion depuis les estais pr(''coi'('s du mois Lr 3 mai, c'pst-à-dirc doitw jours après la coiila|jioii, ou l'va- minctroisvei'S.Aucund'cuxucpciifiTiiu'iii'iorpusiuIrs.OiivérillR que des vers identiques aux précédcnUs, contaginnnts, k a4 avril, avec les corpuseulea d'un ver qui vient d'uiloii', sont déjà cou- verts de ladies et montrent des corpuscules dans presque tous leurs organes. Le 10 mai, on étudie de nouveau trois vers. Aucun d'eux nu préicnte de taches ni de corpuscules. Dans cet essai, il ; a eu une mortalité astei forte parla flaclieric. Toutes les expériences des paragraphes pricédcnts ont parlé BUT une race jaune indigèoe. Qles ont été contrôléea par une nouvelle série d'épreuves faites, en i86g, sur des vers très-sains, mais de race blanche et également tndigine. Les résultais de ces nouvcIIcB observations, conBrmatîves dea précédentes , sont ré- sumés dans le tableau anivant : Digilized by Google LA PËBRINE. îjifj i e- s , . . 1 S II; Î II 1 " il ! Mil ■3 îtliit !• ' 1 \ l If f 1 s 1 ! r s - ■ i = s s ï 1 î 1 s 176 MALADIE DES VERS A SOIE. Ll'S faits que jo viens d'L-xpoacr ne pcrmctLent pas de douter que les corpuscules perdeul eomplclcmctit leur facultc' conta- giuniiantc par l'exposition et la dessiccation au cuulact du l'air. Quant à l'explication raliotinellc de ces faits, il faut l'attribuer, selon moi, k la mort des corpuscidcs jeunes loujours assui:iL's avi'c les eorptisculcs ovoïdes Agés. Nous résuiDcruiis ces observations en disant qu'il n'y x de cor- puscules pouvant se reproduire et se multiplier, en passant d'une année à l'autre, que ceux qui se trouvent dans l'înti-ricur m£me des ccnfs. .\i les pnussii-res des magnaneries, quelque cbargêes qu'elles soî^'iil d« rorpuscuius, ni les déj. ctions es sont sus- pendues ou profondi'itienl troublées. Un |H.'ut cucut'ir conclure du ces résultats qu'il n'existe pas du pays infectés, pas de milieu épidémique et délélèrc, que la ma- ladie renail cliaque aimée et qu'en tiinséquciiec, psr l'application liicn entendue du procédé de confection de la semence aainc que j'exposerai ulu-iieuremenl, on arriverait à supprimer d'une manière absolue la maladie des corpuscules ou pébrinc. J'ai fait part des obienrations précédentes i l'Académie des Soiences, i la fin du mu* de mai i86g; je les avais déjA fait Digilized by Google LA PÈBniKB. 1T7 prc9scnljr dans mon Rapport aa Minislre de t' Agriculture , ilu 5aoûli868(l). Qndquc,^ semiiim s □|,rùs, M.CiuUnni, [in>r.'Sscur au Musée royal de Turin, !riiii|ii.T Iiiir-, ••■•lu liisïoii- ' ni s'ap- puyant sur Ici Cxpcricnrc.-. di' cotiia-iDii a i'aiirs ™ i H67, Cïpdriences dont j'sî parlii aiitériuuroiiii'iit tt qui l'ont conduit A une istcrprulation erronée de la cause de ccruias échecs que peuvent présenter le» mai, ron- pu5tuV.s'dest<:ufs ne sont-ils pas>ieu\ d'une ai.nee? Le,ù ^ ^alité cornée dui! chrysalides dont M. c'antoni a fait u.saye i-ii 1 S6y\ 'si par hasard eclles-cî avaient mnscrvé un reiie d'Inimtdilé, les i-ur- pttseulcs ont pu ne pas périr i-oiiijiléLeiiiim, Je rignore, n'ayant pas fait d'expériences dans ri's c iuiditiuiis. Postérieurement aux critiques que Je \ioiis de nienlioniior, et pour les corroborer, M. Canlin.i a publié dans diiei's Ite. neils, notamment dans le numéro dn 3 septembre J 36g du Moniteur des toies, les résultats de nouvelles expériences qu'il a tentées, A la rin de la dernière campagne, sur des vers japonais, dans le but d'opérer leur contagion avec dos corpuicides do chiysalides de six aunccs de date par coraparaison avec des corpuscules récents. (I) Fair et Ilippinl, t. Il, nsla i» la p>iD iS). (3} riHr la Jnrml i'JfriaUm praltqnt, nuindra du B jailkl i66gi ta rffCieUn/fDnlda Hllan.ijaillM 1W9. Dic]tlizâ<] by Google 178 MALADIE DES VEBS A SOIE. Les prcmicn corpuscules auraient roumi lo pour loo de sujets rorpusriilcii\ Pt les srmTids si'ulcmcjit 6 pour \oo. (^)iiiniriil M. C.niilcmi a-l-il pli asîiiiir ilr s coiielusiolis sur dos faits d'uiin sisuificRtiori aussi doiiK useP Dr U-h n^sullals j.' prf^fûrcTais rmi- i^lum que ni les corpuscules frais ni les corpuscules de six ans n'ont produit la contagion; du nioin», je m'abstiendrais d'en dé- duire des conséquences aluolno*. Au surplus, en préscncp dm détails d'cvpéricnCGs dans Ics- quand M. Canloni aura pris la peine de les répéter, il ne recon- naisse les torts de sa critique(i}. (t}Une bnchnnqnl ■pushOntU (Buu-Aatricbii], ï la 8d ila jnlllit iSGg, • d^k hit jiinica du ohunrvntTont crOtqn» du pti>rni«>aF Cuilmii (loEr ^Icm fniiiigiii«d'i''H...,«le.. da IMbro ^mllia). Le Dr HiWbndl ■ puM», m iSSg,dinn(iNolad«ulsqiu]lMn t'«l n^gi a l'oidnliHi d> H. CiBlaiil nr I'iIBcmKM di k oinUfliiii de la féMue ftr ta nr- liaKuloa (tuKcUi, niti Jl n'i pu produit d'npirlgnns k « tajel. Je pemo qns i^Duri k llln d« ilnplt prtMBiplisn. Digilized by Google LA l'f:BH]NE. 170 CHAPITRE y. ou Monn in gomimtbi u fébbdib n vem rttnm a vetan. g [. — HfÉTKODB PI SlUnUOI AU NldOUOFE. Dès l'origine du lUan, vl apii-s quclipios lu'^itatiiins <[ui fun-iil biciitàt dissipées, la pratH]iir' i mincir ici le; ili-iiiniiliii ([iii- criiiii .,u maniais étatdes graines qu'il fallail faire ronmiilfi- la oami', tmir tVi:il pourquoi l'iiistoitv la iiiiilarfio des icri li 51 ik', rm is.ij;"' cl.iiis M'S l'oinéqiKim'n industrielles l'I l'ommi^ni.iles, u'esl (|u"uiii^ iciii;^U[> suite dV\[iloralîon9 loînCaiucs, dans des conlnics que le IU'':i]i ii'ainit pas ïîsili.->'«, ou de tentatives individuelles faites sur plarp, par des iniiyi'iis ilivers, dans le but de se priirurer des se- des tduealcura. Mais ou couipri^iid que 11; palliatif à la ili!lri>f--.i: de la .KTÎcirulture est à la fuis insullisant cl irùs-pi'éeaii'e. Dr: l'avuu de tous, le salut de celte grande industrie no peut résulter que de lacoiinaiasanec de pruciMés capables de rendre aux graines indigènes leur qualité d'aulrcfuis. applicable sur la plus petite eumuie sur la plus gi ^inde édielle, et propre k fournir une scmeiiee absolument vxeinptc de la ma- ladie des corpuscules ou pébrinc. En oITct, nous savons piTlincm- ment : 1° qu'il exislc des diiysalidca cl des papillons de vers à 180 .lIALADIi; IIK^ Vi ns A ^OIE. Ii'.s ruiitri'os 1i: plus i.'pruuvi.'i.'& par li^ lliiau; -j." que dus uducatïous cli: Aciiililalilcs papillons no duiiiiunt uu sonl œuf, un seul ver, à c'i-sl là un pi>liit l apitûl, qur pour des vers, issus [le iL-ls ucnfa, la pi'liriiic lie pi'iit ('oiiipmiiirllrc! la i'û:ulli-; en il'nulrfs terme», (|ui: cfs \iT.' ni: pciivc Ht pi'rir en iiiassn de cfltu uialadiu aïaut Jl- i^isi'MpKMT, a>i'L' tous 1rs d(.'\L-loppi:mi'ii1-ii|ii'iHL' l uniportc, la rjicUliinli- (11' i;iiiin.isi: qui ili-eoulc iiflluroUeincriit de ces prin- C'ffi une antiLiuir pratique eousacréc par l'usagc dans tous les pays sérifjèiics i[e n'utiliser, pDur la confectiuii des semenees, (]ur les édueatiuns li-s plus satisfaisantes [l]. Des vers t'ès li^s SMiir inis l'ii diapekls oufilana, on 1rs place dniis tuie cliuiiilire diaufli^o nuit cl jour par un poClc, du façon i'i porter lu Itnnpé rat lire de i5 ii 3o dogrcs Kéauninr (a). ]l ni bon d 'en L retenir dans la pièce nnc certaine llumidité, en plaçant, pnr c!-;enq)le. sur le jioèlo, un largn vase plein d'eau en évaporatio», Dans^ei r omliiioiis, les imviii.s pi'ii- veul donner Icun papillons qualn; t-l cinq juiiivi nu iiiitiiis plus tut que ceux dulotprinripiil laïs.si'd.nis l^i iiin^tiÉiiierie ou aillciirj^, n uuo température de i4i i5 ou 16 dcgix's Itil'aumur au plus. Après avoir pria ces dispositions, ou cKaininu au microscopi: une TÎnglaine de chrjsalidçs du lot de la cliambrc cliaudc, afin d'y reclierclier la présence des corpuscules. A cet edet, on broie séparément rbaque ebi vs.ilide dans qnrlques gonitrs d'eau, et on lUrysalides jcuiifs, le nu'iiue soin que dans celli! di-s leuf's, car il (l) 1.a pioBlH H fbk BB troll joun au plat dun Ici boADa chAmbréK Eu pré- min fm In denitn n» lunUi niant l»n cocont i^i dcpub IrobVixin an iudJu. Il «tl-dlWniHilg, m nulUnt k pirt In nlirdibiiH r«l» larli lltiliv, (1) U iBiH en /Ima lira csconi «1 une vieille |iratii|iiii dn (nini^ duni lu Cknpom, t* plnchfl eJ-JoInta an doniiA une Idfa. Cstia dtapotllton pemwt dû ptinr lUH cninda qatntllé de coudi dut m $apm ralnlut. La pi|dlloDi.i*ac- couplopt naluivlliMiHtiil. Taua Ici oialiJii vcn Q ticiim, on «Itldta let coupita Dt on l«a d^po» nr doi Imiet ; dt> ^ A (i hi^um du toir, Dn rellro Im mllei qui tant dcBâcbdDt pnmpEamtnt ujia pLtLirrïr. J'ai dir aillciira qu'il y munit u\ùit Jaitulro lui iL»t« 4k {-mine, au moment dû 1* mlu en VfhtVi «a «clmntlIJona d» paiilllona qui OUI produit 11 graine. 18* MALADIE DES VERS A SOIE. Mifiil qu'il V .srMili'nii^iiH]tic'U|m'» l'utjiusculi's vîsïhli'sdans uiiL' diryïulldi: m riiiiiiciil lbrm(.'c pour qu'un soit assurû d'c-n rca- mi'Ml de rtc'hcTclicr de; prcrfurtnee dans ces jeunes rhi vsalidus les furinrs i!c rnrpusE ulcs aHlri;s ijuc la foroie hriUaiiU' imlinairi' et diHil nous avons pailij au Chapitre du deTeloppeiiu'iil •U:- loi piis- ce qui t'w: les Irais premières observations au sixii'inr, au liiii- lièine et au dixième jour après le mumieuterneMl di; !a niuniéo. Si l'on trouve seulement deu\ nu trois rlirysal ides curpusruleuses sur viugl, dans l'une ou l'autre de res observations, ri à plus fortn raisuii, si l'on en trouve uti ^us grand nombre, il faut s'cni- pi'esscr, a moins de circonstanee« toute* partieulièrcs et exrcp- tioniielles, de livrer à la filature mus les cocons de la chamlirûe.B L'expérience démontre (fue, dans les circonstances dont je parle, un vuit s'accmitn^, |>nur ainsi dire cliaque jour, le nombre des sujets corpusculeux : dans les icuTs produits par les papillons de (elles chrysalides, montrant des corpuscules dans les dix i douze premiers jnura de leur formation, on trouve l'année suivante, au momeitt de l'^losion, io, 60, 80 pour loo, et mCmc davuitagc, de vers corpnsculouK. C'est que la mnltïpltcalion du parasite se fait alors parallèlement k la formation des ceuTs dans les clirjsa- lidrs r.:iTii llr.s dr; faron cpie ces a:ufs se tr.mvent ink<-U-» rn plus ou oioiii> 0"iid.iT, < I qurlqm>rn dans les eas où la contagion a été eUeC' tuée à (liturses épiHiues de la vie de la larve. L'eyaineii des papillons se fait, au contraire, avec la plus grande faeilité, et on n'a pas a craindre, comme dans le cas des iGufs et ili's clii'jsalides jeunes, que le trop faible nombre descor- pusciiies empèclie de bien déterminer la véritable pivjxirtion de ceux qui sont eurpitseuleui:. Le plus ordinairement, le jiaplllon corpusculeux montre bcaueoup de corpuscules par champ et tou- jours avec la forme brillante et nette qui distingue cei petit*, corps loi-squ'ils sont arrivés à leur complet dételoppemeut. f Dès ({lie les papillons commencent à sortir, on les broie Un à un, dans un mortier, avec quelques gouttes d'eau; on examine une !,'ouUe de la bouillie, et on note l'absence ou la présence des < orpn^eules, en indiquant, dansée dernier cas, le nombre approxi- matif des corpuscules par cLamp. La quantité d'eau qu'on ajoute pour brojer cluque papillon en toujours aeiuiblement égale,ai on a la précaution de laver et d'égouiter oonstunment de la même manière le mortier aprèi chacune des observations, aans ajouter d'autre eau que celle qui- rcsli) ustiu^llcmcnt sur les pa- rois du mortier après qu'il a^té lavé. D faut examiner au moins cinquante papillons, et de préférence un plus grand nombre, sur- tout s'il y en a de corpusculeux ; on est ainsi plus sAr de la moyenne cherchée. Si la proportion des papillons corpusculeux ne dépaase pas la pour loo dans les rnces indigènes, on peut livrer toute la ISl MALADIE DES VEItS A SOIB. rhaiiibrtu au graina{;(.', tii ayaiil si'u!i'iiil-iiI le; sriiii, au momcat ciii OH ini^l U-i ccjcniis ru fiUtii!.^, ilV'loïgTior i iiiix (|ui .siiiit faibles i>[ d(,' rpji'iLT, quand les papillons sorlcui. rfuï qui pnjsenlenl ilis iiiijKTfiTiiiiiis [1 1)1(1 ii'i's, iiiivaiii la jiraiiqm; di; unn 1ns Icmps Hi-audi' .M'ii'i-iii', iiiii-i ll■^ p,i|}illiiiis iliiiii II! iluvcl du irorpi est, iiitiiu' j>;ii- pl.u i'-. i-c.-.iri'iim s, noir i t vi limir, ce qui esl, sana ei- La plamlii^ fi-juiutc irpii-si^iiii' i n c un di^ i !■! papilluris h du- pout ûlri! assuré ijuc lu jjraïiiagL' ust mauvais, uLijui: Ii's papillons, mâiuc les blancs, sout oux-mCmcs malades, au moins pour la plu- IMais il im[>orte beaucoup de ne pas conrotidrc ccltt: couleur iioiri: M'Ioutei: a\te la U'iutc ^l'Ur que inuiiU'i', pnr l'winple, lo papilli ,Iiim t .i Vm ,mi,ii un indiir ,h l'exil- U'iuv d, . ,:,ii piiM-Lil, ,. y.U,- M i aii phuùt p™jnv du, races vi- I.cs lij^urf s a i:l h di' la hk' iiie; [ilaudici ruprcscnlunl dus papil- loriiiatioii, ' Le paquci dus wufs dans les femelles, lorsqu'il est broyi^ avec le rcstaut du eorps du papillon, peut g6ncr on peu l'obserradoit des corpuscules pour les pcr«aimcs mal exercées; nais it est Ta^ cite d'ik-artur lus œufs au mouicnt où on ccmsc le papillon. II est bon l'ji.iluiiiuiit du i'ij|i(n'i- li s ailles l'i di! lus jutur .mua du brojcr lu , i>ri>, ,\r. ranimai, pi.iir qu<> l. urs dûlids s.- inùl..nl pas k la bouilliu, uc qui tK.'nt .>lru uu umbarras d.iis r<>).>, rv miuii. Bicu quu,puur la eunfvctiun d'une graïtic iiidujlriulIc,on puisse tolérer jusqu'à lo jiour loo do papIUoDs corpusculcux, il n'est pas moins vrai qu'un moindre nombre serait préférable, et qu'il est même fort utile que ce nombre sait riïduit à zéro dani le cas □Ù l'on désire élever une graine en petites cbambrécs, en vue de la reproduction. L'observation démontre que la graine faite dans les conditions Digiiizad by Google LA PÈBRINE. m que je viens de prestrirc est tout à fait lixeinpli: de corpuscules infiiic k son cclosion, lorsque tous papilluiis élaieiil privûs S: corpuscules, et, dans le cas d'une tuléraiice de lu pour loo de ces derniers, la proporUon maximum des u:uh euriiiisculeux dé- passe rarement i ou a pour too, circonstance qui s'explique par ce fait, ur la première fois ce proccdé de grainage, que l'iihipriaiion de eiiiquaiitc ou du rnit papilljns, pn'tédoe de relie d iiii I iljic ,-1 |ii'u prés éyal de idry.snlidi's, pûl suHiri^ à doillli'r mille, même pour une éducation d'une seule once de graine de 11 est bien facile de montrer que ces craintes sont exagérées. Qu'on détermine, eu cflel, la propoi'liou pour loo de pa- pillons corpusculeu\ dans un j^'rainagc, soit avec les papillons sortis le premier jour, soit avec ceux qui sortent le second et le Iroijîèjue, soit enfi» avi'e les derniers, et ou rcroiinaitrn sans peine (]uc celte proportion est seosildeiuejit l.i uif'me. Pimz taul, on comprend qu'il csisic des ras où il n'eu soit pas ainsi, rl ou doit le craindre surtout, lorsque, n'ayant pus vu soi-même l'édii- catioti de la ieu, il n'eit pas un seul d<- i'<'> lot.s dmil la eiiiifeiTliun n'uu- rait pu ilre évitée en cun^aeranl qui'lques ïnit.nnls à <'\aminer L'observatiini de vinj;t clirjsalides seulement, faite [mur eliacuii aurait ulliTt deux, ln)is, quatre, cinq, cl davantage, de chrysa- lides curpuseuleuses, el tous les papillons se seraient montres malades au plus haut degré. Qu'elle est ënomie la massi! de co- cons escellenls perdus pour 11 GlatUR! depltil vingt ans, et livr& au rnutraire à des ^l aiuages qui Ont port^ la ruluc chct des mil- liers d'éducateurs; Omuuic il n'e.S(:u, il faut s'attendre A ce qu'il y aileocore, pendant |>lusiriirs auni'os, une foule de lots de graines exposé à reneimtrer à la lin des éducations un grand nombre do grainagcs elFeclués comme autrefois, sans autre garantie que celle d'une bonne réussite du la cbambrcc, garantie qui, elle-même, fait souvent défaut, lorsque le commerce des graines est pratiqué sans lo]raulé. L'éducateur qui vaudra recourir k ces grainagos pour faire sa provision de graine devra examiner ou faire exa- miner les papillons, et n'avoir confiance dans la graine qu'autant que la grande majorité de ceux-ci seront privés de corpnactiles. Digilizedby Google LA PËBRIN'E. 1KT Enfin, s'il s'agit de graines déjà faites, et que l'on soit à la veille d'une nouvelle campagne sérlcicolc, il ne reste plus qu'un mojcn de contrôler leur qualité, c'est de recourir à la méiliodc italienne de l'examen des graines et de rejeter toutes celles qui, au moment de l'édosiou, se monlTont cwpusculeusea. Lue pratii|iii> cMifllente que l'on devrait inirodiiii i; pariimi, selon moi, tunsisterait à exîgcrdes marchands di> graines qu'ils jûigiiisseiil toujours, aux ûeliantilloiis de leurs praiiiL's, cin([uanLe ou cent des [lajiillous qui les ont produiles. Il suffirait, au moment dugrainage, du plai'iirdes papilli.us dans un < iirntf lie papicr(a¥ec un pou de eamplire ou de [loivro pour éloigner les insectes) et de laisser ces papillons tnourii' naturellement dans un lieu aéré et «ec pour éviter leur putréfaction. L'examen de ce* papilloiu, confie i une personne CTïcrcee. comme il en existe anjonrd hui dans tous les pajs sencicole». permettrait d Olre fixe facilement sur la valeur de la eraine. Sans doule on pourrait Otrc tminpê par le graineur, ai celui-n :ivaii i:ui ci< <.iiiipD!;n.T sa jîiau»! d.- papillons autres que les vrais piudui-ii;urî. I-ouriaui, li!s tirai- ncurs ne sexposcraieni pas impuiieineni a une paredle fraude, cor tmo expertise facile a fauv dans la plupart dos cas poucrait etablw.dans nombre decircoiistances. Itmposididiië que la graine provint des papillons joints h celIe-ci. Par exemple, si la graine d 1 1 q 1 , , II u. p I r I 1 I J I un Irilmnal eorreLtioiinel. La nieiliode de grainaiie que je viens s™i ini^< llli iitci d'cipîdiimic ou du icu du co fail me parait l'i incltre en lumière ; La ilaclicrie fort [|ôvdopi>éc an iSÛR, aiino.; cxrcplioiiiicllc jiour sa lcm|>cralun! clcviic ut sa sûclicrcuc cxlraordinaïre, a atteint un certain nombre des édncatioDS del graines Raybaud- Latige (le 1667, mais ai>d-LaiigL' ont fourni dans cette aiuidc 1 86S,ct dons les localités les pins dprouvdcs par ei'ttu deniierc maladie, tuic mojenne de rendement dépassant kilogrammes de cocons par once de ï5 grammes, moyi.'nne supi;- n^'.iiv A .rlNr d.'.^ .'p.j<|ti<'. ,-t,s-lh,^ i... se, i, .-e,,,. ,„„ve„„e ,1e rendemen, .n dé|,.s,é 45 nés. (>, „„1 élé él.Ml. ,i.n. d,.> D.pp,,,., olli- ei<'J^ ipio l'iMi Lrouteia d.iiis les Dneiimeiils du see,.iul loliime, u-itamineiil ilans miltappurl de M. Rendu, insjioelour geNé- l al de l'agrindlur.' .-l dans nu H,n].purl de M. de Laeliadeui-de, président du Comiei' 3;;rIi'ole d'AIais. Eu même temps quu M. Haj-baud-Lange on Fram-i-, M. le marquis Criv.dli et M. licl- lolti soumottaieut ésak-mciil mon procédé de grainagu à l'fiprcuvc de la grande pratique indiisiriojlo, trti Iulie, à l'Instigation du M. Cornalia, directeur du Muséum dliisloire naturclla du Mi- lan. Il r^sultudcs publications faites par M. Cornaliaen 1868, et -au commcDCcmunt de l'année 1 86g, que cette épreuve a réussi au dcU de toute espérance. CcrlainGS chambrées d'une once scu- Digilizedby Google LA FËBRINE. IBS kmcnt ont Touriii jusqu'il 6a kiluj;raiiimi.'s lir rucuiis, n'^iiltat qui s'est prndiut rgiil.'incnt cljtis li's llassos-Alj«.'s pmr uiio <1r.s diam- bréfs a,. M. Ha)lia.ia-l.ai.K,.. Paraii les jKTSoi.iirs qui ont Oprouï,! ,■11 1867 cl un iHCS la mûlliijdi: du graiiiagu doiil jan; M. Duii'ut, répétiteur à l'Écolu d'Agriculture de la Snulsajc (Am) ; AI. Si- raud, j,l,,-,rru,nrien à GreiidUr ; M. ITid.iTlaiidl , dlir.leur di- n':(^,l>lisM iii. i.tsrri, i,ol,- df (Inril/. dans la bosse-Aulridn., el SiM i^Ui'. S Sdci.TOS iialnndliis de Milan, i-emiaut cumplu d eviK- I i.'Mn s ,|.i'il faites [leudanl la d.'niière ran.pngnc- .^'ilcuole. Kll[- 1 .[ intiliili'i' ; Applicaliait de la mélhodi: Pasteur à la reprti- diiclion dt la semence indigène des vers à soie. Vuiei ses pi iiieipales 1 1° Lamâtliodc suggérée pour la première fois par Pasti-ur pour la reproduction de la semence saine des vers à soie et qui (1] On manda nlralla ds MBI» «t puUiuUooi don tidaiiitiai! Partit iu ■orne II. C a) jfpptitiuiMe tkt mrredo Patrtnr ptr In reproJuMont di jtmtiai iiititggat 1^ baeki da itta e tûmiJrraiioiû Sn prapoitlot pflrCmn-. Bnum {ExTrail itai Àetet dt la Sati/HiuStmudaStimtei imlurrlta, l.xn. hu. IV; léinn du »} d4- IM MALADIB DBS VERS A SOIE, coiisiele à dcslincr eu but exclusivement li's |>;i|iinciiis qut le microscope montre exempts i (iiis |aiiiii s l't (airi- rcvcuir k sériciculture à eu degré de pri>s|>i;rité qui h distinguait avant le dévcloppcmciit de la maladie acIucUe. D 1° Les Éducations destinée* à la ntprodnctîoD doivent ùtm faili'i sur une petite éehclle, en proportion peu supérieure aux beFoins •}.: . liaï un. .ivec de la semence pr-^pari-e selon le SY-l.->me d<- li^ndles diî mûrier ]il<.[ii.elioii et du ralilé des éducations industrielles i};ins le même pays, les vcra n'ont pas paaaé la dernière mue. » 4° La eausc la plus rerlnÏMi: rie riiifeitioii actuelle étant uni' qucmontlairanimiision matérielle dans le ver d'éléments hétéro- gènes, des corpuscules ovoïdes par exemple, on doit abandonnur toutes les suppositions de dégéiién'sc[nic<> de l'espéec du bombyx du mûrier. Avec l'extirpation de la cause, li'.s r,{\'rlf disparaîtront. Il 3" Le manque d'i'\pi'rienp|"'iiii ni de i iiili 1 liun dominante quand il n'y aura pas eu préexieleuie dr i-ermi's dans les iculs ou dans les locaux, ou qu'il n'en sera pas venu du n S' LanaturcdcsGorpusculosn'étanlpascneorcpFéciséenîla durée de leur faculté reproductive, il faudra que, dans les magna- neries poiu- reproduction, on pralîqiu: chaque année d'abondants et de fréquenta lavages des murs, du sol, du plafond ut de tous Digilizeû by Google LA PËBRiNB. 101 ks autres ustensiles. On recommande aussi les fnnugations du cldorc, qtii sont ellieaecs ]ionr di-lruire les corpuscules, f 1) y" Cnjiime l'infection du mole ne peut eiercor d'influence sur les iFuh, l'cxanveii niirroscopiquc des cli[j9alides et des [upillotis pour la srmcnrc celldairo ne devra porter que sur les femcllci. n 8° Lv dévelo[)[K-iii<-iit de ta maladie dans nR seul et la&nu! individu déj/i infecté étant continu, l'oiMncn des papillons «cra plus facile et [dus sur (|iiand ils auroul cessé naiurcllement de vivre, et pourra se faire à tout âge durant l'autOlnDC cl TLivcr, n g" Ln semetii'c^ préparée sclon les règles données plus Iiaut devra toujours tire bien lavdc et conjcrvéc durant l'hiver dans un local froid et sec. « Une autre brochure non moins intcrcesantc qne celle de M. Bellolti me parvient au moment ou je meu la dernière main k ce Paragraphe. Klle csl de M. le marquis Luigï Crlvelli. On v q I I ! 1 1 J 1 n ment sont eouuncncues, j ai eu a subir les contradictions les plus opiniâtres et les plus injustes. Je me suis fait un devoir de ne conserver dans ce Livre aucune irace de ce» dehais ; qu il me soit («Tniis du nuiinsde n v \i.v< taire la ii\e sntmoimm i]ue J éprouve 1 I l I 1 1 11 I 11 don 1 C I I 1 I MM li 11 ( Il 1 g es l f 1 I d I 1 od p III 1 II I 1 cipes que J ai établis. Ils les eirudunt sur un point d une grande luipjrLance seieniiliqiii; vi praiicpie. en deinoiiirani 1 impuissanci d I I II I I pcb M ini tp qu il a fait, en iSeS, un grainagc cellulaire à l'aide de quatn cents pontes dont les papillons lui avaient donné pour les mnic! envînm 6a pour l oo de corpuscules et pour les femelles 40 pom loo. Avec io grammes de graine née de ces papillons, en ne don ]9I MALADIE DBS TBHS A SOIE, nani aucuuc attention aux mAlcs cl en rejetant sculcmenL li!s poules (les CDU i>lrs .'i ronii'lii's < <>rj>ii'c'iil('iisc-'i, i-l |)r(.'iiant d'ailletirs louto» les précautions iici-essaires d 1mi1i>iiiciiI di: la i lLniiiLivi:, aVin qu'elle nu fût pas iiifn téi^ par ]•■■• éilin iiliuu!, loisiiir', un n olt- Icnu une très-belle n-cnltc^, ifonf aacua dei papillons rxaminés, au nombre de emi trenie, n'offril la moindre Irace de eorputculet. Le principe dont il s'agit résultait déji dos obavrvalions faîtes l'année précédante, eiiFrantf, par M. deltoile*, cl eu Italie, par M. Hrllntli llli-..>r'l,„.; V.'SfW, \vMV, IK.mclle lie H. IWIottï vaste c .'^crici<'(>lc.'i. Pourtant il n'est pas diiulcii\, selon moi, que le eommerec des grainct suiirïyra n la lïise. Aussi il importe esirémcment de bicD GOniprcodro la vraie cause do la déplorable silualioii ac- tuelle; Si ce commerce eût pu se faire avec des garanties suf- Ssantcs, avec la ecrtitudo do livrer une marebandiso irrépro- chable, il me paraît évident qu'il serait arrivé pour ce genre de production ce qui a litiu dans toutes les industries : des maisons hoDorables se seraient londdes et auraient grandi, appuyaut leur réputation sur le succès constant do leun graines, tandis que les établissements dontlcs livraisons auraient donné lieu à des échecs seraient tombés. Mais il ne servait do rien d'aborder ce commerce avec nne entière loyauté. Le mal déjouait laprndence dos plus sages parce qu'on était réduit, pour juger de la qualité des cbam- brécs sous le rapport de la reproduction, a l'examen des vers an moment de U montée, ubscrvatiou toujours bonne A consulter. Digilized by Google mieux i^tablis coacuruaiit la maladie actuelle, que les chainbrêcï les plus réussies coiiiinc produiis en cocons donnent rrcquemtneni des graines détestables. Chi asissait done au hasat^. livrant à la filauin; dV^irlI.' i lesi.n.i>ri,U.i,rMl 1 I i ^ d'essai que dans uu Lui industriel. Quoi du plus duuli)ureii\. vu dTel, que de livrer une graine que I on ïoyan ei-liou>'r ensuite chcutous ceux qui Idicvaicmi Voilà pourquoi ia conlection de grandes masses de graines indigènes ne pouvait guère exister qu'entre de* mains coopablos. En d antres termes, ce qui man- quait & cette îndustne. pour la rendre profitable i tous, produc- teurs honniltes et cODsommaicurs. c était la connaissance d un procédé pratique. nlTicaiT, ]icMiu'iiain de rei licri'liiT (|iu;U sniit les cucotis bous p.Mii' faliv il,' l„ •ii ^im: Les choses sont bien diaiii.'i'L's .lujouni lui) ; hi œiilertmn ilc la graine sur une grande uclielle est possible: le graiiiage indus- triel peut n'tlm plus une source de mécomptes. Loin qu'il doive servir comme par le passé, k I entretien et a la propagation du tlëau. on peut y recourir pour vaincn^ le mal rapidement et sArcm^ni; les plus hoiiuèt p t ( ajouter au. a. .,1 , 1 I I d lion ,1'uu graud d 1 11 j avoir que dus grameurs sans rauraliie qui puisseni nigrciter le progris dù à mes recherches. Tous les autres me doivent recon- naissance pour le service que jc leur fi rendu en leur iàisaiit connaître un moyen de se conRcr avec liijaute et toute clianco de jullr. La moyenne du rendement des graiiu;^ jiipuiuiir'i, l'ii 1869, n'a pas dépasse, dans les Ccvcnnes et probable meut aussi dans toute la France, 1 o à 1 a kilogrammes par aS grammes de graine. 8 Or, un rendement de 10 à la kilogrammes au prix moyen de m MALADIE DHS VERS A SOIE. e",r,o siifiil h \.t i„r piiir |>[iy.T tmis les frais île lï-duralioii (r). i. A, A, ii 1:^1^1: un jx'ii plus ili' iiiiiirriliiir cjul- ri-iul di^s cucuiis C et D ; nuia la diltiircncc dans le poids de l'iiuillcs ctnpiojiku ne compeasc ]as, à beaucoup pr£«, celle des récoltes et des prix de I.V kil"Brnmni.- ,1<-; ■■■.<-.M* A, A. H, se ,,nv<' a",:M., ;)",:»> r-t vent i'appM'linlimi dr' siTiric iilli iiis li-s plus rmiiit-nW it Ic D,-m>.l/linssL\iiIi irli'r, i.i .K .'ih's .Mii iiui»- Ii™, ru 18%, au^rt^sullaf les plus ia^ iirabl. s rlicn M. I.ri i \ illsiii»a, un des plus grniids pruprkHalri'S di: lutiHcrs ûv l'Illyrlo . Ciue Kala ut inUtulto 1 £c /d iii^ rV. gfiifrrrlei raem înJigiliei 4 wajlf JiantI, par l« D' A. Glddl. Digilizefl By Google Digilizé. Je serai Iris-bi-tf, sadianl quis M. J-ui I ,n roji,[iuiiiiquL; un Rapjiort sptcîal sur les éJui-aliûiis ili>nl ïl s'dj;il -.ui ri'lrbi-o |>ri)- fcsscur Coriialia, Rapport qui stra |iul]lio proi liuiiu;iiiuiit. » Sur aOO onces élcvi?es, lu produit iiiiiyuii \mur i oiiti; di: aâ grammes aiitc de 3o kilogrammea ciuvlroii. Quelques colmis, aux instructions, ont obtenu un produit de jJ Lilugrauiuies, et l'un d'eux est arrive à 67 kilograuinies jHiiu' 1 ouee. n Cca faits confirment toujours de jjIus eu pUis l'iuiporlanee, je dirai m&nc la nécessité d'.idojiler la iiiélliode île .M. Pasteur, pour la confection de la seuieuee, d'au tant |]|us cju'.ivee l eltu mé- thode, on {leut, pcrmellex-uioi l't\pi'i-:sioii, rei uiisli iiire nos an- ciennes races du cocons paille tant préférés et qui su vendent à un prix de a et 3 fraucs par kilogramme plus élevé que les cocons japonais. i> II est d'autant plus utile d'Inculquer cette conviction dons l'esprit des éduealeurs, que cei lainenieul la maladie dq la pébriue a Jéj/i péiieLi é au .T;4;(ui, i cmli jiirenieut auï assertion» de quel- i]ui '^-ull^ lie lui.- iiiipui [aieui - rie i:avtiius jajjoiiaiï et à la relation de lios einojés diplumatiques (a). » A l'appui de cette dernière npiiiioii, M. Gaddi ajoute qu'il a examiné, en 1 869, six cints cartons japonais provimant de di- verses maisons aecnklitées et qu'il aobtcuulcs résultats suivants: 16 pour ioo du cartons âo d'infcc^on; ^a B ' avec une înièctîon de i à 6 polu' 100 Œufs cnrpusenlcux ; tl D du ^ à ia|ioiu:ioa; 1,5 pour lou d'iiircclîon sujM-rietuv n i3 pour 100. Aa Midi, 1H69, t. X, p. 53. Il BU v1 «|[ji1«m«iiL qutMtoii iliDt la leurs ds M. Çnr- hllio, I. Il, p. 109. (Il L'.uicur tàit ■IluHOn lu lUppo» d> Il HMdb ilaliDiiDo nptDdnil I. Il, Digilizedby Google L'auteur ajoute que, dans les atiiii us auli-i icui't-'s i, iS6j), lu dugix' d'iuructiiHi vlaît moiiulrc et qu'il y avait un plus graud uomLre de culoni cxiuipts de corpuiculci. M. Gaddi li^riniiiu eu hivilaut le dini lcur ilo la Ilt^vuf à sV-f- forccr de faire abuiiilimiiLr aii\ l'diuMtc iirs leur iimliauic ™ c;s- un jour la cause il aïuin-^ ilr.-illn>itiiis. (1 Cumlialtc i i'llr i>ri'i'ur, lili-il, aliii qiu; nus c'ilni at™r>, un^I- tam en pratique une saine tliéoric pulssauiuient appuyte par les résultats obtenus i-ti FraiiiT |>ar M. Pastcui' et eu Italie par quel- ques-uns de nos l'oinpatrioti-s, iiotauiuicnt par M. Bellolti, orri- courir apn's li.'s ul()j>ics de- la n'youéralioii des ters ù soie ou des nii'itiet's. Kii afjissaut aiuïi Ils iiSMiriToiil li'iirs [nli-rèts 1.I ne pro- voqueront pas des cx]>éditions eu pays loiutains, où tant de mil- lions sont dépensés à racquisitioii de semences qui, souvent, ne donnent pu un rendement rémunératcuF. 11 § n. — Des matsi nt kultipubb ua ciUMniES nnmt nun oumes. Loisqu'un si- liiro ii des (ipéralkuis di; |,Taliia{;e, il faut trouier facilement et en j^raud uoiubri' du» djaiubri'Cj Ijoiiiies pour la reproduction. Siuit tr rajiji^irl il <-\isl-- iiuyiiu-<\'\i\ii mu- imlnlilu dil[i.'reucc euLre les déparli^uu iils <[•: griiiidi- lit de pulite l ullure. Dans CCS derniers le.', (^r.iine.s saines eoiiser>eul telles |»'ndant uue ou plusiciurs génératious, et le= eliauees lavoial.les pour qu'une grainir y fuin iiisse des clianitiréts liunues poui' la rcpro- duetioD a'augmeuteiit en prupurtiuu de la qualité de la graine élevée. J'ai déjfi fait observer que tous uos déparlcmeuts de petite culture, j compris la Corse, oui «lé depuis vin|^ ans, avec un mélange IrËs-variabIc de succès et de revers, des sources de gaines productives, et que, chaque fois qu'un éducateur de ces déjiartenienls a vu son |>rainage devenir mauvais, ce malheur eût pu Être évité, n cet éducateur avait eu A sa dispoùtion une mé- Digilized by C' LA PÉBHiKE. 107 tlinlc propre h hii iiuVupwr \,- mompiit prin>. mi I» maindii' allait envahir sl'S <.liaml)n;i:s, Quand on le vOLulra, CTS départe mu LIS rouniiront un .il)onilau<-<> ul d'iinu maiiièix' généi-dh: aVx ru II en tus graines. Pour altuindre ce but il sullirait que toutes les ùducaliiius y fussent faites avec lies graines □rigiiiairciiient bonnes. Que dans les chanibr&^s du Loi, do U Corrèio, de Tam-et-Garonnc, de l'Aude, des I^rAifea-Orientales, dea Hautes et Basses-Alpes, od ait la prudence delcrur ewlusivcincnt dus si'mcuccs sittncs, et pins des trois quarts dus udiiuatinns du ces liiu:ilit<-s seront îm- médiatemont tu utat do survir ;i la ru|ni.ifuutii)u. Un a ualcidé qu'il faudrait à la France un uiïlllnii d'^juut'S de ;;miiR's, ue qui suppose un maximum du ilï\ mille mun suuluinent rendues pro- prrs au prainagu. Xiis dqiartements du [lelilc culture, en jcom- prunaul la (Wse, suiaiunl en utat du fournir ce contingent, en supposant mi^nie (|ue li's ilupartumuiilï lie grande culture ne con- luciits lie grande unlluiu nitraiunt liirt cic su désiim'Tesser dans letU' grave quustioii. L^i diliiuulté d'y iililunir de liDiiiies diam- brées pour graiups y est plus grande que partout ailleurs, mais clic n'a rien d'absolu. Le nombre des éducations j est immense, et la maladie r^;naiite est easeatiellement contagieuse. C'est tout le secret de leur Infériorité relativement aux départements de pulilu culture. Par les vents, par les vèlemODtS, par le toucbcr, p,ir li s puiissiùrus dus édiuMiiiuis, une masse énorme de corpus- eules uit un eiruul.ition ut |K>rtu partout les germes du mal; que l'cni si; ri.-poi le aux uxpùrienci'S prérises que j'ai faites sur l'in- Ilucuec de la poussière des dejeelious des vers corpusculeux ; que l'on songe, d'autre pai't, ijue les litières des éduenliuus sont un produit recliercbé, conserve avec soin pour engrais et surtout pour la nourriture des animaux pendant l'Iiivcr^ que l'on sup'. pute enlîji, d'.ipi'è.s lc^s observations contenues dans cet Onvrogc, la priHligieii-si' q^iantitédu graines corpuiculenscs qui sont élevées chnijue année, et on pourra se faire nnc idée de la facilité avec laquelle le (léaudoitsc propager dans des contrées, on, pour ainsi dire, chaque habitation renferme une ou plusieurs éducations de vers k solo. Ajoutez k cela que la crainlo d'un éclicc absolu, si fréquent lorsqu'on n'i'ii'ic qii'uiii; spiiIo surtt di' [iruiiif, ,i □mnii- la dcplorabli! habitude d'i'ii iisMi irr plusiriir» rkiis un nii' iiir ln- cal oudsDS Ici jocaux f nlsitis. Le l'alciil dos ('diicati'uri' ot liioii naturel : sur cinq ou six sm ic^s, il v ou am a bien au tiidui.i inio, SO diacnl-ils, qui nous donnera un rcndonicnt rcmuiKTalour. Sans doute, mais cette eliambnx [iroductivc, iuuc d'une graine louvcnt tri»-«iino, deviendra impropre à la rcproduetion par la contagion qu'elle rci-cvra de si'9 loisirics. Non, il nV a nu.:uno diffinill.!. K'n.iiil i, la natniT d.'S olios.-s. de faire de la piaùu' .bus !■■- déji.irlr ui. iit.s dr ^i-n,.].-^ ruliui,-. Il chaque annéo di'pnis lingt ans : il s'y oiôf; A nouveau jiar les mauvaises grainci qu'on y prépare ou qu'ony importe, et le jour où on élivcra, dans une localité de grande culture, seulement des graines privées de eorpnscules, presqnc toutes les éducations j seront garanties contre la pébrinc et deviendront, i ne eonii- doror que cette maladie, propres à la reproduction. En d'autres lernios, )><>ur donner la naladîe des corpuscules, il Tant des cor- ' HIos expri.'Mi es dnu-.Titi vu^ qu'-, la v.-ilh- d uno itouiollo caui- . mon procédé de 11 suffit d'y redoubler do soins, d'v rostroindrc riuiporlantc des àlucations. de les isoler lo pins possible dos édueatioiis vui- ■UGS Cl d éviter pat^cssus loui que les personnes chargées de grandes éducations plus ou moins rorpuseulcuses s occupent aimulianemcni. do ces pentes éducations pour grames. Enfin, une eondilion plus expresse encore est de n empli^cr pour cellcs-ci que des graines irréprochables. Pour se procurer de telles graines absoluincnt privées de la maladie des corpuscules. i.A i'Kiiium:. mil il y a une praii.ii.L' .l'une sùnaù parfaile que ju vais faire coii- uaitrc : clic coosistc dans l'emploi du graiiiagc CEllolairc. g m, - GILirsAGE APPELÉ « CELLUUJRK .. Ce mode ilu ymiiiagf n pri> mit* lirllf ^illlJ>lîl■il^: dopuisqilcjVll ai dAnoiitrû la roitituilc, que ce u'l'sI plus par pontes isolées ou par gramme qu'il est employé à U confbetlon des scmcuccs pures, mais par lo, ao, 3o, 5o cl loo oncca à la fols. 11 est devenu d'uuu pratique aussi commode et presque aussi rapide que le graînage ordinaire ancien. Dans un cabinet ou une eliaiubrc peu écUirëe, assCE fralclic, ne recevant pa» direi U menl le soleil, tendez d'un mur à l'autre dea ficelles pasïci'.s dan^^ des ran^éi's de psiits morceaux de toile de la dimension rle sépari-nicnt tous les couples sur les petits linges, puis sussilùt après on les désac- conplc en jetant les mâles, sans s'inquiéter de leur état plus ou moins corpuseuleui. Après que les femelles ont pondu, ou les enferme cliacunc respectivement dans un coin de leur linge à MAi-ADIE DES VBHS A SOIE. qu'Q j ait de 1 ur entre le* luge», et, ■ temps perdu, pondant l'autonuK) on I hiver, on mcamino au microscope chacune des feincllcl, en rejetant, ho for et b mesure, les ponics de toutes celli's qui ollrent acs rorpuscuirs. une cliambrc située au nord, sèche et aérée. Il est bon de la ren- fermer dans dos sacs do monssoliuo claire, jusqu'au moment de l'inculiation, et toujours tous une faillie épaisseur, d'un dcnù- eentimèlrc par exemple. On sait aujourd'hui, par les oicpà'îciicei précises de M. Dudaux, que le lïoîd de l'hiver est nécessaire aux graines. U ne faut donc pas lu craindre, mais se ddicndrc bien plutôt contre une température trop douce. LA PÈBHINE. SOI Je n'ai pas besoin (l'.ijnuLcr, lie nouvi-au, qu'il ne faul Jamais livrer au graïiiagc cellulaire ijue îles CDcuns il'une ùducaliou irrû- proehaiilc, paiiïculiéremenC sous le: rapport ilc la vigueur dui vers et de l'absence de mortaliLé de la quatrième mue à la iiioutcc il lu bruyère. Il est bon également de choisir des cocons aussi cxcinpis que possible do corpuscules : cela diminuera le travail d'examen au microscope, pour une i|uant[té de graine dclcr- Dans la description qui précède, je n'ni pas tenu coniplc do re\amcn des mSlcs. Je m'appuie sur les nSsultats des observa- tions faites pour la première fois, simultanément, en France par AI. de Rodez, directeur de la Magnanerie expérimentale de Ganges, et par M. Bdlotti, conservateur du Mu«!c civique de Milan. Ces habiles sériciculteurs out rccnuuu que les m.lles avaient très-peu ou m£mc pas du tout d'influcnre sur l'inrectinn des oeufs. Kcaiimoins il faut craiudn: un afTaiblisseiiieiit commu- nique à la graine par les miles maladpj, indépend nnmicnt do toute présence elFcclive des corpuscules dans les ceufs. Dans le cas où l'opérateur voudra procéder au grainage cel- lulaire dans les conditions d'une rigueur absolue, et examiner séparément, ou tout au moins ensemble, le mnic et la femelle [le chaque roupie, voici comment il devra procéder. Les couples seront placés dès le malin diuis des casiers formes d'une multi- tude de petites cellules en bois ou en carton pareils à celui qui 30i MALADIE DES VERS A SOIE. ri)riiiL' (l'un tri'illis inL'lalliijui^, qui pcrmcl la i*in:ulatîuii ilv l'uir, loul i^ii i:nipùuliant Iv dûplaccmunl des papillons d'uut' l-l'IIuIl- u l'auti'L'. Lu suir, un niLl séparuuiL'iil cliaruii des couples sur lia diirércnles pcllçcs toiles. Ausnti^t après, on dûsaccouplu, en dis- IKisaiil au fiu-tlH mesure L-liacuii des niiiles dans un des eoius de la loilc, cl eu le retenant par une épingle, comme nous l'avons i'\plii]uij tout à l'heure. A|ir('s la poule, la femellu icn placée de Ou peut eiieuru Jisjiuaer le bas des toili-s en forme de sac, en i-uplianL la toile sur elle-mi!mc el collant ses bords nvcc un peu de tulle liquide. Au uiouienl du dcsaceouplcmenl, lu mâlu est eiifcnné dans le sac fennê pur une épingle. Après la ponte, la cette disposiiioti. Il est irés-souliailable que des personucs soigneuses et iiitclli- gcnli's ae livrent à la cuufcclion du la graine cellulaire, c'esl- ÛigtEized by Cl ticulicrs qu'i!\iguraît ce gctirc d'iiidti:>lrii.' ; le si'cuiid, par la faibk' quantité de cctio graine de choix dont cliaque cducatcur iaoliimunt aurait besoin, paigquc 5 grsnuucs, par exemple, d'une telle graine pourraïuDE donner 8 à lo kilogrammes de cocons, etccux-^â' aS n 3o onces de graine, nombre d'onces bien supérieur ii celui que chaque propriétaire éiovc annuDllemciit en moyeinii'. Lc9 propriétaires emploieraient la graine cellulaire à dci édu- cations qui luiu- fourniraient leur provision de graine industrielle, sans avoir bctoïa de recourir à des observations microscopiques. En o0^, toute éducation portant sur quelques grammes d'une graine cellulaire dont la uiarclie n'aurait rien laissé à désirer de constaté l'agililé et la ligueur des vers à la monfée, el, d'aiitii' part, une graine cellulaire bien êlciéi' ne peni èiro cniabie par un nombre inquiétant de papillons corpusculeu\, cl surtout qui le seraient de fa^on à donner une graine improductive indus- triellement. 3 IV. — Db u niriuKCB * ooxitR « l'hahe:! des papillons seluivk- Je Tais passer en revue quelques propositions qui font con- naitro toute la supériorité de la métbode de l'e^ianicn des papil- lons relativement à celui des oeufs. a04 MAI.AlHIi DES VEllS \ SOIK. aulri's île jiupilliiris l'urpiisc uli'iix. t.'rliiili' iiiirniM iipi[]iii; di! la graino ne puni ricu apprcmtre siir tel rl:a aiilriiini- lios repro- duclcurs. Or on ne ssiirait admettre que lu vigiiinir des vers ne le rcsscniG pM, dans tuiQ certaine mesure, de l'état maladif dci perents, îndépcnilammcut mCme de la présence cUcctive des cnr- piuciilcs dans leur génération. a* La variation appnrciilc de la proportion des oeuts vorpus- culnux dans une graine, variation qui est souvent i-oiisidérable avec l'époque di» observations, diminne beaucoup dans la pratique la facilité du la mctUode d'evanien niiirrnsropique des graines, en exigeant que celui^ ait lieu sur di's };raiiic's à l'incubation ou SUT des vers éclos. Ce n'est que dans Ici cas uit l'on a affaîrc â de tris-mauvais lola de graines, qu'un puni se oni|)lri .U- li ttrili^du la 3 «nfl iM» on ■ Digilized by Coo.^L' LA VP.milNK. 203 3' Il J a une eïlrâmi: JiHorL-iirc eiitro la liiuilitt d'obsonaliim des corpuacules dans les papillons ni dans les œufs. Les papillons n'apparaiiisujit qu'au liuut de Iroil scmaÎDCs en- tiron après la monlc^c à la biii} l'io ; il y a donc au minimutn trois semaine* que le parasite a été iiilruduil dans l'anima!, quand on prmède à l'esameu dus papillons : aus.si, rii géuiTfll, le pa- pillon, dès l'instant de la sortie, oilre un ^raud nombre de cor- puscules par eliauip : p.ireille i lio-e n'arrive |)oin- 1rs rr!sLiilG un eliniiiTi de microscdnc dans l'ubiervatioud'uutcuf sain : placez par la pcnsÛG, parmi tous les gitibuks de ce champ, un bu deux cbrpusbulea ordioaim, it faudra iis^iii-c'^iui'ntuuc l'ci'taiiiu lioliilcti} chez l'obsurvatcur pour les apcr- n viiir. Or, jr \c ivpùtr, l'crrcUT, sans consiiqucncc quand îls'agîl du i.apilluii, pcul devenir trÈs-prûjndtctaklc s'il s'agît de l'i'xatncn une. D'm.oj.«r,,lo .- est donc pei-duc scrri à la reproduii (! perte. Si, d'autre part, cette graii . ajou I ordinaire, considérables, qu'elle aura été produite. Je l'ai d^jà dit, et jo no saurais trop sisier, l'applicaliou do ma méthode de grainagc permol, an irairc, la labriealion de la graine avec toutes les garanties CDlomercc trci-loyal. Digidzed û/Ccioglt LA PLACHBRIE. LA FLACHERIE. CEilIIM FBEHnR. g I. — Avant l'umIx 1BG7, an ctatut a u.ie ■audik umove fouvam BEvâriK DES F0B1IE8 DIVEB9ES. Lorsque jc! mt riinriîs pour la pn™ii''rp fuis dans le midi du la Fran<-c-, .:n 186.Ï. 1 V[.i/o,.lic' ,lcs mts ^.,\,- .■t.nl imiuTsellrincm rapjiortiii: à une seule maladie, dont les sïin]rtomcs et les rarac- U iv~ l'iÉtIi'iiL si mal définU, qu'on discutait encore sur le nom (|uil fallait lui atrrïbucr. Pourlc plu* grand nombre, oHo n'avait ■ ih: dé liinlinii préHse. Cc'tnil la maladie; c'i'9t-A-dîrc UII i-unstamiuvnt la maladie d~.-ivi>îr pi iixupié l<' dé^iisli-e. J'ai voulu rappeler eca circonstances quand j'aî donne au jiri> tent Ouvrage le titre d'£ftiif« lur u iulauie dct tert à tait. On avait Inon distingué des formes multiples dans lo fléau, et nous avons vu M. de Qnatrofagcs supposer ultime que toutes les maladies des vers à soie , dà:rites par les auteurs bacologuci, su renconiFcut ^labîluelleuient aujourdliui dans les iklucations, Digilizefl ûy Googic SOS MALADIE DES VERS A SOIE, mais i titre d'cITcts ohKgfs d'un mat uii;<[ii<-. la |>.''l>rliic . sévissant Èpidémiqucmcnt M dtlLTmi liant clic'z li: ver uiio du- génfrcstcncc qui lu n-nd accL-ssIlili^ h ViaUs \rs itiiilnttk-s de son csp«™. CcuR opinion a ni'» dan.' les aniit^cs qui ont suivi li's publii-alioiis lie: M. de (Jii;iTi i f.i:.'rs ^1 . Elle: pi'uis CKpl iqucr facilcmcm par 1 absence de dntiiii'i'S nfi'iiiri'u^i'.' mr los vmis sjmpuinics du flcanct parles .niiini tiiiTs dn iT.si - qni' pi'iii Jiioiurrr une mimp maladie clics le j g I 1 1 1 d M d Q r 1 I CKisiciice a ceiie ueniieru inauuuc:. LiUI graines, iievs ue parenu très-corpnsculcux, sans tontefbb oQHr cUes-mf mes des corpus- cules, m'ayant donne des cîiumplea de la maladie des morlt-flal*, Kiiit.'de la prbriii.';^! d'iiulr.s Ir.iii,-, pnis^ii.s que la pivseuce plus ou moins abolldEUile dr.s < orpiiM uli'.s Hkv. le.s paretils pro- ducleura de la graine afl'aiblissail les vi'rs et ijue cet all'aiblissi:- ment se traduisait par l'appariLioti di: la maladie n- lilii-, fn iS66, uni! brochure dans Inqurllc II iK'sif;iii> ïiiiliUi'riuii- mcnl la maladie rcgnanlc parles uoms àcpébriru (flirkcnkrank- hcU) et de fl(ic/t«n#(«ch]aflsuclit). On comprend lansp^ûiie quel les pouvaient £tre les Eonséquciicts de CCS opinions. Si la pébrinc ost la maladie unique, si la mnladii; dcsinorUi-llalsoutrnitCfliUrc alFcclion n'apparaiss.-]U sa siiilc .'t comme .'11.^1 d.^ .'^a pn^scnra, elle SL-ulc dml atliirr l'^itleiir i„n d,,mT I. ■.rlien lit-d'u,, mnyn, ,„v, nuilV,,, eur.nlil-. nVuil ni .lussi simjile, ni aussi ™mpli 3ti<]|i.'^ diL's iiatoralistcs italiens, mais Ils iltuieiit ciituurt's di: cii'- I ^ exeeptionncllcs et couti-aillrinlri". irimi' ii'lli' i|ri< riiiij^ini'taiico donniio à la prûsoiici' dr.^ i m-piisi uli s pjii ai-ï.'iil ;i >ml^ < \a;; (jucstiuns si: rallacliant à l'exislencc du Iléuu ne puuvait laisser régitcr longtemps une pareille incertitude, qui remettait l4>ut en Digilizea ûy Google LÀ FLACHBHIB. SU La comparaison rigouronso dos cduiraiions pontes pru- vinant de couples dont j'avais cxarnîiii' Ii'^ l'll^v^^}ul<'s cl les pn- l'abscncc des corpuscules, no devait ji;is tarJiT à {li'jiiujiti'iT aii^c une grande évidence le» funcMcs ctVv.is dt- ci'l iii'gaiiisiiiu tiiîcrus- copique clic faire cansîddrar comme la raiisc immédiate et directe du fléau - Encircl,ccscxp(=rLctiecs, que j'avais dûjà tcnU-rs en i863-t8G6, dmttc iiif CDinliiKirciil m i Kfili- 1 Jifi;. ijiic jr l c\plii|iu; plus iimhi[)litivs, :iu\ pi ij|.(i^i[lmis suii iiulc .'. : i" iliiii-i iiiiriiii i ûs en possède ; a" li's piuios issiii s di: pamits corpiistuli'ux iilTrfiil louïi'nl dus (■orjiiisc'iilrs iliiiis un lurtaiii nombre de li-iirs leiifs, et alors rimportsncu de la recolle est ordinairement en relation directe avec l'infection de la graine: nulle, quand cette infection est très-accusée; plus ou moins abondante, suivant qu'il j a dans les pontes «levées moins ou plus d'c^ur^ huUvïdiiclÎL'ninnl rnr- [.usiult-nï. Ces cx|)ér[emi-s m'avaient prrmk. ni .mU:-. A.' c n„s- d'nutrcs l'nlucatiims malades, les giaini'S issues de parents non corpusculcux peuvent fournir, à leur tour, de nouveaux reproduc- teurs parfaitement laïus, alors mËmc qu'on opère dans un pays réputé très-Inrerlé, roinme le déparlcinent du Gard (t\ Knllii le caractère rimlaj;ifu\ ili' h m.dndic di:s c."r|uisiulcs jetait sur SIS . MALADIE DES VERS A SOIE, ofi le llcau «Iflil le plus destructeur, quel Iwsom y avaîi-ïl de s'ar- rrtiT il l'hjpnllif'SG d'une autre maladie dont lisseraient lacon- si'i|Lii'iii i :' l.i' mp|ninc:ule dcvcoait iiéceisaircinent, el tout à la IWi!.. rnii'.i' i'[ simili' vîsililc du mal régnant. C'était lui seul qu'il Ces iibsLTvations, et les pratiques qu! en étaient la consêqueni'e immédiate, ne contenaient rii.'n moins lyif la siilnlîon ecnii])léte do problème séi^cicolc. Mais au moment même où je rceueillai.s ecs pn^eux enicîgnementt et où le Iléau [uralssait devoir Aire désormais facilement eonjuré, la question se compliqua pour moi de l'existence d'une deuxième maladîi^ indipeadanle de la pébrbu, et non moins redoutable (i). Aux essais précoces de 1867, sur seize jKinlos pi'iivi'iianl i\r patents non corpusculeux, quinze réussirent, la si'l/.iémc périt presque enti£rcment entre la quatrième muiM'l U niunlik' à la bnijèrc. Les vers mouraient tout à coup après avoir montré la plus belle apparence ; dans une ëdurjtion de cent vers, je re- levais cblquc jour dix, quinze, vingt morts qui devenaient noirs et poumisaieiit avec nue rapidité extraordinaire, souvent dans l'intervalle de i inf,'l-ipiatro licoros. Qiii li|m'niis aprrs U ninrt. malfdic IcUnï SI. Dunu, dilce d'Aliii, la 30 Diril iSO;. I. Il, p. 111, (3) 1a pr^Hiia do» tihrtant tlint àm nra nalidet t tiA ttgHiléa pour lu pro- nMra foli, pu H. Mj, piafamir k U FkkIU dM SeMm» dB TmlkHiH, dîna nn par l-aSimuiltM <& rAio, Héirolro lu k l'Aadtnte da Snkn» d<» la stnes Digilized By Google LA KL.vi:u!;iu[:. ■n.i C'iilnil A la m'Hil- uiit' jHiiili; ïssur dv pairiits priiùs lit corpus- i"ulrs <]ui amit iiioiilre cf gcim; ili' iimrLaliti-, mais la iiialndii; une allcclimi lii'ri'illliuir et iiidi^pL'iidaiili;. Tuuli'foîï ju i^uiQ- iBcnçai Âavoii' il< s douti-s sur lu ri'Iation nécessaire do la jidbrinc! et delà flacliorii', iloiili'^ ijiil ni' lin'iit que s'accroître quand, après asoir obîcni' Ii > i[udijiii:s papillons nrâ du l'i'duralïoii dont je lorsqut.', liaiis iiiits iiciiiibruusos uducations d'avril et du mai do la iiii>iiu; année, je rencontrai de nouveaux exemple» de Ooclicric semblable* au précèdent dans les diverses races dont j'avais pré- paré en 1866 de iininbrGUHCS poules issues de parents pi^vés de une grande inorJil^ par la llad'icrie. |;éi"'>''l''i"i'"t J'' 1^ -l'"- trléme mue à la montée A la bruyère. Itlen plus, il lilail sensible que certaines [lontes, prises dans un mËme grainage, avaient une prédisposition marquée a Être atteintes de celle maladie, ce qui éveillait naturelleuiciit l'idée qu'elle pouvait être liérédi taire. Sur le point prineipal de l'indépendanii' de la pébrincr e1 de la fla- sans la moindre apparence de jiébrine élnicnt propres à des graiues nin df parents extmpit de corpuiculei el qui conduitoiini â dt» nprodueletiri igatetneni pritéi d» cet organime. Si l'on pou- vait à la rigucnr conjecturer que In Uaclicric était une conséquence praduin pir oiipKrïté, IromiiÉ uni dootti ptr 1» |vli1t urfti brillvnU qoe l'on Tûk louTHiI dans rintéritnr de* *kbrlon». cl qui cm h peu prêt 1a forme tA lei dlmeniiciiu do corpiitcukt de la p4bripe- (Voir JcannUd'Jgnemtiin* praiîqutt de T«ilovee,3*>iT[>,l. iX, p.3K, ■nih iSSa, •! le Innll puMU, <>n iSSi.pirH.de nignlil.) au UALADIB DES VBRS A SOIE. (le l'aHsiblIsscmpnt i^riducrl Jrs meus sous l'inlIufiiCG de Ib pè- les rûsuhals -iij <\n,\ r.fii. alinns, Imic saiuf, laulrc malade, prbcs parmi l'ullts dont je j>arii!. La [ircriiiièrc a û\6 c\«'ll finit- puisqu'elle a donné qualro-ïiuBt-onm njcoiia pour ceul vers comptés h l'érloiian, tandis que ccllu du deuxitaïc tableau a pt-ri presque en tolalîtc parla llacliuric, sans maiiifcatcr la moindre atteinte de la pcbriiu:. Elle n'a doniié que vingt-cinq cocons raiblti pour cent vers. -H T BortipourdifiDir j nui, 1 uotu (nn palib qnj b'sbI pu gHMl UBé le 33 nui. — It y >ali 87 » □ igilized by Google LA PLACHEHIE. :iu MALALirr ni'is vers a soie. Ji' |)iiui'i'iiis jiii'sciili'i' iiiifji'ûiicl iioiHhrc il'iMliications scinblablus » CL'Ili'S di:^ lal>l<-au\ prrmc.-. Je nriiiiiprcssai du roiiipli'it'i' irs ulisiTialiims par la visilc cl Ivtudc allculitc d'unu multitude! d'cidutatioiis iiiiluslriclloï pour y rcclKiit'Iicr la part d'influuncc du la nouvelle maladie. 11 nie fut bicntùl d(!iiiontn! que Ici riisuitats de mes cxpi-ricuccs de labo- .'i rci|iiijiiiii ciiiiiiiiuiK'. di'ii\ uialadlui distinctes se parUgl'aîcnt les I .tn-iMir rTiLi.~ K". iiiiiMi.'iir'.^ la p'brîiic dtait la plus répandue, l^liJi^ l.i ILk IiitIi' Iliî t'L^ii asAoeice dons une proportion con- Alili-i-.iliii'; i|iU', liiiili'roî.s, ci't l'Iat di! choses élaît iculeuicnt propn' aa\ dépailcuicnis de graudu eulturc : dans les auln», lo mal si- buriiail à peu près exclu siveinent aux ravagea du la pcbrînc (i). C'est alors que j'adressai a M. Unniaa, à la date du ai mai 1S67, la Icitre siiîiautiT, qui fut insi!n?e dans les GonpIM rendut de l'Aaidimlt âa Sciences du 3 Juin de la mCmc année : Alilt, Ie9i ml 1SC7. Uaiis ma lotlro du 3a avril dcrniar.je vous ai fait canntdlra les rfeidtalii do laes essai» pricaccs el d« l'Diaraea do Ions les papiUons qai I» avaient fournii'. Joinif! It n>ii\ àe tms olHervntioiw ant^ricunis. cm rjtiulltls donnnil A déciOi Jr décrrnrr m frU dt jooa foriitl J-Aairichr i cilM fui lurn riuai ir Jreourrtr un rtmide fut priirrvatif ttneita, J tatt ttpjiliaaion générale, et ea- pmt/B d'empAher la tïBuitie. maladie rptdfmiqpe livtllant acIheHement jnr le *tr A «Ke^Ibimb,., Von}, (PnblinitlHi <1b CoiihIiI e«nifi>l d'AuIrieht, k Fiili. ilU».] 1,.V KI.VCIIKIIIK. ues Hion.Wi/fluo ou acs iimrm-JRirs, lai ueui-eice ton ue me servir u une ctiiri'iisiuii viiiEitiirK nom m cii^iiiiiiiuii iiuiiiiii ]]i!u J iiii^ii vuriiiiiUK. aaia CBia imporio peu. i. i'ai sur la reaiiie ue i exiaience d une maladie, irès-dn- Imcie uo d'Ile iWf rauinailrc, dm vers qui vont bientôt se mellri' en niiii', oliiTii^s .i lj 1ùl|h', i l iiif iiu' j nombre ne man|;i'nt pas. ou à ptiou, ot conservenl y\us ou niulns, {uiur ce motif, ta Icinlu rouillie que postent les ter» bons ou mauvais, au sortir de ta quatrième mue. 3° Un certain nombre do vers se nourrissenl cenvRnaUenKQl, deiïcnnenl chaque jour de |>liis en plus gros, lilandiissent... Ce sont les moint aiauvais parmi les vers (le la chamlirie, ceux qui ont au moindre degré subi l'inHuence du nuuvais élal des pa|Hllom producleurs de ta graine, ou les mains atteints _ par la contagion au vusloagodes vp" ~' ■""■'"■-i- M.M.ADtK [)ES VERS A SOIE. Il faite i la peau rst laiMux au licudClcc limpide, lant il est cliugcdci idIm. la le grand nombre des ladwB eai une conedquencc da i inien- la nuMia de» corpniculea. naonram. quii lerait isniB d uiiusor cette |Taine. si eda riaii njcc!«aiit peur r^ikiérer le raconila rendre atssi aaino au au temps ds la prosp^nt □es iduaiiiDiis. Deux fducaiions succcAsu'os. avec lo tueur «(■ ^Miion ai- paoïuon»: une i ai imimue, cenuuiraieni surcnieni a ce reduiiai. f'L'^u >[i^ .il'H'iM'i' :iii'r, les \'ers cepaulcs de monier a a Liriin ri'. iinL~ II', 1 liiii,- f.Taitiii riicorc tous oorpuaeuieia ou nresquo iniiy. Il t .mr.Mi -l'iiii'ijii'iLi ii<"- niiti>ri'iicua uani répoqua a laaunie m oorpus- JQ n aurais ii!i!i le inisir ne vous paner plus loiiguaniem oc la mgiaaio ucs eorpuseules en i envisageant a dauires pénodcs oe i Mucaiiun, m u insibuT t nouveau sur co au'il va d'alËaloire duns L euncn micrescopinue oes graines: Digilized by Coogle LA FI-ACHEHIE. Îj9 j sjouloiai EGulenienI, pour compléter ce qui pn^cédc, que si nousavionB ob- s«rv£ noire chanibrte malade depnla te moment de l'ido^n de la grsiiw, nous aurkma reconnu ï loules lea époques l'exiatence de vera relardaiairet plus ou moins carpusculMN. BaSa [ouïes les cbambrjM provenani de \» même gTBÏnp qui B Tnurni notre mauvaise cinnabrieioraientéealeincnifehoué. J'arrive mainlcnanl rus sympUmes ralérÏBUWdc la nouvvlh' mal^iilii' ■ r'i-il loiiiiruiji.il iiliji'L lie (i'ilc Ifllre. Si o'catàollB qu'il fiULl .lUrilmiT 1,1 ilr-liii[-- liou ili' t.i ( li.iiiilin',' général de celle-ci, au momfiii m'i i in'-iLi'- Lroriiri,-, --i-im Unii iiiitn' i\nr celui dont je viens di; piirlrc, il li'^ ili Ii'tith leniii que le* autn>s, rares vers morts trouïSs dans les lïlïÈres, pas UQ seul d entre eui noITnra de cdrpusculos i 1° Toutes les iniies, noiBRinieiit ta quatrième, se seront opérées avec un ciLioinljle parlait, si |h^u qiir lAliicaleiir connsi-er son métier: f Ij's |Ki|illIo»s iirodurlPiirs de la Kraiiifl il uii la chanibrm' er.t issuo au- salleapenl sur les bnndilk'i et v restent sans mouvement jusquu li^ur mort, ou Lien il.': tombent ;»3iidus et retenus seulement par quelques-unes de leurs ftusses pattes, couirae le montre la ligure de la page suivanU>. Dans ces po- sitions, ils Jevicnncnt mous en un temps plus ou moins long, qui est quel- quofuis tris-court, puis ils pournssenl en prenant une couleur noiro dans rinlervallo do vingt-quatre ou quarante-liuit heures. Leur corps n est plus alors qu'une sanie brun-noirltre. remplie ue \ dirions doni les preinierfl cint apparu dans les matières dont le cend inti .-iinMi.ui mumi ut ili' h innrt mm I on objcTvo par tentai? J i seulnesoracorpusculeux. iljdpl n | ou moins grand nombre ne montreront pas davanm;!e le mcjinun' tiirjni-j-iue, dêmiftre et convainonto preui-a que la mortalité de la clumbree n a eu aucun rapport direct aveo la maladie des coipuaculcs. SI maintenant nous conaultous tes nunuireux auteur!! qui ont ecrii sur itd LA FLACHERIE. grand nombre de vers de la mglgilie des mons-Jliui (i). Dana ce m, celle morts-flatt sotl faai, rt^btiun dlrciMi.'. absolument parlant, avec la mnladie des corpuscules, il se pourrait que des obsenaLions uili!iiauri« \ 'aa- si'nt (lablir cpte II fn^ncncc de la maladie des narts-flats i^i ilut à un nir^î- -.i le Idire iToire, c'est que les races IndiKiincs m'ont pt^^nté bien plus frc- * 4|i]r.'[]iJneirl qun les races japonaises des exemples de la malddic dont je parle. Uuant Bui causes plus procliaines de celle maladie l'i aui mnvens de la pi^ venir, coniroe «sa oxislonce indfpendanle de la ninlmtit ilrs airpiiscBlei no g'eU miniléStéB iiniai que dans mes t'tude^ n''cirs i pie j 'fiais tout occupé de IBBS BipMenccs sur la maladie mr/uitru/rutr, \ous eomprendrai fadlement que leur conmissance approfonilie m'échappe encore, Pourtanl, je enris quB la mkidie des luaiis-fius peut eire soit héréditaire, sait prodnilo par des eirnaiialuces survBineB acadenlelleinBnt duu l édnealion. Elleser^L héréditaire lorsqti on tnraii le tort de birs de la graine avec d» àtmbréee dont les vers oITreni. onre* m uuarrieme mue. une moriaiiu' mus ou immii de réclimnn, nui; nr. t-k::- | .i- .■n.-.r.- I.i.-n ,-..ir.|,!,. p.iuvnnl fon- Cello maladie si-r..il juti tient elle, prini;i|«lem,>nl «ns une grilno Inilut- pn iLmn1unitni<.itr ^Ih<- ^it-, ri «r-^. >rihi^ rtitili'pfiiddnco do» âeux nmlidwi n'trii est puBlolHBbialue. On |jcul initli- d*'^ ri1ncBtlDiifteicliJilnni«ilDUdnl«t de pvlnino oa eutnumncDt ■llomlet de QBoJidiJc. (Entra autm pnut», vn'r pir ««iipla ma ConniHioniurm^cDliDnidc iras,t.li,p. iBS.} ^ '''' MALADII^ DES VERS A SOIR. Eaii9 oitcmin^ : ai ewes smi plac&s sousics mis. u donc impoEsibiiiiÉ è un mouvcoienl de li de tea. ri l oo ouvre assia sonvenl la lénetre: nuis que le vsnl humide ei chaud, àit nmria. vienne ii souiller au mouieuideli monife. nenne peul|du9 obvier à I inconiénieni si gravo. qiir ic viens m siRnaier. ri's in uii^uritme mur aia.'. je uiSjiar- temcoldes PiTem^s-irri™!;!!!'.;. .>iijn intiun-Hiue i votre Kappotl sur le procédé Andri Jean : 1 l u :iir Min-i.iitiHLi riL R'nouvdé, comme si les vera étaient placés dane une liiMiiriiiiii ili' iiiT iiriiLi;., iiLii se rendent un compte ine\acl des princim'S ituécs lr*3-l)QS, si la maBoaneriB est au rei-do-chBiiBs(c, nene est trjs-éiovée comparativemeni k sa largeur. Ces ] poiDide vue phvsiquc, de veriiabies cheminées : le aoldl le* tniies (um iiu un lunuiciiieni (le i iiir un um en iiaul II laui eviiersuiaiKque possIMe, pniusi- 11. par hérédité ou par aflïibiiEemeni pro- im\MK ilfS •mrli'Jltas. surbqualla La pubiicauon de eetic loitrc produis» une vive ci nos deparlcmciiia sericicoics. I^s n'iiutals qu ulic Digilizedby Google m MALADIE DBS VBRS A SOIE. rmii-iuinii àfi i-duratnirs au sujet dp la llai-liiirii' m de sa inaU lifriiri'iisr înllui'iiri; ûlaïnit si vrais, que ]«'autIHtr<-. U (larlK iit- .^l.-iil si'lili' n'cimilalil.., .-l, jiis(|i.o dall* ct-a dcriiiiTs Icitips, sous l'i'iji|iiru de cts npinimis l'rroïK-ts, im a vu soutenir les pi cipniitiniis lus plus lilraiigrs toudiaiit la maladie dus (;orpuM-iili:s rju jR'liriiii;. Un ini^cciu du Lyon alla jusqu'à pré- tendru qu'une graitic renfermant qualrc-vingtit reuft corpnsculoux sur œnt avait donné une K-roltc spkndîdc (t). l-i-- .iiLiiiii. iMr nlip^ii.'!., drpuis Olivier de Serres jusqu'ù M. (.jii'iialia, uni ili'cril un grand nooibro d'adcetions dont ou trouve Ib nomenclatiu^: complÈtu dans dîvcn Ouvrages, notam- ment dans les Ëludci de M. do Quatrcfagcs, qui a reproduit la liste dnniii''e par M. Comalia dans s.t ^IniiDgrapliic: du >cr A snic, pnMin'.-i 'Milan ,^r,G. LA KI.ACilElUE. aâS les ii'i's ;'i siiii'. ( jî sont la jrajscrie, la muscardine, la fâcherie et la pébrine. Toiilts los autros ini; paraissuiit niiitrcr tiaiis cel)cs-ci. l,'apuphxie,Vhydropi>ie, Valraphit, Vélisie,]attignmt,'lcapastu,}c» arpiaas, ]>i^i]t-i>irc' uit'tiic les luctlles, ne suiit que des fomiRs de la flaclicric ou do la («■lii iiip (ij. J'ai déjà fail ohsiTver que lo mus- cardini: li'iiitt'rvii iiL jras du toul dan* lu fliiau; la ({rassorio est tu qu'elles toujours oU', ]iliitiiidiiiiiiiueo qu'accrue. Je regarde donc comme certain que les dcïsastres de la afiincullurc doivent ftrc Btirîbués uniquement à dcuxmaladio, la pébrîuc et la flaclicrîc. Elles eomposcnt tout le mal, et il n'est amvi^ trèMBrciacnt, «oit dans ma iuagnaiu:riu '■■ipi -ri mentale, soit dans les magnaneries iLil,'^.(:iiKluusKrai.-.j^M..u.,r,^i,i,,i!deioirde6iliainljreesalt.:iutes de uiusrai'diue, .1 uu<' l'ois ^.'uleiiieut j'ai vu la jjrasserie détruire une dducation. Aujourd'Lui, comme autrefois, on reneontro umce aouvcnt de» vers grai su moment de la momâ; à h bruyère, mais la perte qui en nSsnlto est, on général, do pou d'importance. Ilot même des ^ucateurs qui ne voient pai, lani quelque satisfac^on, la grasieric ifvir à un iaibic degré dans leurs chambrées, préten- dant que celte circonilaucc est une garantie de bonne rtoille. (I) coniubpiii ta uilidia da courli. feu il iwauiM dH «mpla iHli» JiDi^ Je n'ii eu FocouloD de voir pdrir une chiinbiéc etKJin toiu csilo rvrBuh m CHAPITRE II. brilianU dans leur iiiiuricurj a? aao monade it monvumauis ra- pides: 3"lu bactcrium-tcnno, ou nn vibrion irii-ifnu qui lui res- scnililc ; 4° furnwnt eu clupcicis di: pclits grniiiB, pareil d'as- |ic:rt à ciTlaîlls fcrniCUIS orglItîaL's, tjui' j'ai rc'iir cjiitiTS iiiniiilc^s l'ois ihii' mes rcchcrdiCB BUT les fcrmriitatijjiis. (Às pi Dclui lions siilil ii'Uilii's, dan* le ni6uiC ver, d'aulnvi liii* nu minus sépa- n-os. Cclk qui oHifr I.- plus d'intérfl, rst < •■ frrdu iii ni .:liapiiluL^ llc\ib]us, di; ilriix. (rni^, i|ii,ilri', tiiH|,.... ((raiiis, splii'riipiL's ou un tant suit jich plus ii.ufjs (pc laryi^s. cl c[ur!qu(:li>is li.'j;ùri:iiiciil lîtraiigU-a, à la iiiaiiirii' du myrodenaa a<:eli uaissaiil. Ci' fci im'iit, ou uiiu iiiuductloii Iniili' si'iiiMnlilc, l'St rrdt en i;i"iins. I..» ujPMiri' ainsi faite, iiE ni'onl jamais iiiontn'- d'orgariisniKs suit paruils au prcïédcnt, soitd'uiic autre nature. Ouiiu peut douter que 1b présence de ces ferniimLs auînial<\ et ïéj^laiiv n'altère profondcmenl les fonctions Digilized by Google Digilizedby Google (ligL's[ivc5,ol cjuclaiiiurliio suit Iwiiilurllcini'iil la tmisûqucufe du dôviioppcmcui de vcsftrcs microscopiques. Si les fonclioiu de nu- trition cuit uni; importance de premier ordre elles tons Ici ani- maux, leur parfaite régularité doit Ëlrc surtuut nécessaire dans un animal dout le poids, dans riiiturtulli' de trente à (rcnte- einq jours d'existence, devient huit à itiiJJe fois plus grand qu'il n'était à sa naissanci'. En jetant les ycu\ sur la plancliir li-i-unti e, ou ni i a li'.ippé de la rapidité d'ace i iiisseincnt de voluinir et de poids du à suie dans lin temps Iri's-eonrl. Cette plaucitc représcnLi', dans sa gran- deur naturelle, un ver de race indigène à l'érlosiuu et aux époques de ses quatre premières mues (i). Tandis que le poids du ver à l'é- clnsion est compris entre et i millï|^mmc, il est des vers qui pèsent, à la fin de leur vie, i l'état de larve, 6, 7 et 8 grammes et Lorsi]u'un péiiËtre datistute magnanerie dont les vers périuent (le la flacherie, on perçoit une odeur aigre, dés«grcable, due aux aeiiles gras volatils qttï 9e dégagent des vers malades, addcs for- mes précisément par la fermentation des nuticres eonliïuuGS dans le canal intestinal (a). Otto ëdttc«Uon d'tine centaine de vers seu- lement, atteint! de fliicheric, suffit pour répandre autour du pa- nier qui la coulient tue odeur très-prononcée, surtout si l'un flaire de prés la litière, et alors iniVinc qu'on éloigne sans rviâ^r idus les vers au moment de leur niurt. eiiTonstaiiit.' ipii deiuijnLri' ii.iiit,-. Pour se convaincre que, dans les cas de llaelierie, la mort est duc csscuûi'llemcnt a une altération des fonctions digeatives 4i8 MAT.ADIK DES VI;11S .1 M.llh, V,-M des iiialH-ivs nnitL'im<^s djns h ranaE intestinal <1 os' vers n.alades, avn: .rlul que préseiiK: la [rMh <\v. nu'ii'irr triliirre <'l abandonnât- k ollo-inf inc, dans un vaSL- plus ou moins bien cbs, à In tcmpcraturu ili» mois de mai cl du juin. On ruconnait alors, ricilomenl, que dam les vers fiait, lo canal intestinal sa comporte n la manière d'un tube lait de matière miniîrale, de verre, par Vïcuiptc, où on aurait introduit de la fcuillcr di.' ruùrtor broyée. De part .1 d'iiul.r, <■,: «>ul Irs nièiiics oi(;anismes; dr |.:,rl ri ment de goi, uu plus ou moins gmiide abondance. Parfois, lors- qu'on ouvre un ver atteint de llaclicric, «ins endommager les tu- niques du tnlx! ^gcttif, on voit sons l'enveloppe distondne et trailsluride du rc lube, se: rasscmblc^r i-nniinûi lient de pelili's bldies de y;!/, ,,ol s'éh'ii iit. ,ninn,o ,.ll,., rrniiriit du f.nn! d'un riétiis di* vibrions qui! l'un rencontre dans le eanal inleslinal des vers malades de la ilaclierie : a, à&Tu de feuille, Iracliécs, etc.; e, d, e, f, chaîne de vibrions ; les lignes ponctuées simu- semblent asscic à des uorpusculi» de (lébrine. IjCS dirysalidcs mortes dans leurs eoeons, noires, poui-rie^, donnant lieu à ce qu'on appcUu des cocons fondus, sont ordinai- rement remplies de vibrions immobiles, ou réduits à ecs espèecs de kystes, i;, A, k,... semblables anx corpuscules de pfbrînc. IiCi vibrions sont rares dans les chrysalides et les papillons vivants. Leur présence est au contraire' extrêmement fréquente dans les vers atteints de flaekcric. On peut même dire qu'elle n'y fait pour ainsi dire jamais défant, quand c'estaons la forme de chenille qu'ils meurent de cette udadie. Lorsque les vibrions Ûiçjtitzed by Co Dlgliizod by Goojjle ' LA FLACHEHtE. itii:rr.s ilii rRiial iiili^stîiial, les Imii-lîoii lim' (irgaiiicjiir iiim lc : tllrs ])OiirriMc iii ol si: [«rlonsiil sons l'action dus vibrions qui so répandent alors dan» tout le corpa de l'iascclc, lequel noirdl progreuîvement. La planche d-a^s représente en G nn ver mort de natlicric, diiiit la mort Jtait lui -111 l'allie, sa peau sf plisse; c'i'Sl eu que repriViilP l.i li[;iiriiiKlaiicr plus on moins grande de pareils cocons i>i-i llr riiidin' d'iiiT.' éiliicalioii qui a l'ii; alteiiitn de la maladie des 11 mit '-il [Ils, h moins que la grasscric, ce qui arrive quelque- fois, n'ait clé cause de ta pri''seiicc des fondus. J'ai dit que les vibrions pouvaient exister dans les dirysalidus, Cl m6mc dans les papillons. Celte circonstance s'explique aïs^ ment ; que les liUrioiis commencent à se montrer dans le canal périr le ver avant qu'il devienne chrysalide. Par la même rai- son on conçoit que dans ces conditions, la mort de la chrysa- lide puisse ftrc retardée plus on moins, et que le papillon lui- même puisse se former : ee cas se présentera lorsque la midtlplt- cation des vibrions aura été suffisamment lente, et telle est l'explication de la présence possible des vibrions jusque daus le Ï30 MALADIE t)ES VEHS A SOIE. pat>m<>i] h). Mik, II- n-|>f>lo, dans cas rs s» Iriuhiit daiiM-r ras par un ('(al lauBuissaiit, jiaruiir graiiiiiî lenteur de mouvements lorsqu'ils monlcnl sur la brujèrc, ou qu'ils iDiiimenccnt à lîlcr leur «uc. Néanmoins ils peuvent faire leurs cocons, sn transformer en chrysalides, relles-H en pa- fulloHSCtccs papilliiits avilir le phif M as)K-i'1, dcmorialitc sensilile rlira les i i;rs ; mais l'élal drs . lirysaîides rt inlrabl», «•ènnt it prendra de li nourriture, et li norultll leia iBMIiael de M Teim ialt mnpil du ftollle et dliUndn pi L'ammen inUinwMptqDe ne décAluLt pt» tnee da Tlbriem, miïi uee diice du femeul ta lïipglele de (nlni. Eu indunt 1i pcm det inleiMnal urlalt eu bvarnlFb, ri l'on loyalt H miemhlcr mu» !■ I ptrente de petit» bullat de Qqt prddnttn par la rernen Digilizefl Dy Google LA PLACflBRlE. m des jtapillons laisse beaucoup a désirer sous le rapport d'une cliaini:, par uoe jKvdispcuilton plus ou molus proiiDuci'c à lu fiaclicrio, el plus ou moins diffirilc à guénr par dvs soins lijgiû- niques. altcntivc des vers lorsi^u'ils montent à la bnijèrc. l'ont i^iiu- caleur un peu exercé qui a le seiilinicnt de la vi^jtitur pni|>n- anx lions vers à l'époque de la montée n'atu-a pus liesoiii de recou- rir au microscope, pour s'assurer de l'élal maladif de sa cliambrév. La monlie est leiilc, elle dure plaricun jour», les vers rosluut des lii'urcs entières immobiles inr les brindilles, dont ils garnissent qudqucibis le pied comme s'ils lii'sïtairnt à aller plus avant. C'est alors que nos \ icii\ iiMfiiiriiiii i s Iniibrlint df l'i rii cii':. iln de plusieurs degrés la li^uijuT il un' dr l.i uni- iiiiin j-li-, .lijii ili- i-.i- nimcrles vers, car alors le mna- tancc nuisiblo peut cntralucr la perte de la cliaudiréu Ce serait une grande imprudence que de faire de la graine avec les pajûl- lons d'une éducation qui a présenté rc!s sympliimi-s h un dcgn; plus ou moins niar([m''. i|ne!lc qijpfïit il'alllriirs sa rcnsî^ilc, coninie complélcnioil laisséi' dei Vili' jiar l'éducateur qni oc pn iid conseil, à l'ordinaire, que de l'abondaiin; de la récolte; ou de In licauti't nage! Bien plus il fait graincr le plus souvent des cocons qu'il n'a point obtenus lui-mùmc, et l'année suivante il s'élunnc du voir la flachcric décimer ses éducations; alors il accuse la mala- die, sa mjsiéricusc influence, et demande de« remèdes n des S3Î SUr.ADlE DES VERS A SOIE. malailiirs cjur jiur m-gllgoiici; il a fait naitrc, en prcnatil pour reproducteur di's papillons allàililis. 5i j'ëtiis ËDUc^TEum de VKBS qUB lE h'âUBIIS tXI tUSERVËB k KAIKTBS REPRISES, DlNt LES à-dirc lour agililu au munu'iil dp fili:i- Iriii- suie. Siti lv.-hius di: prcstcisc à la Lniyùrf, sims olli irdc nnii i.iliii: piii- la ll.ii litrii; sur IV[;il i\<-> iit> destinés ;'i la reproduction n'ont pu asuir lii^ii. cniniin di M' n nv ij^zu'i- sur la qualité des cocons pour gr.iïni'. >i«L. Il' i i ili' l.i ]iiï-dîs- posi^on possible A la llachuric pur liéroditi'!' \>iins i-r nu, il im- porte de ne livrer au graiiiage ipie dus iiiicmis dunt 1rs i ltrysalides auront êlé i^ludiécs au microscope, et qui ne préscntcraiic pas le furmculen cliapclrts île grains dotil j'ai j)arlé préctUlc minent (ou des lilirioiis;. car il ist Purilc de rcrounakre que 1 état languissant dus \rr-> -u: I iii'iii de l.i iiiontL'C est précisément dfk à ce que les drriiii rr.s ]>i>i liiiiis di Iriiille ingérée fermentent dans le eanal Cri i'\.iriii'ii iijii'riisr{>pi(|iii! n'iiltrc pas de difficulté sérieuse; il ne d™i;iiidi- qu'un |icii d'r^^rri icr. La phill. lic rcprésculr : A une cbrysalide vue de dus, C une chrysalide vue du cùté de l'abdomou, D et E dos clirjsalidcs ouvertes de manière à mettre à nu les orgaiiia in ternes. nlta Enina, bien qnn, juiqulcl, Jfl n'jltQ pu An motlft mbmi ào cnln qufl la nulitrla par WrMIM lil d'uslKi cia«ii qus nir« qai jlndlqu. Digilizefl Dy Google Digilizefl By Gpogle Digllized by Google Digilized Dy Google LA FLACHERIE. S33 ra]iiM>rt A ce <]u'il lilaït dans la larvf, olVn; .■ss.TitipIlcniciit sur son Lroublé par uau poussiùre de sds uriquts, peu soliJJus dans l'eau, maïs solublcs dans les arides et les alealis. Voicî la marclic à suivre pour s'assurer di' la prési-in'c ou d<.,„■ l-..ur[i„v |M, -,,,11, ■. irLn.^p.r- ilt'cuiiixv. la parui dirtliur.ix, lîi', ipil réunlasaît les dcus poches p. et p. C, a été r^upcc p:ir lus ci- seau:;. La jhicIk' sl(im Irji^iiii'iilt ([ui Miiit examinés à loisir. La liessiecatioii ne iiuil p.ii ;i nue élude microscopique ultérieure. D'ailleurs ce eiiiiteiiu des puclii:s sti>tnacales,du nature plus ou moins résineuse, est imputrescible, de telle sorte que les constructeurs de microscopes pourront facilement, s'il s le veulent, 334 JIALADIB DES VERS A. SOIB. fournir de cclW. maliùiv avt'ii ou sans fci'incnt pour int<:c', i''po<|ui' à lai]ui'll.; [.: coiiK'un a pris nii.r cnnsislaui r pins ^L-rlm^ CAl.:-.i vsl nislnol.li.-, |)arli<:nliùr<;m<-ul dans la i-as dn Ijoiinu sunlé di-s i^lii^salidos 01 d' absence du pi^it ■ ferment. Les planche» ci-après rcpréaimicnl ce ferment, »cs Ji- mcnaioDs cl son aspect au grossissement de 4do diamètres. 11 eat'as9o. I.i's niatiorcsy sont plus alioii(l,iii!i>i i lli ■■. mit ii'liiii- iiTiliiii'E' limitée, et ultérieure- ment lc!s di'jerliim.s di's papillons, an lii:a d'étrc incolores ou d'une couleur jaune paille, ou légÉrcmcnt oraiigiîc, sont d'nngm ou d'un brun noirâtre, et très-tachantcs pour les linges qui ser- vent an ^ainagc. Aussi, quand on a pris l'Iiabilude di's (il>scrva- tions dont ii'iiis ii^u'iiis <\r pnrlrr. il amvi' soovi'rit f|iii- l'aspert, avoir n laisser éclore les toeons il à Inroi' li'S papillons .lu i^rai- nagc. Les maladies humaines ollii^nt, inainis rxi'tiiplcs d'alibi:tions cutaniîeB qui sont ou eorrcspondaneu n'iiil notamment fausses pattes. La fi^'ui i: A <[<• In [iImni Ili-. p. >^ci. n'pr(;'>ruti' un ver cheï leqniil la coidni, sur la iialiire de la ll.i.hrri.-, ont élé eonununïqui'es par inoi au Comiee apicole d'Alaïs, dans sa séance du i"juin 1868, développées ot compldtâcs dans mon Rapport an hnnisiro de l'Agriculture, publié au mois d'août de lambine année. 'Eilei ont élé prûeisécsdc nouveau dans ma lettre h M. Damas, datée d'Alais le m mai iSGg. Depuis lors, M. le D' E. Versou a pulilié, à la date du T 5 août 1869, un jMi'moii'e intitulé : Éluda sur la pathirie da Vtrr à toit. Mémoire inséré dans le journal sérieicolc du W Ha- liirlandl. M. ViTSiiii éLiiilît itne relation entre la flachcrîo et une lorniaticni snrai>i>ndanl<' di's cristaux dans les tubes de Malpighi, qu'il di-sisin', a\i-f qm^lcpics naturalistes, du nom de canaux «ri- nairei. « On a vainement clierclié jusqu'ieî, dit cet Auteur, uns cause matérielle h laquelle on pût attribuer la deslinicUon dus éducations en apparence les plus belles. » Puis, après avoir rap- Digilizea By Google 13S UALADIB DES VBRS X SOIE. pclc brièvement mes deniicres olisirvations, Sf. Vcrjon ajoiili- ; lo|,|.,m„,,,kM,.,,,.„,.l.Ji,(,). . ' criliqucs ilc sou collabora Icrur. A[in''!i atnirrû.'unii; k's jinliils prin- cipaux du ma Commuitîcaiion à l'Académie des Sciences, en dair du 3 1 mai 1 869, lu savant dîrcdmtr de l'Institut de GoritE coii- jeelure ijui: « li's vilirîoiis n le rerment i^n rliapJct iiit snnl pas pas pourquoi li .s uns sont sî^ii; de liai:luTie dans les vn s, quanil Irs anlri's sont ,Ui,s 1rs rlirysalia.'s .'1 Ira papillon.-. M. Pasteur ne pai'lr pas ,!u tout clo < ararli:;i e auipu-l le D' Ver.u>n rr<-onnail la lladicrie, et c'is flals(.).. ^ Dans lin autre arlicio faisant suite au pr,Vrd..t.l, ou lit I.-.^ pas- de vibrions dans le sanj; des >el's est un signe que la llaelieri'r existe; nous en lioutoiis. liicii avant qu'on trouve dans le sang des gcrmCs do vibrions et des vibrions, la llattlicrie est accusée par la quantité anormale d<'s erislaux. I.a formation de ci!s derniers est la cou.s.'qocnre d'un Iraul.lo d.it.s la iiuti llim, ,1 l'Ms..imilation. □ igilized by Google LA FLACHERIB, ÎB7 iilj sur valions. Il parait uriiiru que ju i^oiisulu la ilacliiTii' par la prôscncc dus vibrions dans lu sang des vurs a soiuj cl que c'ost dam le lang quu los vibrions prconunt nBiisancu. M. llabcrlandt oublie on cela l'idiîc fondaniuiitale que j'ai oxjioséu, ]tt)ur \a pro- mièri; fois, daii> 1i>:i dii i-juiu iSljH, :^ saioir : qm-la Hadir- .lu miii i.1- qui r.-ii,plil 'lu rai.al li.lu^lii.al du i un ; qu,> uullu fi'i-- itirutatiim <'st produit.: par dix i s ..v^iuihim-s, <-riLru aiiires, lu» vibrions, ul cpu ouuvri, par tmi.ùqurui, su fi.rmuul à l'iuK-riuur iK"i' ei>nsi'qiii>Tiur dti limildi; proroild qui r&ultc de la funiiuiilaliou drjiil il s'ayil. ,lr le uiiiii- parc à l'altération de la strutturo ut de la eonsistaiico Jus tuni- ques glandulcuics du l'intestin. Non-aculuincot les cristaux sont un ûlémont normal des tubes de Malpighi, mais la sécrétion propre n ces derniers parait avoir, ara MALADIE DES VERS A SOIE. en outre, un rùle pliysiolog!quc dans uni: dus fuiictiom ussen- l\dU:, de la vif de l-iiiMxtc, la mue. La |,oiissi,-r<- farineuse , qui contre dans ees IuLil,, Cel rllel esl dù. sans mû d..ule' à la eris- tillisntiou subite, au i oiitui l iji- l'air, du lii|iiidi: qui se troum entre l'ancicnite pi-aii et ia tujuii'IU', et qui sert au {•lisscmcul de cca deux cnvelopiM's l'uiiu sur l'aiitie La plandie ei-joïnte reprtiscnte, sous deux grsiiduui's Uillerenteâ, les eristaux dont il ■'agit, pris à 11 lurriGC de la peau après les mues, en latanl le ver dans un verre du montre arec quelques gouttes d'eau. U est naturel qu'un £m morbide déteriuitié, ciraelërisé par une lermunlation onnrmale de la iiaurrilurc de la larve, amène des niodilicatious dans la aéerétiuli des tubes du iVlalpiglii. Le vi' brion est toujours une produi;tiun anonuale dans le canal digestif du ver à soie. En d'auim tcrmvi, u préscDcc constitue une ma- ladia quel que wit lu nom qti'oa.lui donne. Lorsqnc je jinnid» des vers très-uius et quo ju leur conununi- que la ilachcric eu iiilroduîsant des vibrions nou dans leur sang, mai« dans li:s iiiatièi i's de Irur Uibi; dij;eslif, ei qu'ils proviiqui'nl rapporter la tause et l'oi'igiiic première du mal aa\ \ ibrions et à la fèiincntaliou qu'ils dcturmiuuutt' M. Haborlandt, il est vrai, prcleud que la maladie qno je com- munique aux vers |iar ce genre d'expiîricnce, n'est pas la flaelie- rie. Mais qu'est-ce done ;' Je priisunie que M. Ilaberlandl n'aura • Lanqae l'iDdtriHS |»u, diMI, ot Rjéricuoca. C'est bien la Hachcrîe puisquVUc on J'aurais l'iirore buaucoup à dira sur les arlirlo aiiMjiiolN jr ii-- qixi i-oiitcriieiit la maladie dos niorts-llats. ,Vii sin jiliis, nous iTissioii plus approlbiiJio soraït ou oo uiiiiutiil supi'i'iluc. C'est à l'oNju-rirnio ol à l'iilisiTvalÏDu do pruucuutr ou di^ruiiT ri ssiu t. Pour mo!, j'ai la oonGant-o quu les habilos ubservatours do la sta- tion de Goriu partageront mes opinions au sujet de la llachcrù.', lorsqu'ils auront reproduit les cxpérieDcci qui me les ont aug» giïnîos. A l'oc asLi.n d.'> rÔMih,H, ...i-s n'oKorohcs sur la i.aturo ilu do pricHÎtr. qui a ihi- iusi'ii-i' éiu\ Cumples rendus de lAcadimie da Sciences, pour la st-auoo du l 'i juiu Collo i^-otauiatïou c*t Mai fondcmcut. Mai^cmièrc Communicatiuii rvlativcà la ilackeriu te trouve dans le numéro dos Complet renâut de l'Afadémk dei Seientei du 3 jiiiu 1867; ollo avait étô anuoiiciio à M. Duiij»s daiis ma lotire du 3ii a»rïl tgali-iuciit iusOii'c dans los Coinplei rendus de l 'Aca- démie. CcUi: Note du 3 juin, ijiio j'ai nqinjdtiilo [o\tuoIlouicut au S II du aiapitrt- prooiîdoiiK dô. rit do la mauiôri: la plus précise les caraetùrei ci:lériours do la lualadio dos uiurls-ilats. J'j- démontrc, en outre, que cette uialadio osl iiidi-poiuliiiito (\r. \ii pô- bi^uc ou maladie dus vorpustutos, fait d'une graiidu iui)H>rlatji:o, et entièrement ignoré avant mes rccUurclies. C'i'Iail la prouve que deux maladies diilinctcs, e\ij[Oant deux ordres de travaux el de mojens pitiienlifs, se parlageaicnt les désastres Betucls de la sérieiculturo. En 186H, j'ai pr.»iio, d'auLro pait, qui- la lla.Loi ii- olail lau- tùt hérL'dilairo, dans certains ras quo j'ai déloniiin.'s, lalKùt uo- oiileutolloi ouliu j*ai d.'oouMxt dau.' ooltc nioiiie auitiV iHGS, dans le canal Intestinal dos vers et des olirvsaliJcs , le petit fer- ment en chapelets de grains, [louv'aut servir de témoin de la ma- ladie, et propre 11 faîrc écarter daus les graiuages les coeons qui Digilizefl Dy Google 340 UALADIE DES VERS A SOIE. ilonnL'raîciit lieu i une gninc i)liit> ou inùiiis pn:(li»posi''C à la fla- r)i('ric par lii-réditi;. (.^'l'si pii.'iirriourcmnit l'i ma Communication ilu 3 juin 1967 uni: M. lï('t-)iamp apsrtij, pourln première fois, . Ji> laissa à M. Mi-- ebamp la complclo priorilé dvcrs faits. llFeii plus, il npm'a jamais été possible de me ibrmcr 11111^ iilro di' r.i: (jui: M Aut(;ur appelle ]cM microzymai de la llaclier ii'. ii: pressens biimquvces priitciidus miiT'i/vi'ias di' U llaeliiTic' c'taiiL, pimr M. Tk'i'liaiiip, dos granu- l.ilioiis iiiïi niM-cipli|ii( 'i, 1 !■ ■iinniit dc'îirurail qu'on pùl les eon- fuiidi i' an i- le p< til l'i inii lit on 1 liapiJcU de grains que j'ai décHt dans ma i>oln du i"juiii itltiS, i\otclucparmoî,à la séauccde ce jourdu Comice agricole d'Alaia, auquel cm seulement u râJa- mation aurait une apparence de fondement; mais celte prétention est eompliitemiriit Inadmissible, car il faudrait évidemment, pour lappujer, que M. Ik^eli^p pi'il ('lablir qiu' le petit f,ri,>ri,l dont mille. cn™Hic(/(i.'Hct, dia surfaire de< :-its maliidcdc ltni-hcrk,dans hunninsu^'lduinltiirumfi. » Or jc soiitlciiMpu- jÉNiiais le llrment ou de la eliry^aLe aulrei, que le ralial iiiteslinal. ' Lorsque j'eus démontré l'enislenee du earattère lii'rédilaire de iiles {micro/.yinas) qui remplissent les tissus du papillon, passent dans les wuls; de là, l'Iiérédité du mal. Cette théorie est tout imaginaire; je n'ai jamais rencontré dans les nuls atteints de lla- clieriedes granidations mobîlei anormales, dont les isufx sains seraient priici. LA FLACUERIB. CHAPITRE m. «CBURBU. La maladie des moi'l»-llals cxl lrt»-souvi;iil acciduiitvllc. Une: trop grande accumulation dus vers aux divers iges de l'insecte, nne trop grande élévation de tcmpùralurc au moment des inuea; la suppression de la transpiration par les efluls duvcnlquc, dans le Midi, on appelle marin, ou par uo défaut prolongé d'aération; un temps orageux qui prédispose les matières organiques à la fer- mentation, l'cmplin d'une feuille échaulTée et mal aérée, souvent même un simple choDgcniant subit dans la nature de la feuille qui sm dr! nourrilurc auï vers, une feuille irès-dure succédant il uni- fi^iiilTi' plus iiif;i'.'lîu', une feuille mouillée, surtout par Uu liuiiiii^iul 'III ji.ij 1,1 j' i.i'i' ilii matin ou du soir, qui accumule d'air, voilà aulaiil dt caincs propres i développer la maladie des morts-Uats. Parmi ces eauscs il en est dont les funestes oficts s'accusent dans l'intervalle de vïugt-quabv heures. D'autres ne font qu'affaiblir les vers, souvent à l'insu de l'éducateur, qui ac ti ouïc fnn c'tdiiiii', plus tard, de voir sa clmmLrée dccîmée pÉir lii il^ii lu i li' s.iii" l'iiiiimis d'imprudenee apparu ii le l'i la veille ^Uj lils,l^l]'l^ .M.iis \-t faoEL' a i'\Lstè longtemps auparavant ; c est <|lli se traduit plus tard par la llaelieric. L'hahitudu de laillor les mûriers cliaquc année, comme on le fait généralement dans tout le midi de la France, pourrait bien contribuer également k mul- tiplier les ravages de cette maladie. On sait combien est luxu- Les ,ers ne péris- mi all'aiblissemeut Digilizefl Dy Google 2ta HA.LAD1E OBS VERS A SOIE. rianic- la végûtalion des mùriors qui subissent cliaqui! ann^u Inilli^s depuis plusiturs nmii'i's, mi ili s im'ij'ii-rs liits saïuagtms, asaiirerait la rttvllc, l'utaj^e ifr la Iniiillc! rli^ iiiûrirr Laillr pciu faire iHfrir Irs ïcïrs au plcJ de ta liniycri' (i). Le luDLif de la pnifcrcncc donnée par les ûducatuurs aux uiù- ricrs taillés sur ceux qui ne le sont pas tient uniquement à ce que les premiers produisent plus do fouilles que les seconds ut surtout que la récolle de cttie feuille est beaucoup plus facile : a tandis qu'un liomme suflit poiu' arracher toute la Icuilic néces- saire, le cinquii-tne jnur du cli:riiier âge, k l'alîmcnlation des vers devant produire luo kilogrammes de eoeons, avec des arbres grelTi^-s et bien taillés, il faut jusqu'à quatre ouvriers pour les arbres buissonneux et sauvages (a), ii En temps d'épizootic il y aurait probablement intérêt ponr l'éducateur 1 abandonner plus ou moins l'usage de la taille annuelle des mûriers. C'ot égale- ment une pratique prudrtiii? ilc ri ndri' h-s l'ducations aussi pré- coces que possible, aGnqiir, si' Iniuv.^ni iiTJiiiiiéng avant l'époqnc dos grandes clialcurs, la fi'iiilli- »>ù plus y iwu cl plus digestivc au moment du demi^ i^i^ di s ti'i'f> (3). led û/ Google LA FLACHEItlE. 2U Il esldigno de remarque que, au Icinps de Henri IV, cc:s priii- dpcs étaient déjà connus pour la plupart ; uut oliscrvatioii iiiltl- tigcntc les avait enseignés. On sait avec quel zùlc Henri 1\' s'occupa de l'industrie de U soie. En iôp7, et dans les années suivantes, le valet de chambre du Roi, le sieur LaltiéDlas, dev int, sotu l'inapîratiou de son maitro , l'ipAtro zéM de la cidturu dn mûrier. Pour le récompenser, le rcù l'anoblit et le nomma contrôleur du conimcrcc en France et des plants de mûrier. En 1 6a4, Laltéinas pulilia un Ouvrage de»tiiié à cvahcr les ,iv.iii- lapcs de b eidiiire du mi'irier dans le eeiitro el le nord de- 1» l-iail. r. On y Iroiue 1rs passages suiv^ints : Pour bien élever les vers À sole il ne faut que soins, dili- gente ellieuK propres; car autant ils deineurent deux uiiiis, loin- di\-si'pt semaines à faire lesditcs soies qui se devraient fain^ iTi si\ (semaines), ce qui cause la venue des grandes chaleurs et fait endurcir les feuilles, ce qui fait perdre courage et mourir lesdits ■ Faut noter que lesdits vers sont des espèces de chenilles que rhacnn voit niourlr [lar les grandes ilialciirs et [iluies : ainsi font lesdits vers, et même s'ils mangent de la feiiillr- mouillée ils viennent malades et meurent, ils ne smil pus .'M'inpt. dnitili s maladies en Italie, en Languedor comme ailleurs, et qiielqnel<>îs les trop grandes chaleurs leur engendrent des maladies qui livi fimt tous mojirir, ou par des vents marins qu'il* appellent ttnU du Midi, qui sont là [Jut'ficbcux qu'ils ne lont en l-ïancc. n Lafférons dit encore « qu'en i6o3, à Paris, Orléans, Tour» et bLrJ étnkn! morts. ,v qui a dmine, dit-il', le sujet de faire courir le Du.-, bruit que ledinialdr i'railr.. m- l.'ilr était pas propre(t}. La preuve eertaine di: les nourrir a été faîte à Paris, au fauboui^ (i) CosnR u Gii?jULiiri odïngB tdM, p. g3. Il Ici dn njmiiiB da Fniiu propnueBl dit ta Icnpi ile Rcnri iV, ImiiisI Dif «omprgniU pu la plupart de» protlutt* dd Midi. □ igilized by Google 341 MALADIE DES VEK8 A SOIE. Saia [-Honoré, un Diôlcl de Hft/, qui les avait fait édorc quîuEc jours auparavant les mures, et pai- iriojr^ii sont vtuus !i profit. .8^i^ros dyoi<. (!). >. ^ ^ irûs des sages avis du ralul de chambre de Henri IV. Les circoilstanccs daus lesquelles la maladie des morti-Hals est accidcntulle tout assez frdqucntcs pour qae la plupart des i^ucatciu^ aient mû en duute l'opinion que j'ai soutentie le pre- mier, en 1SG8, sur le caractère lidréditairc possible de cette maladie. 11 est pourtant bien facile de se convaincre de la vi!rit6 de cette assertion. Si la tiacheric, dans certaines eirroiistanccs diHiTtiiiiit.'i!.':, ]ii'ut iHrc licrcditaire, e'csl-à-dirc la conséquence d'un ct.il maladif quelconque propre auK ascendants, il est vraisemblable que l es condirïons doivent se réaliser de prcicrcncc dans le cas où l'on cssijto de faire de la graîuc à l'ûde de pa^llotu provenant d'une édiKation qui aura été plu» ou moins décimée par la , maladie des morts-Hats; ci-ltc liypotlicsc me suggéra mes prc- mi.V™ ospérleotrs cil 1867-1H6R! iioiiil-rc avant ,1.- lilJ leur sol,-, m .-ii av.i'iU s<,ùi ,r,n,.igmx de CCS gniiiagc's tous les [i.ipilloris pirscmaiil, à un i[<"^ri: quel- conque, la maladie des lorpusi ules. J'élevai i i's divers lots aux rssaîs pnicon^s de [8GH. Tous, aii iminlin; de s'jpt, excepté un seul, présentèrent, de la manière la plus prononcée, les symp- tùmcs do Ib Itaclicriu. Pliuicnrs même ne donnèrent pas un seul cncou, et il y en eut dont loa vers étaient déjà tous morts à la iroîsièma mue. U wl donc imiiossilile de mellre en doute que la Digilizedby Google llacburic puisse l'^iri^ une aUi^ctlon lii:rv .sii propriétif du Temperas, à Alaii, afTrit une nnirmlite jti'u son.'ilili' à la veille delà montée, mais les vei'ï éuii'nl l'Ntrrinrmi'iit I un jouissants Ct évidemment atteints de llnelirric pour la pliiparl. Avce les cocons ssible d'obtenir un Mul cocon. Dès ce moment, M. de Lneliadenède resta parfailcnieiit eou- valneu de l'hérédilé de la nidadie des mort^-lbts, ù laquelle, cunime tant d'aulres «klueiilems , il ^.-.lit irlus,'. ,lr i-i-.Mif j.is- n'exislait cjne pour les graines pouvant provenir li'i'ihuvititjiis, qui auraient elles-uu^ines présenlé une mortaliii' pln< mi iniiins grande par l'eiret de cette maladie a|>rcs la quatrième mut-, il a'y aurait guère à se préoccuper des faits qui précèdent sous le rap- port pratique. Il suffirait de cpnsacrer k aonvoan l'iuagc que |a rappelai* tont ii l'bcure, d'Mter avec soin touu: confection de graine avec des cocoua d'éducations aUcinlcs de Ilieherie à un éducations les mieux réussies, comme produit en cocons, offrent asBd souvent, dans les graines qui ca proviennent, ta pré- k huWn , un ,1,- l,myM,.ur <|m ,mMm,|,|,. « u,. ..il .-■,.v|,li,|a. pr ,„„. Ib.wntauon do la fmill,^.!,: mùri.T,la.ii !<■ . Mil,,! iiiirstinJ ,lr.. mtj, non parlufail Ai:s ïiliHiins, niinuiu jr l'ji i iuai> lu plus souvent par ia iJiTsi'iKi.' du |«'iîi li nnriii i ii i liii|)i'l< i,~ de grains dont U a Bli! qutslioii au Chapitre pii'i édi^iit. Luisiiui^ iliîS ïcrs ollrcnt k' syinptùlnL' ilutlt il s'agll, i'\aiiiliiiius Ii-ouvltcï ce fur- Uicnt cil plus ou mollis grainle aliuiidaiicr. \ uns lu trouterc/. plus aisi^mcnt cucorc, après que lu ver aura ûlé son cocon, dans la pociic siamocaïc uc la ciirjsaiiuc : caraciuru prccicuK, parce qu'il permet d'utudicr lus cocons sous le rapport de la fladieric, le rapport lie la pi'briiir : m;iis [■iiin; l'iililili' ri h iicVcssîtr dr eus plus beaux vit», .j^lli - i imiiit' r ,i la ln-iiyijiir, \c> luniiis pi'brillir.i, i''iv>l-ri-illn 11 iilli-.Jiit di: latlies sur loui- peau, ou seuk'Tiiriii lies ijclie- ii<: Uli'.ssurts, peuvent fttro détestable» pour la l'i'jiKiiltirLiiiii, f 'i] ni' s'agit que de la maladie des corpuscules, tandis i|u'iiu ptul pri'ioîi-, par le aîniplc examen des vers au uioiMi'iit île la luiiiiti'i', s'ils sont impropres au grainagc sous le t'ajiport de la Uarlierie par liurédité. iSous uiotis démonlré ail- leurs, on effet, que tous li's icrs des plus belles chambrées peu- vejil iSUv criipu'isonués |iar li: gcrtiii- de la pébrine et conduire h di s clirvsaliJcs, à des papillons, â des graines, cUai^s de corpus- l'uli's .'iliii s ipi'ii n'existe pas cucorc de traces sensibles de ces pi'tit» L'urpï dans les vers au iiioiiiciit de In montée à In brujère, et surtout aucini synipldinc de la piSliriiie. La maladie des corpuscules par liérudité peut donc Être impos- sible a prévoir cliuï les vers au uioinciil de la moulée; on peut nuSmc dire que c'est le cas le plus ordinaire, tandis que la prédis- position héréditaire ii Is llaelieric dans une graine peut Être reconnue par la simple observation , sans le secours du nûcro- sco[ic, si l'on a' eu sous les jeux l'éducation qui a funruî cette Jigtuzed by Googïc sablu pour s'assurer d'un l>ou grainagc quand oti vcul livilcr la pébrinc ; dei conaiiuanccs pratiques, au contraire, pcuvi'nt suf- fire s'il s'agit de la llaclurîe liéréditairc. J'appdlc, sur ce point, toute rattenlion des Éducateurs. HiLADIB DBS VERS A SOIE. CHAPITRE IV. uBintBB Bonuim n u mamiB. tiqiirs lin ïinHl-iiin| loi s tliaeiiii, rai;u blaiiclio iudi(5éiic. Les vers wiiitau innsiAmu jourapràcla troiaicmc mua. Ils sont îuiii d'une graine oxempte de pfbrÎDi; et da flichcric hën^tnircs; leur marrlic n'a rien laisse à ddsircr jusqu'à ce jour. Ijii a. — Loi témoin. Lot it. — (Innlagioniié par un repas dcpousaiËru s£clic, d'une m api .1 tic: rie itifiTlik^, l'année prénMente, par la pébrinu Gt la Hadin'ii'. Lui C — <:uussi£rc 1/.'S v(.Tï des iiils H tl t: nul iiiaiigr sans i rjiiiHiiaiii i; It: repas lie contagion. IjOI A. Le u3uial, trois aj.ivh hi roiHaglmi dcvs [.ils It elC, lus vers du lot A sont sciisiblcini'nt plus gros cl mieux portants que ceux des aulirs lots : ils maiigciil avec tout l'appétit propre (■) J'ii uuiDiHt la ridU ap»«id>int«Cb>piU«,dint Im Hinio do l'kiiil^Ig, ilu Ir nul 1869. fairnaMnihU. DomM. datte d'AUi, Itnnili t. Il, p. iB3 Digllized by ClH LA FLACHERIE. S» On n-'manjiii^. en oiLtri', que les boni vers du lot B, contagionnu av, r I« ,.oii«i.'r,-s s,VI,p^ , s,.i>i ]»-ai.i oii[i plus l»-auv que l. s b<,n^ M IS .Ir rcsf^a; C. ™iiIai;iomi,; av,r 1 iiiCusion rie ,-cUc mùmu ' Pour le lot A, la moméc, commencé le s6, est finie le î8. Ou dérame le ■"juin. U n'y a paa inoîui de vingt-cinq cocons, et aucune do* dirjtalido ne préicntc ni vibrion» ni fcrmont en cliapclcu de grains. Lot R. Le 3r su matin, onrdèvc un ver mort-llat; le loir, nn seeond. Ou lie voit irncorc Mtcun organisme dans tes intciiîiu. 1^ 32, on relève dcuxmorU. Dans le canal intestinal, vibrions I,e5(i, trois ^ treize nx'ons e1 un antre »'r mm I. Dans une d,-s ebi'jsolides on observe le ferment en j;ijins. LotC.Lcai,on relève trois morts, ayant dans le canal intes- tinal une fonlo de longs vibrions à plnucura articlis. Quelques- uns des ver» de ce lot ont le crottin humide et visqueux. Le 3a, trois vers morts; foiJe de vibrions. Au repas de 5 heures dn H)ir, on ni; ciimine qne siv lei s prenant de la nonrrilnre. Le ,3, il.n\ MTS morts; f<,iile de vibrions. Le A,',, lin M'r iii.>rt ; f.mie lie v lbriim.i<. !.<■ lliiis M:rs morts; foule ileiibriims et de e)i;.|>.-!els .le eruins. Le a6, den-i vers morts; vilnimis et diapelels lie i;raliis. 1j'9(), on eulèie deii\ vers eni ore vivanls, m.iis qui ne mangeul plus. Leur canal digestif est vide. Ou n'y voit que de rares elia- pclcts du grains. Les parois du canal tout fort altâ^t dans leur consistance cl leur structure. Ce mime jour, on relève un ver KO UALADIE DES VERS A SOIE. mon. ■ pou prcs mùr ci n aj-ani nrii iliiii.t le laUc digcsuf, qui! quelques vibnoii.s ci tTr Err^s-itoiiilrmi^ ' liajx'k'Ls ilv grauiE. Onirouïc srp: i.ii.in^ m,'' Deait. .iiii- Irs scpi clirvsalidc*. dcus nlVrciu \v f,Tii,ri,l . li.pclvts ili: i;r,ii.i*. Pour hipi. n.ii.iirciiilre U p I II n n d J'ai (ii.r \c. loi C avait olé contagitmi»! au mojon de reuiUos sur li-srjiK'tli's un a\.iiL l'tciidii au pinreau une iiirii!>i(jn de pous- II d I p d 1 s vers .'[aient morts d<' la jla.-li<'rÛM't d<.' la |K.-l>HnL- : par infusion d po j I |l 1 I I 1 1 rc d I 1 U 1 II q 1 I p ip d d I III rares ta, progrcssivemcm de plus co plus nonibrcux. Il résulte de cciic cuncusc obscrvaium. que les poussières d une magna- nerie infecté loni pleines de kfstcs de vibrioDS tout prËts b prendre yic des qu ils smii liurafictts. Dpuk eircoiistances tendent p ! Il I dit ont de prime flbor les premiers germes développes ont él^ cusuiio Brrfitcs dans leur multiplication et peu à peu expulsas. Digtoedby Google LA fLACHEHIE. ÏSl Jtciuiime expérience. — Le ï3 mai, on cuiiLagioiiuv viiigl tcrs trus-saiiu, race blancha imUgènc, sortants de la quatrième mue, avec la matière dn canal intestinal d'un ver prêt i mourir mort- llat et qui rcafcrinc en grande quantité des vibrions de forme griïle. Le sp, un ver mort ; Toulc dfi vibrions. Le 3o, un icr mort ; foule de vibrions. Le l" juin, un ver murt; nombreux cliajiclels de {frains. Le 4 juin, un ver mort^ noQil)rc^itv eb.-ijielcts de grains. Le 3 juin, un ver mort; vibrions de deux sortes : les mis eonrts, grèlcsi les attires plus lonjjs et plus toluioineux. Le j juin, un ter mort; foule de vibrions en longues cliaincs. Le 7 juin, anirc ver mort, tout noir; foule de longs vibrions. On diirame 1c 8 juin : onio cocons et une cbrjfsalide niro. Sur les ouïe clirysal ides des oriii' ciii-oiis, ile>i\ présentai mil iitie fouli; de rbnfielcts de )jrnin.<. mue, avec de l'eau dans laquelle on a Lrojé un fragment d'un ver mort-Ilat déjà tout tu>ir. Dans cette eau on trouve un grand nombre de ces corpusuulcs brillants que renferment souvent les libriiMis. ri liu iiieol, .selon moi, Un des modes de reprodnc- lUtn ''pii;.'ji,iii{'i' ] j li'iitlK' sue la(|oelie on l'a étendu au pinceau. Le -i'.i, on eiMuariiiie deiiv leis qui ne manjjelit |ilus et dont te soir chi même jour, deu>: iris moels inf[- foule i)e librions et quelques rliji|n'li ls He jiuiins. cbapJels du gi aiiis. A midi, no aulr<- ver niorl, et toujours avec vibrions et vliapelets dans le caunl inleatinol. Le i5, deux vers morts ; foule de vibrions. Le i8, un ver mort; vibrions et eliapcluis de grains. M.M.AD1E DES VEDS A SOIE. Le 3i>, U'oii M:rs tnorl.si vlbrlous ut cliapclcls dans l'un d'i'tiN^ uliapclfls luulcmciil dans 1rs cli'u\ aiilrca. La 3o, au «oir, un autre ver mort avoc unu ff)ulu ili^ i Uirioiis trii-petits. Le i" juin, un ver mort, avec foule de vibrions Irès-pctitj; les articles ressemblent aux grains du ferment un chapelets, mais ils se meuvent. l,e y juin, nu vct mort, déjà tout noir, sur la liruvén', dont d.Vame l.-';. Il y a sculemfnl neuf coi'oiis. L i xaiiu t. il.-s .■lirjsalldes, fait !<■ 1 juiu, di>ni.i: ci"»] elirjsalides avee foule de ehBpdcls de grains dam la pnchc slomarale et ijuatrc qui n'ca Qualriime expirienct. — Ijt i3 mai ou furmc trois lots com- K" 1. — Vingt-ciiiq vers très-saïns, rare jaune de pays, entre Voici le tableau de la mortalité dans les lots 11° S et n" 3. (i) Cilts Brdi» ni ails àM^iiit mt IB mm de enina CC, diDi ma Ititn au kcgrilalra !■ GomniMhiD d« vAa do Lyon (ivjf- t- II» p. 189), 9l qui a pit\ HunpMwnHal de la Sickerk, tain let «aine de la Caainiirioti, emnins js l'arala Lk FLACHBRIE. i (urtis de la i' mue) (Il montée t^Udiovi^e) Le lot témoin a trcs-biEn mnrchc. N° 1 . — Vingt-cinq vors, race Uanclic indîgùnc entre la Iroi- sîùmo otia quatricmo mue. Lot témoin. N' î. — Vingt.'ciDq dos mimes vers auxquels ou douuc un rvpaa de vibrinn.i frit dans lit canal Inti^slinal d'un vrr ninrl-llat. Ro 4. _ Villgl-rliici (ks mimes icr* iiiiMpcIs on ili.M III repas avec poussière ancienne de magnanerie Irès-iiifecli^u. Voici le tableau de la mortalité des n™ S, 3 et 4. MALADIE DES VERS A SOIE, 30 Dui [Borlis da b 3' n 5 ■ (la montée ml achevée ) i i a fm de eo««iia. i eouw. hadecocoo*. Le 1m ti^moin a Irès-btcit man'lii'. Tous les vers morU rciifcnnaipiit lU's vilirimis ri 1.^ Icrnii'iit en chapelets de grains, excupté Ins quattr viti iIii ii" 1, morts Ir ao maî, qui ne contenaient pni d'org.iiiïsmcs. (> t'ait a i-li; con- stat* souvent A»nt la première morlalitû fi la snitr cVun repas action miîcaniqiiH mi pariiup s»!>slaiirr toxi.jiir, ;tpri-s Vm^r^ln.» vl sci>[!'m..'nt au bout de mL: murs pour <:L'il'' du^ viblions du lu de feuille. ne prolongerai pu davantage le détail des m u caractère contagieux du la flachcric. On peut en rMiiiiior Ira n-sullats Héiiéinii\ dan* lis pro position s suivautus : drivers, duns la feuille de miiricr brojéc en fermentation, dans lu.s poussières do magnaneries infectées ; soit au moyen du ferment en chapelets de grabii prélevé dam des vers ou dans des feuilles LA FLACHERIE. ISS en fermentation ; soit enfin par le cuiitacl de vers qui meurent de la ftacliciic. Les infusions de poussijtrcs do magnaiiLTies infeo lécs, el dans lesquelles se sont développi's des \ il)ric)n5, )>nl l'jfa- Icmcut un pouvoir contaglonnanl très-marqué. 3° Les vers EOntagionnés commencent par devenir inégaux à cBusu de In différence dan« la quantité de nonrrituro qu'Us pren- nent, «uivanl le degré d'intoxication ; la mortalité arrive enniitc Bvrc tous les caractères de celle que montre la flaclieric nalu- ri^Wr. On iilisiTii: ]iiivliinilièroiin>iit un déiiOoppcmcnt aLondanl do iL's ■].-u,\ WK^iiismus dans Ir^ uîalim^s du^luhc; ,lie,.siif. Quand li'A vi:r5 sur\ivi;iit, mi tinuïc souirnt dans lapoclic stomacale des chrysalides le ii'rnient en rliajictets de grains. Rarement ou y tniuvi' (les vibrions. C'est que les vcrs'tncureut le plus souvent avant dc! faire leurs cocons lorsque Ica matières du canal intes- tinal onl donné lifu à des vibrions. 3" l.i! temps qui sépare le rcpai infecté du 'commencement de la mortalité est très- variable. Tantôt la mortalité s'acGUSC an bout de viugt'i]uatrc i>ii de cjuarantc-huit heures : c'est ce qui se voit pourlacontasioii par l.''^ pons-K-res trè^-itifc. l.TS, prises A l'état sec on en Înfu9i(ln^; c:'i's( i:r qui se \ciit é^f.ilomcnl, el jwur tous les genres de miiiaitlnu, qu^nid on iqii'ie sur des vers après la quatrième mùc. Pour Ic-s vers plus jeunes, il arrive souvent que la mortalité, pour les diverses natures de conlogion, ne s'accuse qn'aprèa un temps assez long, qui peut aller jusqu'à quinze jaurs et peut-tlrc trois semaines et plus. 4" Si l'on répète, i plo^ù ii.s reprises, le repas iulèelé, la ii,ortalilé rsl plus |,r,mq>f rt plos iiMei,-, ; r\;l par ,-rlw eau,.- la nacheric est beaucoup plus active lians les éducations où'lc>s vers sont accumulés. Lorsque les vers sont espaces, les points de contact, entre les vers sains et les vers malades, sont moins nombrcnK. La sonillurc des feuilles par les déjections des mou- rants est beauGonp diminuée. Il fant donc espacer les vers le plus possible, mais c'est surtout dans le jeune âge que cet îsolenicnt est le pins nécessaire. Le m MALADIE DES VBBS A SOIE, nuilaiigc du vers saina cl de TCri attcin» de flachcrtc, quand il a lieu aprvs la quatrième mue, est pour ainsi dire sans dFcI ntir la iimrtiililr, O' rùsultat a i-lë établi par di s i;\j)i.'ni>iRf5 dir^ itfs. -l'ai lirjii fait oiiscrvcr qu'autre li ! mrpii'i ido di' la jH'lirîiu' grande dilTcrenrc que lirs germes de la j>él)riiie lîeiicmieHl ïuof- fensifa dans un temps relalïi eiuciil irès-iourt, tandis que ceux de la nacheric conservent leur aclii il<; £)eiidanl des annéej. Il importerait donc beaucoup de pouvoir détruire lei germes de la ilaelirrie, ou lout au moûu de retarder leor développemeal, après qu'ils se sunt introduits dans le tube digestif de* rers. J'ai (.■ommcncé quelques expiiricnccs sur l'action du clilore. Dana deux petits ilacuns contenanl la même quantité d'eau, oti a placé dans l'un de la poussière chargée de Lysli'ï de i ll>rir>ii>, dans l'autre la même poussière en même quantité, mais après qu'elle eut séjourné irciilc-sii heures en présenee du chlorure do chaux. L'essai ■ eu lieu le ao mai 1869, et a commencé à 8 heures du A 10 heures, rien encore du rivant dausl'unc ut l'autre infusion. A II lienrcs, Id. Aiii-So-, H. A i-diT, Id. A 4''3o'*t ^ ^"'i 'oiR S''" vibHoD dnns l'iofusioit de poussière qui n'a pus été Moinite aux vapeurs de chlore; ri.^n cnenre danil'autn:. A5'*3o'', il y a ;i prn piè.s ini \ibrion par cliamp du micro- Miijjr (i.iiL^ Iv ]i>L iKjn eyoruré ; plusieurs sont en I II. line-. tU' lii'tiv ou trois uticlei; rien dans l'anlrc A 6''3u°', même état des elmscs pour les deux infusions. L<' Il iidi'inain matin, un voit des vibrions dans Ics dcux flacons, el la dilléreute qu'ils présentent, sous le rapport du nombre dus 1 iln-iuns, n'est pas appréciable. Le chlore a donc eu pour clict de retarder l'apparition des vibrions. Digilizefl ûy Google LA FLACHERIE. 3ST Dus ciipûrtuiii^cs du contagion ont ût6 faites le if) mai avec les iIeux sortes lii; j"mssii;rr: m.iî- Irs n'siTl'iif olili'nils n'ont pns rn de signiiifalioii ]p;ii[i- ijnr Ir liht-lv|ic .1 piVi ili' \.i lla- contagionnés, soit avc^e la poiifsiiTi^ tliloriiirc, soit aico ci'llc qui ne l'avait pas ilé. Quoi qu'il en soit, il iic parait pas doulcux que des famigatious de chlim: pourraient être employées utilement contre liK germes de la fhichcric. MALADIE DBS VERS A SOIE. oria-fliits se irus'bicii c(im|Kiricr dans qucl- ucauons induamelli». Il que cela parait ruiuJtiir de 1 ensemble de I n I ) I r<- I q 1 I 11 1 iDcline do prururcncc vers la saule plutôt qaa vers la maladie. Un des exemples les plus frappants que je puisse ciier de la gUHrison d une pn^disposiiion hcrcdtiairc a la flarlimc in a eic oirertparlaeraliirJfors/.ili.iiL ] si pnilû .l.-ms m^>-di.^pIlM'<'s lu'ieiliLatromeut à la flarhprip, cuicut pui ric les vers, dans cer- tains cas déicrniiuéa, de l allaiblisM incnl Kcréditaire qui les pré- dispuso il la llacbi'i'ic, Iiîcd qui', dans l'ctjt .icluci de nos connais- sances sur l'art d'éleicr les icrs -1 soii.-, on ne puisse assigner les causes des suci és que je l iens de uieutionucr. Les essais pi'écoces de février et de mais ui'iiTil olil i 1, dans chacune des trois campagnes 1867,186801 [869, de imuilirfui fiits de cette nature, et très-généraleincnt niûine on iienl ajouter que, dans un local où les causes de contagion de la ùacherie sont absentes, la majorité des graines exemptes de pébrîue, mais af- tm MALADIE DES VEllS A SOIE, faîblîetulprikllaposiics à la fludii't'it' ai tiili^ntulli:, ri'iisi>is.suiilli'cs- bicn aux essais précoces. Elles jjnjscntuiit loul au plus quelque» rares morli-Uou vers l'époque de la nioniiîc, tandis qu'aux emndus éducations d'atril et do mai elles pérismnt ordinaiteiOGat de cette adtclton. Les conditions des iklueilioiis au moment dns essais ment. Aujoiiril liui qui!, gi/n didïreneo profonde qui tmislc entre les i'e de loi: de graînes faites k Paillerola, par M. Kajbaud-Langc, ont donné les plus belles récoltes, et, pour ainsi dire, sans un seul éehce dans [Jiu do denx cents ctiambrécs des Hasses-Alpes, tandis que CCS mËmes graines, sorties de.: ini^mcs sacs, ont Iniirnl , dan^ If Gard, l'Ardèche, l'Isère, liraucoup d'cdiiratiiins ]jliis nu itioin* éprouvées parla Kacherie. Je rapporterais volonliei^ les e.is ili: flacherie accidentelle à doux causes principales : i° dans les départements de grande culture, il existe en abondance, accu- mulés d'année en année, des germes do fltcheiio; a" les âé- partcmcnts de grande eidtur.: ne fusant pins eux-mêmes les graines dont ils ont besoin, presque toutes celles qu'on j élève pichent par défaut d'une acclimatation convenable. Les graines saines faites dans les Basses-Alpes ss comportent beancoop moins aflj MALADIE DES VRRS A SOIE. Lion iV.inr, hs jilaim's du (lard, ili: l'AnlL'ciiL- que dans liiculités moiila^iRiiirs de rcs ili-jiarlvmcnl», donl li's conditions dimalû- rîquBi II! rapproirliunl de fpWvt des Basso-Alpvs. C'pst un motif de plu» pour ('nronragnr les lyiicatpurs de nos déparlcmiMits sûricicotcs n revenir au grnina^c indigi:nc par l'application ùe ma nu:lliodc:. Au noinbrc des causûs les plus aetives du la llocherîc acclden- IcIIp, il faut plai'nr, ouln^ la fi'iclii-usr ImhiiuJi- di: l'arcumula- rnomcnl des mues. A celte époque crilique de !in vie, le ver à «oie ne s'aiTummode ni d'une Icmpéralure trop liasse, ni d'une DlgtitzBii by Cpoglt! en faisant du fm ; mais l'iiinmc siïca ? Lu mcïHi'ur iiuiyi'n. scii trappes praliquûps dans le plan niqnant avec un rci-de-cliauascc i le rcpr^timto, par exemple, lo dcsiin ci-contre. Si le sol«i est trop ardent et peut nuire k la ganté des vers, fcrmcE avec soin tAulcs les fenÈtrcs et découvre! les trap|H!B. De chacune de celles- ci iiwiiilera alors um; l'oionni' il'.nir frais, Hiitil le mouvem™! srra d'aulnril |ilus ra]iiJe ipie la loiturc cli: la inapnaiii'i ir sera ])1hs dire, iraneforDié en une vaste chenIiIlé(^ Cc^s trappes duiveut être établies le long des murs et recouvertes d'un treillage en fil de fer, antHUt pour éviter les accidents que pour éloigner rentrée des seul (Eu friiid, tlli! jugi ra que li'S vi^rs à soie ont froid, et alors elle augmentera le feu^ fi elle si'nt de la chaleur, clic en conclura que li'S vers mit ams'i trop c-liaud et elle diimnucra convenable- „™.l,-r™(l.,ri,.k.r)(,). . (jiKc Tn,ii>i<''n' d'i'vpriiiier la proportion de elialeur n donner aux vrrs à si)ii' c.'l une des plu» simples, des plus pratiques et une d'odeur inalsaiinr. (!i'llr ihi lali^r l'^i surlniil )iii>MTil<' par les auteurs chinois et japonais. Dans pluùeurs coutrées séricicolci de l'Italie et de l' Autriche, on suit une pratique que je crois cieellcnte pour amâîorer la mllrirr, elc„ p. i3». [ImprlIlDerlt rojêlc, I. Digilizedby Google m UALADIE DES VEB5 A. SOIE. santé dos won et pour ûvhur, ou du moins pour diminuer \es cas de aachGrieT.1li.-t'[>iislsl^';.cli>i.iii'r3uv .ei-.s tar.;iil]lc<.'ii Waiidiu> tmmèmc. Cutli- nll'Olii' r\|iiist'i' au fomact de l'aii- se reni- est plus disjiosce ;i a'éeliautl'er cl :i rernienter. Placent une goutte deicvc >ur une lame de. verre, refxnivrcz-la d'un lerroàboirc renversé, dont vous Bum bumçviû tes parois à l'intéi^Etir, aGn ■ d'cmptchcr .l'éraporation de la goutlc. Dam l'espace de viqgt- quatrc hcnrcï, ami lempératuTcs des luois d'avril et de mai,'vou& vorrex la gquttc se remplir d'orgtilusiiies , principalement de YÏbrionS; . . Digilized Dy Google ri'Kll.l.KTÏK IJK l.A FKUll.l.K DANS I.F.S CF.Vt^NNKS LA FLACHERIB. CHAPITRE VI. ESTIMUUinUElÉMtnaniOIBBBinBBUTg DIOAmS A u FLumuE Fil u BtPiini n u «nuioi bb u rtmiB. Dans l'essai de contagion de la première cupérioncc du S II, Cliapiiro II, p. 1 13 et suivanua, des ïcr» lain» onl élé conlB-. . ^ioiinrs p^ir un seul repas corpusculeax , au sorUr de la pro- iiii> ri' luiic, La maladie s'csl eoDimnniquëc A tous, sans excep- tion, n tous sont morts de In pébrine avant d'avoir pu faire leurs Les choses se passeut-elles constauimunt de la mËme ma- nière? En d'autres termes, la contagion' ayant lieu par le canal inlGS^nal, tout do suite après la première mue, peut-on être assuré que les vers n'atteindront pas la bruvèn: cl j>orîraii1 a%ant de lilur leur soie ? suite iju'on observe certaines dill'éreiic:e^ diiiis les vÛ'fl^ ,h- lu eun- une même race, suivant l'origine de U graioc ci r<'i:il îles ivliii a- tions qui l'ont fournie. Il semble, en outre, qu'il faille atlrïbiiei- CCS dillërenccs à la vigueur plus ou moins grande des vers, c'cst- à-diro que la contagion aurait d'autant moins do prise et de ra- pidité dans SCS elTets que les vers seraient plm robustes. On comprend sans peine qu'il y aurait un itilérèt majeur à k'i do graines saines, toutes exemptes, sous le rapport d'hérédité, des deux maladies les plus redoutables aujourd'hui, la pébrine et laflaclicrie. Une graine, m£me IrËs-saine, sans prédispoûtion S66 UALADIB DES VBBS A SOIE. □rîgiiiullc n telle ou lellc malaJit pouvant afTpctcr Irs vers à soir, doDnC dos vers plu» ou moins viRouri^n:!:. plus on moins pro|)n's à résister à de mauvaises iMlUii>ii> iCrilm alic u ilc rlim.it. On sait, par cxcmjJc,queks6raiiii'sjii])oiiaisos(pnnripalfmf.il r.ulli;s qui furent importées en i665,i»66in tH6j] ont uiunirL' ■inc-i'<^sis' tance aux maladii» qu'on trouve rarenicnt au mfimc degré dans nos races mdigènes. Chez ces dcmtèrea également, on rencontre de temps k aulrp divin lots d une vigueur cxccptilmncllc, ga- ranllc assurée dns pins aliondaincs ri-mllcs. Par des essais ri>m|inra1rls di' i-oiiln^um portant SUT diverses grames, et m s .ippnv.int sur U's oli'.rrïatiiins que JC vais faire miiins qraiidL' qu ils oUrutil aiiï inaladti's acri dentelles. Qu'une gratiit saini:. i:h-\i:r dans vin^;! diambrrcs diHi-rcutcs, donne lieu i deux ou trois ecliecs seulement par la llachcrie; quunc autre' gramc aainc, élevée egalemimt eu vingt chambrées, donne lieu à diK, douze et quinze échecs, il est palpable que la pre- mière graine devra Être considérée , toutes choses égales d'ail- leurs, comme étant plus robuste- qni> la scc^ondi'. Par (■s:i'rtii>lr, lagrauiequi afoumi les vri's Ai: t .■vpci icncn qii,' i ai rappdéi; an commencement de ce Cliapiln', maii ii;i l:iiin;iiiriit iinr prainH faible, quoique très^ainc, car les grandes éducations auxquelles elle a donnd lieu dans le département du Gard, en 1668, ont, â c6té de belles réussites, présenté dos échecs kuis nombreux p1i' Dans le second, Hiutr lit- 1 nr puMuli s |ivi llorMii's d.in s li's tu- niques. La glande de ]j mÙ'. diii i.'. inii.'.<'l('s » iiii rm riii tivs-f'aibli-, un o peau, 17, il n'y a plus àant h premidre ili n'A- laJent bdcdh dâTstoppèi que dani tDDlqm du unal Lnlnllaal, et qiilli ramBientiicnL t pdM ta quelques ihiIbu dent le> (latidei de IihIb et lnlubei de Helf^ihl. 270 S1AI.AR1E riES VEIIR A n I fi 1 pU y en eu 0 e | I j I naicut un pcui nombre par champ. 11 ] essai, lc« corpiuculcs oui pu i in!. .-on i canal imcslinnl «ans sj cm n^produiis UXCDIpIn de cciip naïun; quu jc puisse; < d'autri'ï f).ptri(*iii:i's lu: vontagi igct i toutes «ut mtifiriment rt daiisiia'' rard'iiidig^-ne». L'hifediou .]n H.risaliiU's v c^t mili9 rapid,., et,t«utns .-i,™L..,,;i,,,l,.., ,.|h. plii-, ,1 llilrlù u.MLt ,1.,,.- en général liien muins turpuseultiises quu ti-'Ucs do pays, alors mdmoqD'cJlcssont issues de naDÏHans corousculcnx. J'atiribiio ce fait i la Tigucur plus grande des vers japonais et à la tnoroâre durée de leur vie. En r&um^, nous avons coniaeu)nne. atissiiui après la pre- miâro mue, les vers de irois lots ut iiraiiies uouvaiit être eai'ac- tériséa par le* circunsianeci smv.inti's. nui' vtiiui l'iinrainuis la premiiro adonni! uix insucees pana iiavtione: la ueuxicmo trois quinze cocons ^ pour ja LiiMsinric. iiaA ne comiijt. Tiiortaiiui avaiiL On puul r'xpriincr ces faits un disant que plui une graine a de ligueur (la vigueur élaiil l'slimce par le nombre relatif des succès et d.'s •■•h'cs •■>< eliaiubrûrs mdiisiridles), i.miiis la eOMlaeion a brille, s'il veut rccomiaitre tellos de ces graines qu'il est préfé- rable d'élever, ou luii'iix ti'Ues qui auront Lesoin d'Élre entourées il pourra i ces graines, amener les vers par taie igali*alion convenable i £tre autant qvt poiriUe du mime âge au sortir de la première mue. LÀ FLACHERIE. STI Alors' il conugionucra cinquante vers de chaque loi, le mime jour, avec une mime préparadon corpuscnlcuao , puis il Ira dlèvcra comparativcuetit et rigourcuicmeni daus li's ini^nns cim- dition». La ïiguenr relative des graines sera en sens imeise des mauvaii eficts de la contagion, c'eit-ù-dire qu'il di t ra Ju;;i'i' ijue les plus fortes sont celles qui aurout fourni le plu« de cuecms, et les phis faibles, celtes .|ui aurout ulll-rt la im.i-tQliLê la ,>lus graude et la plus prompte (i). Lorsque j'ai fait les expériences exposées dans ce Cliapiire, en vue de reconnaître le plus ou ntoim de vigueur des vers, j 'ignorais encore que la llaclieric fut une maladie contagieuse cl ausiî facile à cuinmuniquer nue la iiébriiie. Peut-être vaudrait-il mieux, veltcs études sur les kers i'i sole, e'es! des cuiidilioiis propres à accroître leur vigueur qui' j'ulmiTula ;< urcm uper. Il uc faut pas ic dissimuler qu'i>ii ignore absolument les prin- cipe» sdentifiques sur les(|uc'ls di;ïraîl reposer l'art il'élenrr le prê- tât une industrie de tradition et lie l'ouline ; per- conuaît la raison des usages géiiéralemi iii J'ai |j n qu'il serait ]>ossiblc de découvrir des moyens propres à donner aux vers un surcroit de vigueur qui les mtiiraii davan- tage à l'abri des maladies accidcnlellcs. Prenez une graine trés- prédiiposée à la tlacherîe et faîtca-la élever dans vingt chambrées didereatcs d'une in&mc localité : vous serez surpris d'apprendre qu'une, deux, trois,... de ces éducations ont réussi, quand tontes le» autres périssaient delamda^c des morts-flaU. N'en fant-il pas conclure, ainsi que j'en ai fait la remarque précédem- ment, que, dans le» cas de réussites, il ; a eu une circonstance, ou miens, un coneoiuv de drconatanccs qui ont ralTermi la santé 98 Ddobn lUS {vttr 1. DigllizedbyGtragle Ï7i V.VI.AOIE DES VERS A SOIE. ;'i i iniili't [os vKrs plus forts qu'il iniiMirliTail l'xtn^iiu'iiicul de; ilé- 1^ c]<;>cloppcniciit de la Haclicric occidcutclle cal lu icul dan- giT qu'aiunt à rourir los graines failos sur les indiratioiis qno j'ox]H)sc dans i.tI Ouiragn. Oii y<-M inrmr jijnuiiT i]iir <•<■ r|iii a IIëu de surpn'iidir, oVsi liicn jiliis l;i ] ;ifii- l.i fri-ijucnc-o d<; lurminettl, se irouvom [lartoui dissiMninivs, jKirlM \'.i\r i:l .par les vcnti sur toui Ira objets. C'est pourquoi il est impossible de conserver de la feuille de mûrier broyiii; dans un jicu d'eau sans y voir naitrc vibrions dans l'intervalle d'un ou dcni jours au pinï. Hetircnscmeiit le propre de la vie chez lous l<;s ftrcs est de rcsîsior aux cames do dcstmction dont ils sont naturellement enlourâs. Quoi qu'il en soit, il faut s'elUinor d'aider à rrltc ré- sislauec contre les causes de morlalilé, ot, dans l'csjiècc, on doit : I r-'p^ri- dniiili- ,iu\ M-rs doii ,-tJ boauf mi'p plufcou- miors iiges'; il faut <:-> itor on outré avou le plus grand soin nue élévation de température au moment des mues. Diverses observations, cncoro inComplitCB , il est vrai, me portent k croire que par des modi(ications dans l'hivernage des graines, pcnt-Alre par des variations de tcmpiSrature r^pëtifes, mais dont il faudrait déterminer avec soin les jicriodes et les limites, on donnerait aux vert, ii Icnr naissance, une vigueur in- connue aujourd'liui. Le lecteur pourra eoiisulU'i' .'i i-e propus \i: faîl, (iiiiiiipu' in.nl du l"join 1868 au Con,iioiit du dumuntrcr dL-GiiitivL-nuTnl, à savoir : qu'une tcmpiiraturE liasse est nécessaire i la graine. On trouvu sur ee sujet des d^ails curieux dans un Bapport qui a «Eij prc- «enlii i l'AcuI^mie des Sciences, en i84i,parM. leoonuede Gasparîn. Le Ministre delà Marine avait oonsullé rA<-cilriiii<^ Mir la jm^- sîbilitéde faire prospâ^ la culture des vcr^ ii m>Ii' :>li\ Atitillr~, i l'occasion d'tmc lettre que lu! avait adressi-r M, l'enoki. (.1: botaniste rapporte que les graines de vers à suie trauspui'téi.'i d'Europe BUK Antilles, i une température unifortue de aa i 33 iegeS' centigrades, édoteot irès-nul ou pas du tiont,«t qu'au contraire, d'après une remarque des colous, leur édoiion de- vient coaiplèlo et régulière'quand on Ici a placées, pendant quatre à fini) mois, dans une glacière. U ajoute que quelques prr.'otmes à la MarlÎJiîi|uo |ii'ii«uinen[ que l'elTet de la glacière est de fortlUer lalarte. « Ces faits, dit M. de (laspariii, vii'riiieiit rtajer un sou|Kitn que nous avons depuis Ionglcm[)S, de la miiessité d'une basse température pour làcililcr l'organisatioTi fu;iali' dc-s vc-rs. u Les citations suivanlBB muntrcut que les Japonais ut les Chi- nois partagent l'opinion rappariée par AI. Pcrrot4A sur l'in- fluence que le froid peut avoir pour forliGcr la graine. « Au coeur de l'hiver, on plonge les cartons rcvèlus de leur gnûne dans l'can glacée pendant une nuit, et le lendemain matin on les retire pour les faire sécher. 11 (Itilntto di bachicoUura di Mittmo, n'dn ["novembre 1869.) Digilized By Google ÎTi HAi.AlllE OES Vi-lliS A SUIE. (^rlli' j-lirasi' i;iii]>riiiiri:c: A un ita[i[ioi i rprfiit d'un sûrici- rulldir j.ijionais sur liîi pratiques suivie» dans son paji. Il ajoute t{np ri'i uiJtyc- s"a].)i( lii> sanaki, mot qui signilîc Jinftpûlir, otquc SU" but csl Je séparer los ïcrs (ceufs) dcstiniis à pvrir dis vers ro- liustus, CCS derniers rési si ail loti froid cl s<' fcirlilianl, tandis que les premiiirs meurent. Enfin comme ]>r<.'uicdr' i l'ile eNplicatiiin, <|ue les premiers oeufs [l'autour dit li '^ i in^l ]>r<-niit.\iur~ i|Lii niibi- LA FLUCHBRIE. 979 Missent lo plus lus ïcrs;, soie, c-t, par rantrc, lolUes l.'s dispr.si- à loic csl L-MnWm.nit r„,,.,.|i,^r, rt SCS .].;jii^ sont proscpir sèche* : c'est un animal qui n'urine pas, taiiilis qu'il ingère rnn- jlunment dans son corps une quantité d'eau en iisi déraille. Rien -n'isst donc pins /aul A sa santé, au jcn régulier de toutes ses fonctions, qu'un air humide et stagnant. C'est pourquoi t' usage -iges de l'insecte. Quant aux magaancrics proprement diics. trouve très-savante la disposition de eellirs des Cévonne^n lors- ijui' diio, dans le Gard, qu'il Il di' r... l'animal avait été avnit eu l'audace de porter à [ I onci's la quantité de (;i'aine élevée dans Une mfmc magna- lerle. Le surnom est r>:slt- dans la ramille. Les Bulli'tiiisili's séances du (^inice agricole du Vigan portimt [lour épigraplii: : PilUe ninjnanen'e, gruidf filalurt. un local dontié le doulile nu le Iriplir di' la quanlilo des vers que «omporte sa surface. Cliosu étrange, cette faute ai grave de l'en- tassement des vers est commise, par la plupart des éducateurs, principalement depuis l'origine de rëpîzootie. C'est que le haut prîi des cocons excite outre mesure la ronvoilisc de tous les rigoureuses sur les principes de l'ai t d'éloer les %ers à soie. En 1869, je formai le projet d'appujcr sur des expériences ^rcctcs um: opinion que j'avais émise conjccttiraleraent l'année précédente dans ces termes : Digilizedby Google MALAHIE DES VERS A SO[E. B L'éctosiou ne s'effcclue-l-tlle pai soutenl par de» vrnls trii~ ua, tant qu'on ail le loin de dunner d l'air une humidité taffi- tanttP,,. Que l'on te rtpriientt ces mallitureux insectes torlanl tout humidei de leurt eoqitti et ei^oiéi tout d coup à l'almoiphère la plia desséchante, « Cette circoiiEUiicc, conclu aia-ji:, n'alTaiblit- dlc pas les vers, et cet ofliubliueiiiciit ne peut-il pas si: traduire, lie ta (|ualriur luiiiiTiture. il'uii grand nombre de subslaiiies. Aucune d'outre l'IU's ne nous a satisfait. Le iiitralc d'argeut, le sulfate de euivre, le elilomrc de mei^ cure employés à des doses inoOensivea pour les vers, ont retordit let eObla de la contagion. Le chlore , ainsi que je l'ai exposé, MlnlMn dg l'jliiiCBltin ta date du S aoll iK»; l.A Ki.ACHKlU!'. iu p. a56, a litii cllîoate pour retarder l'apiuriuiui ilrs \il)i ioiis dans une infusion de poussières chnrgces des gi:rines du ces iiifusoin-s et provenant d'une magnanerie inièctéc (t). «la wmpiét ia répiDdiit tôt lei fbdïIlH «rant I0 i«ptL Digilizedby Google UALADIB DBS VERS A SOIS. Bien itt éducateurs, dcpuit l'apparition du fti-iiii, ont eu le re- gret de voir s'iîtcindrc entre leurs mains ili':^ i .n l's icniarquabiRS pour la beauté de leurs COvoni, la for™ n h liiii -si- di- li^iir soie. Je vais faire conualtrc un mode d'i'diii aliiiii limit livs n-sultaU sont pleins dVuseigiii.'mriits k divers liirrs, <•< i|iiï jhtmi. i ili' rû- giîncnT fac:ilnm^nl sim- rar,! qu.'li-omiuc-, l aiilc «1^ la |)lua mau- vaise grniiii', cjiii' l AU -ci soll aU.miH- '\c Ilai'lii'rii' ou [«-l.riM- au plus liaut tlcyri-, O; mnilc c oinistc ilniis 1 cil iiiii lion ijiic- j'ap- pellerai cetlalttire i:l ijui nous a ili^j/i «l'i ii aiui'iii iiri tiu'iit à rû- «oudrc les difficultûs que soulevait la qiivsiioii ilo l'oKlsli'iii r iln.t taches ila surface de la peau des vers à ^nïc. Nous saioiis que les deux maladies lo;! liant es qui si> pailapoiil exempts de cor|iiisi:ulcs ou privés de !a prédisposition héréditaire  la flaclicrio. Lorsque vous élàvorcz en commun tous les vers issnido cette graine, les malades ne tarderont pas à contagiomier ceux qui sont liicu |iorlants, et l'éijucalïoti loul enii^rc pourra pour vousj il ne vous restera plus qucli un éducalGur plus beurcux, et ! ' Ûigilizeti t)v Google l.\ l'LAMJllIllL, ïm rànlliiii.r l\yuc:ili<,n dr. la raco<;iir alli:i:ii..imiL. Ricudu pliu facilcquc d'éviter ce duiiutrc. D'après ce qucuoos vCDODSde dire, c'est particulièrement au caractère contagieux du )a pébrinc et de la flaclicric qu'il faut le rapporter; il suHîra donc il'emptViKT la l'uiitagion de s'exercer pourcouECrvcTparmî nos vc^i'> «li'.s r,iiji'if .s.iiii!., [-apablcs de fournir dci reproducteurs éga- lemiriii Wmi. \ iilc i li' moyen très-simple d'y parvenir. A I iipoijnc ili: riu};l r ^.T•.. .hml ton» aviU'iil la ]>liis Ik-II.' ai>i,3Trw.: l.'.VI<..i.>ii ]U-ii \<- i6 avril. I.o» vi^rs ont rail Irurs ,(..mis da.is oelliilrs \r. ,r.. h iG .1 1.- 17 mai. La iorUr. d<'< ]>»|,ill<,ns a .ommenir Ic^ K.jiiiii^ pas 1111 ..l'iil n'avait lies c orpu'ir iilrs. Un 1 tr csl mort dans Ik murs de l'éducation iians iillririii™rpii,'(ulc's,iii>iliriciris, ni l'crmcntep chapelets de grains. Kk'ii (le pliiïlicaii à vnrrqnc rc:s vi^n TiTantiioI^eot aansêtre comportée do la manière mivantc : L'&^loiiim ■ eu lieu le i^avril. Un ver mort lo ig. H u'oOrait pas de corpuscules. Première mue le ïa. Deuxième tnuc le aG. Lu 3u.Uu ver mon montrant plus deoinqmiMrarpusculci par champ. Il reste dis-liuit bons vers cl cinq mauvais. Troisième mue, ic: i" mai. Un ver inori sai» corpUKuics, mais dans ion caual intestinal une fonte de vibrion*. C'est donc un ver morl-jlal. Le 5 mai. Un ver mort ; foule de corpuscules par cbamp. Quatrième mue, lu y mai. l>i mue se fait très-itrégulîèranent. Les plus beaux vers sont en mue, alors que le j tu soir et bi 8, plusieurs ne wiit pas encore endormis. Le 1 a mai. Un ver mort ; pliu de cinq cents corpuseules par Le i3 mai. Un des beaux vers oit mort. II n'a pas de corpus- cules, mail d^ri.«srnl,.uv !< mille et quinze .-.Mils r..rplls.'Lil< s pr eliamp. Le 17 mai. Un mort à mille corpuscules par cbamp. Parmi les vers restant, il en est qui commencent à filer leur loie. Digilized Dy Google Le a6 niai. Quatre vers raor». Tous sont pétris de corpus- On rel^vL- aepl cocons, A la iinrtie des papillons, quatre ii'of- (renl pasdi^ i-nr|iiisriili'-; les Unis iiiilirs ni < untii'iiiiciit. li l'éducation cellulaire pré- Prcmiorc mue le aa avril. Délitage le a4< On compte quatre-vingt-deux vers ayant mué, quatorze n'ayant pu mué; en tout seulement quatre vingt-seiie. On ne retrouve dans la litiiro qu'un seul des quatre vers morts ; deux Gcnta corpuscules par diamp. Deuxième mue le aS. rMlîtagc le 3o. On compte soixante- trcixc; vers ayant iniu-, trois n'ayant pas miici, Pt In-i/e vers morts dans la litière, dont 1000 corpaiculo* par champ. hes vers sont en outre assci inégaux . La tKisîème mue a lieu le 3 mai. On ne retrouve que soixante- quatorxe vers, dontso>X(aite-netif(^autninéetcinqn'(^ant|>as mué. L'essai va trés-mal. Une foule de vers sont pedts et évi- demment corpusculeux. On sacrifie les cinq vers qui n'ont pas mué. Ha sont chargés de corpuscules. Digilized by Coogle !Sï UALADIB DES VERS A SOIE. Dt-litagL' le 19. Les vers sont Irès-înégaux. Od relève quatorze , 1000 corpusoules par chunp. 8. M. La mont^ n'est finie que 1c iS ; elle i soulcmcut, dont deux Ircs-r»îl)1cs foiin nines. Tontlcrcituitdcs vers vsl pourri chiysalîdes de» Irols connus simt irti-cnr Je roïiendrai loutà l'iiturcsiir loiilt's 1 auporav graiiii ■.i de llacli importci ir licrcd Prévoyaal en 1S68 que des eontradicliotis se produiraient, luucbuit les principes de rUâ-édittï de la llaclieric et de son In- dépendance avec la pébriDc, malgré les preuves «nr lesquelles .e procurer diverse» gruucs oaladlc des eorpnscules , ma!t (."< niiirls -liais. Une entre autres . .li^ I.ui luuleiiùde, président du ^r^iiiic, hiiie rclliUairement, a&n , mais issue de papillons dout un fernieni en cliapdeta de grains. Digilized By Google FLACHEBIE. rera à soie. Dao* WMa les Âaca\ iprèi avoir accompli avec imo pari la Mtriciciuiurc n avuii pas a curcgisCrui'. luic lois ue piua, lu caractère iierediiaire a une tnaladic ao» vers à soie {ii. 11 imponc de noter en ouirn auc Jcs vers murts n oJtraiciit uns de corpus- d un huit cocons IrC-s-iicaux cl trè Quoi de ulus instructU'qu Que d cnslih.v V..ll,-i rl. ux prailK's ; ui.o rorpusnulcuse, l'autre tivs-.ill.iiMir, . ,.>i.liii-,;,ul la- lalciiii'iit à des ccbecs, alors mÈmc qu'un lr> rliHr i-n tri s-p.;lili'fi éducatious cl avec des soins particultcis, el, uéanuioliis, nous «VODB pu CD retirer dci proportions de a8 et de 3^ cocons ponr lOD ven. Bien plus, lur ces deux nombres decoeona, il j a en dans le premier cas, seize, et dans le second trente-deux repro- durii'iir^ ssiin; et tiint i cla a é\è la conséquence du seul fait de risol('iii''nt (li-s ii'i.-.. Il ,1 siiflide ne pas ajoutera la mortalité que dc'vnli l'iiij .jiiii'r t'h.'j l'iliii^, ci'llc qui rësidte du caractère conta- gieux de iiosdenv maladies. Pour n'jlîseï- les lieniouses roiisiVjiiemiPii, est-il dune nérel- «airc de proeéder rigoureusement, comme nous l'avons fait, c'est- à-dire de séparfT clia([ui? vit lie tous li>s antresp Oui. il faut aller jusque-là si vous voiile?, n'^énéror une race, ai vous vouliv, lirrr des rc'proiliH' leurs sains d'uiu! graine détes- table, pane qu'il imjiorte de souFiIrairc la nourriture et l'air que reipirenl les rares sujets sains, ou eeux qui peuvent se guérir, aux souillures du eoi.taet. des déjeelions et des gaz exlialés par 11 foule dos sujets malades, morts ou mourants. Mais, en dé- finitive, on peut a%oir rarement h résoudre ee problème de la régénération d'une race à l'aide d'une irés-mauvaisc graine; aussi n'est-ce pas là que se trouve le grand intérêt des fait^ que noua venons de constater. Ce qu'il faut j voir prîncipAlcmout, ce sont, d'une part, les fuucslcs elTcts de la contagion des deux maladies régnantes et l'inlluence considérable de l'isolement, pour en arrêter les ravages. 5t vous savez comprendre l'économie et la porlw de ces ré.sultats, vous vous elTorccrez de vous rappro- eliei' le plus possible des conditions ihéoriijues de l'éducation uni' graiiile surface, parlicaliérement dam Ui premier» âge*} car. vu la lenteur des elliai .le la eontagion, .elle-ei est relati- vement bien moins dangereuse, comme je l'ai déj.'i fait observer, quand elle se produit vers la fin do la vie de la larve que dans les premiers temps de son existence. Espacez donc vos vers le plus Digilized by Google LA FLACllinili:. in:, possible dès leur naissance ; fsilcs-li'^ l'i liiii' un i-i.'nclarit litaii- Gonp la graine, au lieu de l'accumuler sous une grande épaisseur. Tous les jours, augmenUx la surface occupé par votre éilucation. Sans doiUc, en agissant ainsi, voua dépenserez un peu plus du nourriture, mais vous doniierci de la vigueur à vos vers, et vous supprimercï, eu grande partie, la mortalité duc à la coti- g'il s'agit d'une liducntion pour graine, voua contribuerez consi- dérablement à la rendre cflicaec au doiilile point di; vue du rco' dément et delà reproduction. Enfin, ri 'o ii I) lice pas quo, lisin nuln: éd.n;ati..ti celluLiirr, les %cr., morts se liimvcnt n.itiir.'llemc.l isolés de tons lc;s autres. Pour réaliser autant cjue^ [ifi.ssibli! celte fait d'ai l'élève du >er à soie, nous poui'r<.î toiiipicr connues aux époques de la plus grandi; prospérité Je l'industrie ■éricicolc. Âlin de donner aux conaeils qui précèdent une sancliou pra- tique, je ne saurais mieux faire que du les appnjcr tnr les usages suivis par Ica éducateiu^ japonais. On trouvera, parmi les Documents du second volume [voir p. 3i6 et suivantes), dos nombres pn'cis et authentiques sur la surface occii|iéi! j)ar li's vers dans les l'dnralioiis dn Japon. Les vers d'un carton japonais, e'c^sl inlirc d'une once i!c grainii de aS grammes environ, u'oerupetil paa moins de 5 mètres carrés, au moment du premier sommeil. Vojonsquclle est, cliex nous, la sur- face réservé à une once de graine, i cette époque de la prcraïirc mue. La planclie de la pagu 8 représente, ea grandeur natu- relle, des vers pris au réveil de la première mue, dana tuic ^u- cation ordînaire, c'est-à-dire que les vers y ont i peu près l'espace qu'on leur donne habituellement en France à cet Ige. Or, celte Digilizedby Google aS6 J1A[.,\T>IK DES VKHS A SOIE, plandie comprend un total ilc rcnl trcî?:R vers, vl il est facile de s'asttirer qu'ils occupent aS ccntimèlrci carres, soit, potir trente ou quarante mille vers, 7S00 à luaoo ccu^mèLrcs camofU|icr un espnrc d'un mèlrc carré. Vous n'emploierez nminl t ira Ué» gtndnlaineBI idiniis, st qui pinTuail d'iilinn *|ipii;èci lur ttitn )■ hnlllt UlUe, Il fnillla Don gnKe a U IMIlB rénilUnt du ntliiga d* il) U IndunUua de H. tttrmil di CKhsn ■ «y mlu oh lulJtn piFll. Dell'O», nifodant, iubll H Jupon. Cutu «nlon lultenii* 1 aé de mbumii Indsll* en InnçiSi pu M. Pfasal, pn>foworiiad>5a[M-ll*nemn(I(èn). Digilized by Googic LA KLACilRillE. 387 « En résumé, nous dirons iju'à jiarlïr du second jour du r^ouon, il faut écarter deux ou trois l'ois par jour les petits yen, au tnojea de pctita bâtons et cmjièclier avec soin qu'ils ne l)i.s„y : et leur donner de la pâture nu les dair-semaac de plus en plus, s La anffaco dont il s'agit correspond n un carri de gag mitli- mètres de cûté. F.t,iillrurs : ivilanl cie {:.\r<: An las <]<■ f. uillM. « « A partir de la première mue, il l'aul niaiiiteiiîr la vers elair-scmës u R Tous tes vers qui ont clé maintenus compactes ne sont pas Puissent être entendus et compris i\c lous nos l'iliir sieurs <:es sages préceptes des auteurs bacDlogiii-.- iFiiii iii'uiili' imlii'iHi'iiv qui, depuis i865, a fourni à l'Eunipr d'iiiiiiii-iisr.s ijuanliLés de graints de vers à soie d'une vigueur ri'jiian|ii3lili' , ipiuiipie d'un produit médiocre , préceptes auxquels tes cxpérionccs exposées ^an* ce Chapitre donnent une autotité irrésistible ! 180 APPENDICE. CHAPITRE PMMpil. DE l'UCIEUBTl II U PÉBEIIX. Je UL- crois pas qu'on puisse iiiuttru cii doute raiiciciiuctii Ju Is pûliriiic et des ravages qu'i-llc n ii j;i'ii'< lLi[-s iuiiii >, niii^i'- iiii ir.^iiiirs couleurs, qu'on appiriiit sur le eorps de l'îiiseelr.. . [i). ti 11 importe peu que ccl Vuteur conrondc la maladie du signe ou des lâches avec la mui- cardinc. Ce qui est sigiiilicatif, e'rst le fait del'existcncc do vers {<) La naladle r^mlo ■ il4 ptM»Mi(Dl dnlgn^ pu i|iuli|iiiiiAaliiiinIU[DDi>, Bon ]■ nom da pdlteUs du llâ]miiiiM iHnbinl-Iinllian i • Afin do dicetner le • prix flxiraitrdiiuin tie iimo fnna, dt t U nnnlUnnca Imp^rlolt, m cuncoon • i»lidl»(»ftnaHua>l«iwnt A'atr^lr, itpaïikleliKUdiii)',eU:., dont tel 290 MALADIE DES VERS A SOIE. (■ïidemmcnt altuints de malsiliu et portant sur Iciir airpi des il, ïci-s alli mls île la muscardiin., d almni l'jiaiiilus sur diU'ércnls i:ndruils de la pvau; ^vmptdniGseoiiiituineciit par des UcIigb livides iiiK'i de la uîtc, à U niisiancc de* jambes, uuiiviicir point du toui par des taclii» irties du oorps, coimno le dit l'abbc de dolii. il a l'OTilbiidii In rim-^i'anliiir avn; repus de mauvaise feuille, comme de la jaune, macnlde ou irop nouvelle, carsouvciites fois de («iic-ci leur avienl llux dcvtulre qui les rri>e. et do relle-là U j.e-lc l,.ule eett.iine. De eelle ma- qu-eiiif.icr™d'eulre]es Digilized by Google APPENDICE. i;>1 1) est bien (évident qa'Olîrîcr de Serres, surtout dans les iler- Dièrcl lignes île ce passage, avait pour cdijet la maladie des grot, nuis il n'est pas moins certain) d'autre part, que les vers com- pna À ta cause qu'Olivier de Serres attribue à la maladie dont il jurle. On sait i-e ijue Valent les a|)pnk'iatiiiiis de l etlir iialun' i|uaud elles s'oflï'ciit à titre li'tdéc préconçue eu dehors de tuutc d^mnnstratioit cxpérâncutalii. Je me bonie à réjwler que re qui doit nous intéresser dans les diarïoni préiiklcntes, ce sont les a!ucriinns positives du nos anciens Auimrs, n'iaiiicsà la présiwc des taclies noires tris- prononci-es sur ]:i peau lir vi i s i'iîiIi iiiiik'iiI malades. J'ai diimonlri! l'identité delà maladi, ii[ ^ t.ii lus jur la ni.ilniii :uirail ■'.:'Uiii el.aque année de eo^Ms ilvsdiirrM- i él.-.é.-. ,1 dr> i,.i|.illr>u,s' .wrc-spon- dauls. L'ev.iH,ni ser>alions suivantes, j'ai essaj-ii de suppléer à la lacune que je signale. M. Tlobinct, qui a consacré longtenq» ses eiroria aux progrès de la sériciculture, avait fait don nu Conservatoire des Arts et ÏMéticrs d'une collection de cocons, dont quelques rares éehait' tillons avaient une date antérieure à la maladie, (iràci^ à l'obli- gcanec du général Marin, directeur de cirt établissement, et de Digllizedby Google m MALADIE DBS VERS A SOIB. M. 'i'runi'a, j'ai pu nlisi-ncr quclquirs-unt-s di/i clirysiilidi« de ri-i racona. PrcuiÏLT lioral , jHinaiit rriii[iii;[to: Cuciiiu blanci de la raet Sina de la Calaudiirt; iS38. Dix iJirysalidi's ont l'iii c\aiiiiiii'i's; aiifuiic n'a jiii'si'iili'- iici«r- Duii'fii'Mii.- biH'al, [Hii'laitl Ivliiiiu'ltc! : Sina ordinaire, Bréiil; Six clirj'salidea ; aui-um^ n'a prùsuiiu- iti! toi'piiH'ulM. Tro!s!cinolioca], portant l'oliqucUo : Eipagnotelsf Brésil, t843- Cinq chrysalides : ]tai de corpuscules. * l'.x.iii..-ii Ho onze .lirvsaliJL-s du la rauf AniJ„]L. Mih m,„^ alt.»i9 recuniiaiirc que ce n'était jiiis Iruis fpi'iii'i iil- M. 'I'i-r.-;i ji m'a remis des cocons cousCTVi-s dans je <:ql,ii..a iit oIlci L dus (■(jipus.iilus , on pii.j.uitiuns wiial.lcs, eûnv- lucnl raliiles. [. BloDclinrd a ou l'ubligi^auce de Jno i-coictlrc quelques jia- Digilized By Google APPENDICE. 203 édauatioiis de vers n soif, on iiuiil învoquiT los n'aultals du l'cxamca quu tout le moudu a pn faire, eu 1 86iï, des cxceikiiti;» graines fourniiTS jiar Ip Ja|Hni. ^'oi1à line coiilnk? silricicole pour le iiiiiiiis aussi prospère (]u(! l'étaient la Frflnec, l'Italie, l'Espagne, ai mit ré|>lus. la comna- iït .MALADIE- U)'> VKItS A S01K. .\:iiis !<■ jiiiis souvent 1 dix en oui oflcrt dans Joa œufs du belle oppareuci!, pour un examen qui portait snr trcntc-irois «ufs} sept n'ont jus Digilizedby Google APPENDICE. ufl'ert du luul de corpusc^iilcs, cl Irc'ac n'en ont pia oflcrl dans Ici ■■■iifs .II' ticlle ii|iiiflr.-ii.-.-. un dt-priniés, bien quo le Japi>ii Miîl dan que l'était auti'ufois la Vri Digilized by Coogle MALADIE DES VERS A SOIE. CHAPITRE II. Les faits cl les ubserviilioMS qui précôiipiit lu: |ii inrni laissi r aucun tlouU- sur 1 Wkmi.;!.- .Ifi la ranlaJk a-u.rllf. Il . M mi-im: présiimaMu que ce n'est pas la premiers fois qu'i'llc si't it i''piil<> miqucinunl. L'Iiistoirc noiis apprend qiic In sërîetculturc ■ épronvf!, à ilivcrSGS reprises, dus revers semblables ii cclni qui rrapjio aiijciiircriiut cctlr !ndII!>l^i<^ Daii.s Miii Ouvrage sur \'Arl el il iir>ii> ,11 r,-.,i,., ,' Ii |„ ;i„- .|,ii lii,„>-ii„- d,. ,r tn.i|.s-l;, sans là pr(;ii)ymi,T Kti nu ilénii d.' numc; natnri' apparut .h aliiMi A IrnviTS l'K.ii <.|u- l't l'Asie- /. la suili' dis Aliii de iiiieu\ lixi^r les idées sur te jiniiit qui iiuiis cieeiipi', («midsrous une localité sérificolc très-jirospèi'c. Ce siTa, par exemple, Andrinoplc, danila Rouinélie, en 1 836. Comme autre- fois en Fraiii-e, les éducateurs y (ont euv-mdni-s, eliaqui; aiuiik', sérieicotes avant l'apparilioii du Héau aetuet. 11 n'v avait que les grandes magnauerii» do » ingt, ircnlc onces et plus, qui uo fai- saient pas leur graine. Elle éLail achetée n des fermiers n'ayant que de petites chambrées, placées do préférence dans les loealili» moutagncum où l'air t-si plus lil' i t Ir ^ul >iii>in^ hiimirli' que dans la plaine. Dans res l'oiiilltiniLS l;i j lurtimi ili- l.i ^imIik' iii' donne pas lieu à une Lraiulii: dr l'mmiKn'i' priiiiifiiiiiil iliii'. I.i^ prix de vcnCv do la graine en France, au\ éjioijues de pru^périté, ne dupaisaii pas 3 francs l'once de a5 gramiDcs. Cela étant, voieï venir dans l'heureuse et pmipère loeolité de Digilized By Google Î98 MAi.ADiE [)KS VERS A SOIE, lii ]tcjiiriii.'li<- nous umins [irltv puiir L-\(.-iiiplf, des |>vrsuniica ciiiuyi^os lio l'raiici: nu d'itulii- par \ca vductlKun des contréM où les bonnes someuccs font défaut. Lia agents dont nous parlons i»iumcuccut par choisir aux environs d'AniIrinoplc uu cmplacc- mpiit plus ou moins lasti.', puis ils atlii-lfiil les ciH'oiis qui leur bulle l'duealiou qui se ]Hii>'ii' \i>iv. [nul, dans ci'Ile pre- mière nnui'f, uus ^riiiiuur* nmli.i.'licmueiil des seiiu'uccs qui août en ^c'ui'i'.it di- iri's-buuiiu qualité et qui se couiporlcruut h incr- veiltr 1 !iu7. leurs i iiiuiuauditaircs. Aussitôt ces dcrnicn, ot tous li-sêi1iji'jiii'iir.s di; l 'i aui e, vnulcnlù l'envîla graine d'Aiidrinoplc, rl c i-si il [pli ]iriurni si- ]H fn iirer des seinenrej de Houniélic. Nos uiuudes sans uotiiliro à en rapporter luuou i;t plus. Ils étaient jiarlis la preuiiérc année » titre d'ageuls du Comiecs agricoles ou de souscripteurs qui payaient leurs dépeiisea et avaient exigé que laf;r.iîne imporlri' seiail tendue à un priv relative mont modique, elirri lier à l't-ti-angi'r une iiiarcliandisc dont ils troiiiiniiu à Irur d'en contrôler la qualité. Des ehaugeutcnts d'uue autii' naiine se s]i< ik. Ou sali à l'ayaocc que les graiucurs de France et d'itallr l eiit inli'uiii. Ils l'ont dit. Ils ont mènio fait dcsmarefacs antiii^iés. pi-essentaiil que leur nouveau commerce pouvait les conduire n la fortune. Sous cette iullueucc une profonde transformaUon su préparc aux environs d'Ândri- Al'PENDECE, 299 rolli'. Dans iclli: olijiiil)ri:c; ot'i l'on ii'ôltvaîl au]i3raïaiu qu'niiL' oiici; du graine, on eu l'tra iiiiu ul dtmiu et c]i;ux. Li's aohis qui! n^clainu l'i'ducalioti ti'uiivfruiit diniiiiuui>, causes i\c coiilii- yidii lici'ilii's; Jlisni lii [ii;l)iiiu-, jllsl|li(-li'i » l'état latfiil, ïapreiidii: un I il Ils rli'irlf.|ijH'uu']ii. La [ii ii|iiu liijii dus papillons cor- nu:!!!', ijuc rjiiiu'i: pm rdi'nU', il» iiimininl a'unijuijrir du Ja qua- lllù des cocous ut de lu Diarclic des éducatiuiis qui le* ont Iburnis. Tout eu qui cit apporté ust livré au graiuagc. Toulufoii, les uou- Tolles graÎQci doiuiGroat encore en Frauec uL en Italie de uoin- lireii»'» réussiU!^, (.'t les deiiiaïKles di' gi'aiiu's d'AudrlnopIt' au^- à la maladie di'» iwi>Ui<:uled au p)u.^ liant Tuiiles U; Ihiy aalides, tous les papillons sont cliai'^'i'.s iln para^îto di'strui'l''ui'. Dès lors Ica graines rapportées d'Amii iuujilc lu' limiucni pins en 1860 ctiSfic qited.'S insiittTS. Qu'importe! nos graincurs por- teront alilrni^ <■< plu- luiii lriir> ii|Hjralions, où. Ica mcmes eansi's ■mèneront k"^ iiii' ji!!'-. r\','.'t~. i-r •■'rsl ainsi, scion moi, que loeoni* mercc des gl^lllll'^ ,1 iiilrtninii pjirtout non la maladie, mais sou exagération i-[ âon inttn.>:iti-. Elle existait, lalitntc, ignorée, faisant périr 10, ao, 3d poiu- luo des vers mis en éducatiou : cela pas- sait tuapercu, parce qu'avec de telles pertes les àlucalîons étaîcut encore très-rémunératrices. D'ailleurs, il n j avait pu do motif sérieux pour que cette prospérité relative fût compromise (i). (1) < Un« psrU d« i5 psnr IM n'aia)ieElia pu qu'une Mut» lion Kil balla in • f dIuI ds ma induilriiil, il qu's1I« na proeun iIh Mniflcn «ilBianniiiil rinu- • Dtriliun iks perica el ils dtptota du «Innin. Il h tuil dnil uul qiH la • terrible Km qui dàoIsiiDi migninuiii H fili alalW m l'Eanpe; on uppor- DigilizedOy Google 300 MALADIE DES VBRS A SOIE. Sous riiiAuciii^n dus graînagc-s indiislrids, de l;i ]midiiKlùiii Culcs prend bicill.il lli'.- I inn- -1 l'i imliir. ipi i lh- C TUiiIllil dans lopays le plus prospère et le plus xniii. L'cxpoE£ des faits auxquels j'atlrîluiu la |ii'iipj;;.-i[i(iti du Ik-au k IraïcrsI'Europi! cl VAsîr i-st-II h.lidrl.', ■■xn;; Kii nu- rû-Jt de drconsUm-es qi'ii !ml . u \L< nVllnumi. Lv ]< H. ur pourra s'en ri>m aînm? m ll-^iiiil ihin- l< ili>r mis ilr la i/ua- Iriime Partie du scrond inlinuc uni' suiir ortalion des semences japonaises [tour 187U. (1) roir t. Il, p. m, 309. 3iD et lif. Digtiized by C APPENDICE. 303 CHAPITRE III. ooEon A lODWras tii fort ntpaminx On se plaît injourd'liiii niius aliiiinis à c'\aj;érur ims misères en cxalLant le Lonlicur perdu. (kïoutcE les plaintes des aérieicul leurs. A Ici entendre, de tontes les récoltes, celle de la so!c était la pluï sûre. Leurs écliccs (l'A présent sont le Tait àp la maladie ré);iianlc. Us n'aerusent îamais 1rs l immslaiii es almosiiliériiiucs nu Iivs nmii'S qu'ils ont rlle 1er. iion-souliririi'iit iiiw Prs iiitiiii|u'iiis iKs suismis. les gelées tardives, les pluips prolongées, li's eliakurs t'M'irssiïi's ou les froids inaii-oiiliimés, mais encore avec le défaut de; suiiis ou l'inintelligeneo des éleveurs. A l'appui de cotte opiaion, je vais rc|>raduire quelques comptes rendus sérieîcoles, extraits d'une publication don! riinj.artialiié ne saurait rtn- <'..nt<-stéi- , car elle daf d'nnr ,;]>,>i,u,- .ml il (iVi.il |,,,, , ti.v,i r ipirMion de la l'aiiirlioi alioi. lU- l indlisll i.' de la soie ™ Fran. <.. ' ' ^ « Lc:a nouvelles que nous pouvons vous donner sur les récoltes de corons de 1 84 1 "c sont pas aussi satisfaisantes que eellcs des années UALADIE DES VBUS A SOIE. I ) d 1 nn 1 d II \ r II p I 1 il 11 I Ils uni élC- aaVisC-s par loulcs les maladies connues, et ce auni surlis viulurmux uc uiï upi-cuve9 ituis c manqui! ilo Ibrcc h la iin dcicur lAcliii et n'ont Ë\â quu d'ui 111,111 iùn- iiii|i:iiTiiitc " ' Anaate» rfc la Sociili tirieieote, 1. 1 vigno, mais à la plujiai't Jts arlnvs IruiliiTs Presque partout dans le Mïdi on a perdu la moitit et mèuio les dcus tiers des feuilles Lirs gelées ont éti- suivies de pluies continuiillcs, de givlc et de brouillard Dans le département de l'Iaùrc licau- [■cmp lie pr<.[iriili ICI! à faire des éducalions. Lcdé- l de h Droiuc n cliî particulléroniont mallrailû. Lcsïc .reiiviriiii .li\ j duuxe niilllciii.s ; (Aaitalet de lu SociéU siri- cfcofo, t. VU, BiinÉui&i3.) a Vous savex que la n!ciiltc de celte auuéu a été aussi Iiouiii: que celle do l'auiiée dernière avait oto peu sali sfai saule. Dans SociéU tiHeieoU, l. VIII, annéi 0 L'état do la tempéra Oigmzed û/ CoOgle 300 MAUDtE DES VBBS A SOIE, CHAPITRE lY. vo BBDEMxn Moia m Amoansn ie rm a ua atut vtuma n la uuus. — ninuini n VAcaiann. Lk miiloiiiciit Iiiduilrivl <1l'S i.-liambi'i'c!> elur l'atleutioii. Il y B une morlaliliJ, biun aotrcmcut désastreuse, qui depuis □ igitized by CoOgle APPENDICE. SOT lus temps les plus i'Li:uli:s de l'cli'vo des vlts b soie a frappé io- distinctcmi'iit la grande majorité des éducBtioni. Cette mortalité, quoique considérable, est presque ignorée du plus grand nombre des iiiapianîors, ou du moins elle est restée en dehors de leurs mieux que la produttiuii di; ia soie ni oiili i: les mains de fer- miers ou de petits proprirlairei en {^éiiériil pra éilairês. Trouvant profil à praliiiuor l'éléi e des i ci s à soie d'après les méthodes séculaires l'ii v^i^r dans lu i niitri'e qu'ils liabileiit, ils n'ont janiais attaehé beaucoup d'iiitc;ri;t au\ améliorations dont die i-hl susecplilile. Qu'on iulPrrogc, dans nos départe m euts séricicoles, les liOEinni'S li's ]]lns c'uiii)H'ti'iiis ; ipii' l'un [ iiiisidti' les iîtatistiques ou les Auteurs qui ont écrit sur lus lers à siiïi-, loici les cliifl'res Dans les cbnuibrées les mieUT riulliea, dés que l'éducation por- tait siu- quelques oiic^-s de (;rainc, on n-tirait au maximum ao à iS kilogrammes de eucous par once de aJ granunci. Le succès d'nno chambrée était rc*niji i|né rjnand on obicnaîl i kilogramme de eo- Diilis Jleckmifs Mr nwkili,:^ <: 'me. ,,„i,lL,l éducations les agi ii ulfi-ui s du Piémont, qui ne retiraient soureni pit 3a Uvni de cocon» par oact âe graine, eljamai$ au dtU de 35 A io (a), ftystcii, dis-jc, s'exprime ainsi : (i) H. Du ri» un, miln it Cmiltt (Gard^ d'e iHarf de 11 Oton la plui pn- lilifaal la pilla l4héT«qiiB,dBnaAa «rninuDi;, BTaat Pcpoqne île ta nuilndir. i|uaDd oa atall ï5 h 3o Uam p4llt pi>tdi par an» de ï5 Erammea en QFinJu dh^imbrêe iS Ulagramnea aa pldi par oovo. H. DarbovaM m'a uprliaé et fcbuIiai wub roita Digilized by Google 308 MAUDH' iir:s vhhs a smi:. ^ « On douliliTaii ,-rri.hcs. r.iinm,i!:rd^.s|).-lli.v'r(lii- mirogciniîralfincmeo livres du cocoiis par once de eraini-', M li-s propriétaires de ce département cnieiideiit li bien leurs iiilcrfts, qu'ils maltiplient tous les ans leurs plantations du mùricra. a C'usl liini U- .liiirrr d.'S boriiif» ri^iissltr* dont ji; parlais lout k prises ait liasaril, t-taït très-sL'niïtjIrnicut moindre. En d'antres IcrtiicM, si l'on ei'it di>Î!^(' le jioids total des nKOUS retucillîs, par exemple dans nue i-entaïne de chambrées, prises tout venant, par le nombre ,. - ,lr,.M„„-, D'.nitii- pan, M. Dumas «value à 33ooo kili>[ji^iiiijii, -, -.iili. .1 .'j.iaiiii X 4(1 ou i3aoooo lu uombro d'oncea iiiists j l'iiiculijtiim; rti cll> is^iiit le premier nombre par le se- cond, 011 trouve iS'^ij pour le rcndcmuiti moyen des uhambrces par once de a5 grammes dans Icslinit aonécs les plus productives de ce sicL-lc. Je ferai remarquer en outre que le iiointire de 33iii, d'apri's M. Dniuas, e,t établi dans s.m llappi.rt «i.- urir iLtiirV Failli', le poids lutal ilt lOtous qu'on pourrait iftirer d'une onie de graine (i), je dois faire i^uiinaitru i^xacleuieiil les rendements iluioriquts pasaiblca comparés à ceux du la pratique ipdustriuUe. fai réuni, uans le tableau sntvant, les nombres d ccufs conicnus iiatis I uranitiie niaNiiuuui. lis sont cou si dé raL les et bien éloignés d. la pi'atique au plus ueau temps au la sei'ieieiiiiure. .d< iiossible. mcmcuts mltats de et mi Inb iemt et ■■ dsufall. DigilizedOy Google ' ^ ' lit mm I f îl f îîîîfïlîî lit ? tiiHfm.uniiî il Digilized By Google conlrn toujours, en plus ou moins grand nnailirc,daiisicsdiv(;r ponlis composant un liA de graines. H est facile de se convaiiirrc que, de cet ciisrnilik- de rati d'amoindrissement des riirnlti'.'!, [jIiis kI 'Im' r^l r'i'llri|ut iinH-i des maladies liénrdîtnirL'ii i-t iniit^i-Ii ii-i i, UNiiiniiiic-ni ilr la brinc et do k flacWie. Ciw. <, V..i, ,'1.'.,' is.>1,'im'iit 'l<-s jk.ii CVemptesducaravtùri'lii'nilil^Mruili'i'i's di^ii>: iiialaclir!>, le niitii des rocons, pour loo iirs ponijiii'S à leilosion, peut atteindre ; gS et plus, iniiilis cjiic, ihin. l<-s itifinis conditious, les pOE issues de pariants placés stius l'iiiflueni'C dt- ces deux anbeti< donnent un nombre de cociiiis lii mik'^miji niiilitdri' ci soin m6me tout à fait nul. EnnSsumé, si les ^ucatîous odhiunr l'<vi><« dans lus niuiitagiios dus llaulcs vt liasses- Alpes, «nus la dimiiau llablIl^ de ». Ttavhaiid-l.aii^e, oui donné unrLii- dcincnt mnj'Rii du 43nSo kilogrammes par onecdi: ^5(;raniine$(i). Digilized by Google UALADtB DES VERS A SOIE. CHAPITRE V. n Là Il niaultc des ruucxpowîsdanicctOuvraBKiqnc Icsvunâ soie, comme tous lus niiirts aniinauv iloincsiiqiics, noni snjcu n di» maladies hcrôdiuirci ol n ilrs niiil.irlic s arriilniti-llrs. La pébrinc fl la flaclin-ii- ..n\ V,iur n WmU r ■;■ di.Miih ca- U mrlr sr^ .. iif's, .li' .rii\-<-; rv<.i!.rl dr. < r dmiicr dans Elle <-sl ,i,-i ii!.>n1.>ll<-, quand c'Ile ^r. [.roduil sur de» vers sains jiar i-uiilaginii «u roiilact i\r irr» iiialmlrs on de; pous- sières friiiJivs do magiituiurics infuctéi'^. La HiclicHc est lii!nVlitaîrc iicin par un l'Ili't de; [larisitisinc, mais parciHS.' d'alTnibli'isi'moiLt nui /i l:i pr di's la llarlHTÏi' peut survenir mTC'ssnirrini'iii. j>ar c \i-inplc- dans tous Jcsrai où J 'Éducation gûiiératriec de la graine a ûiH'ouvé iiiiu inor- talîtc «ensiblc pu- OAlù maladie. La llaelicrie cstaccidcntcUc toutt.-* ti» fois que, dans lerouraOe l'éducation, la fcuillo \icnt n fermenter dans le caual intestinal des vers, par le fait d'un développement de vibrions on du fer- ment en rliapcicts de grains. Dans la pi^iriiic et dans la UaeliiTic, le parasitisme joue donc un rôle eonsldcrahlc. Il n'en existe pas moins, sous ce rapport, entre rns maladies, une grande diflercncc. Dans ta pébrïnc, c'est □ igilized by CoOgle APPENDICE, la prdsenco do» corpuscules qui failtoi qu'ils soient abondants. DauilaHacheric, cVst ]'allàiblisscni(n le déïdoppcoicnt de ferments organisM des vers, d'où résulte la rrmii'nlntion de est accidenlL41c, cW h- iMi-i^Cr ilhrim graini qui araùncnt rim|>ii"ilii!iti' l t- II- ,1111 li'Mill .li Inlljnni't ([».■ r'vsl avons aouïliiit i ;i c liarmiT imlri^ suiilncli: clc- l'uiit-liiajiiel. Ko9 devoirs profcssionncU auraient pu nous laisser des rcgmla : M. Duray, alors Ministre de l'Instruction publique, so chargea Digilized By Google 3IG UALADIfi DES VERS A SOIE. il'y jioui'ioir aim; une hantù ilmit iiims liii };anli>iis le me]! leur L'iiiic-IIlKi'iiLir .')aiiiii]i>ii^al<>u .;ai-i- par le iH^iic .1 ri-Kr<'tlr M. M"iii.y ilr Mnrn^ii, n |,^„>.\iM, l'i.rli.T <■< At- S.iiiil.'- MM. Udia.ii>lii.U' n< >|,.;vnHi\, do M\t. dr RodLv.rlJt-aii- jraii, di.' MM. Vilalluiigiii: cl 5iaii, dmiL les noms se rvlrouM'iit ■ouvcnt dons ccl Ouvrage. Plus d'une fois j'ai admùv l'cniprini- sumcDt nvcc lcqui-1 ix» lianorablcs luciubrc) des Cumioa igrl' coliTS de Gaiififs, (l'Aluts, du Vi^aii et dr'S Pyrénêc-s-Orieii laïcs w On lie se l{>re pas, peiidaiil djiq aiui(.Vs, loin de sa famille ul de ses relations, n des études dont les couséqucnces intt'rcsscnt des s|M:Gu]atiuns aussi importantes cl délicates que cclli» du ciiiiiniercf des graines de vers n suie, sans que la vie soit tra- versi'i- [Kir des licnires df dri:ciiiiMKrinenl el par des critiques aJ jii^-.'>ii<:!it di: l'Aradt^iuie lIo sicnees p^r d<'-cidcr do la vérité! Mais ooiiinicnt oser ju-utui]ner la A>rinatîuii d'une Coiii- misiion qui aurait dû se irausporlcr dans le midi du la Franuc et consacrer prùs do deux mois A dus ol»crTalîoiu de tous les instants? Ilcurctiscincnt, la Itasard, ou plulùt la luriunc qui SL'i'otiilc^ d'ordinaire le vrai dévouement i un ititi'rvt [lulilii:, m'onl f^iit roiiconircr dans un Ministre de l'Eiiiporfur, uirmluT do oriU' ,\('adéiuie, un esprit adonné avec goùl aii\ ijuc t^timis agricoles, aimant à les étudier avce la nguour scieiitiiiquc, ol épris de la culture dm vers à soie : si attrayante culture, qu'une légende de l'cxtrËnic Orient place ton berceau dans un palais du DigiUzed by Googic ]>cii i iiiili iliiir. ^iiiis liiniti', il ili's^iljiiMT rn|iiiiioii cl à iviliiii'o ;'i l'ituimi-ssiMii [■ ]rs iT>iiirailii liims iiili-rr-Mr^. M. Dumas, qui omit vicliciii au jugumciil ilu .Mnnirlial. J« jirïc mes duux ÏIlusIrL's ron- frëits (II! n:i'cïiiir ici riiiiinmage jiublic de ma gratituitc. TABLE DKS MATIÈRES DU TOSIE PItliMIEn. I.iarliruii A.' i. m.liiilli;; «■^ ra.Jna, m pri.jaii.Uci..., nrumiM riltrirur^. a.' I. mi-liidic CHAPITIIK 11. ""'"ril"' - r.mpiTBR III- LA PËBRINE. CHAPITHE PHGHIEH. Digilizedby Google 3Î3 TALLi; nr.ri matière?. DigiluflOby Google Digilized By Google 15 Oit 1B70 Digilized by Coogle